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Une soixantaine de personnes ont manifesté ce jeudi 5 novembre à Gisors contre la vie chère et en soutien du mouvement lycéen. Avec l'intention de faire perdure la contestation.
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Par Pierre Boissonnat Publié le 5 nov. 2026 à 13h21
Une soixantaine de personnes étaient présentes pour manifester contre la vie chère devant la mairie de Gisors (Eure), ce jeudi 5 novembre 2026. Ils répondaient à l’appel de la CGT, de Force Ouvrière, de la CFE-CGC ou encore d’UNSA qui organisaient ce rassemblement contre la vie chère et en soutien du mouvement lycéen.
En plus des boissons chaudes proposées sous le barnum siglé de la CGT, les prises de paroles se succédaient sur les marches de « la maison commune ».
« Les jeunes dans la galère, les vieux dans misère »
Christian Roche, retraité de la métallurgie, a remis au goût du jour le slogan classique : « les jeunes dans la galère, les vieux dans la misère ».
« C’est ce qu’on nous prépare avec le gel du point d’indice pour les retraités et les lycéens qui s’inquiètent pour leur avenir. Et en plus, les salariés voient leurs revenus se tasser »,
Un autre intervenant regrettait le climat de tension actuel : « On essaie d’empêcher les gens de descendre dans la rue. En plus de s’opposer à la casse sociale, il faut défendre la démocratie qui est menacée à quelques mois de l’élection présidentielle. »
Car le scrutin du printemps prochain est déjà dans toutes les têtes. Armelle Lefevre, membre de la CGT retraités, a pointé les fausses promesses de « certains candidats » qui font miroiter de « fausses baisses d’impôts » pour les jeunes salariés (Marine Le Pen), ou qui veulent « réduire encore le nombre de fonctionnaires » et « s’attaquer encore au service public de proximité » (David Lisnard).
La militante a aussi eu des mots durs contre le gouvernement qui « veut prendre 5,5 milliards d’euros dans les poches des retraités qualifiés de privilégiés » alors que « les actionnaires se gavent avec 60 milliards de dividendes distribués au premier semestre ».
« Faire converger les luttes »
De plus, Armelle Lefevre juge inacceptable que « le gouvernement refuse de revaloriser les pensions et retraites de base ». Selon les chiffres avancés par le syndicat, seules les pensions inférieures à 85 % du SMIC seraient revalorisées à hauteur de l’inflation. « Les pensions comprises entre 1 260 et 2034 euros ne suivraient pas l’inflation, leur revalorisation serait fixée par décret. Cela concerne 35 % des retraités », a-t-elle avancé estimant que « ces désindexations différentes visaient à diviser les retraités » et « remettent en cause l’application du code de la sécurité sociale ».
Désormais, selon les manifestants dont certains allaient gonfler les rangs des manifestations parisiennes et ébroïciennes ce jeudi après-midi, la question consiste à maintenir la pression. « Nous devons travailler à faire perdurer la mobilisation et à faire converger les luttes jusqu’à ce que nous soyons entendus », expliquent-ils.
La suite s’organise
Pascal du mouvement Attac rappelle que « nous organisons des rassemblements citoyens chaque samedi » sur la place du marché. « Nous serons là samedi 7 novembre à partir de 10 h pour une manifestation festive ».
De son côté, l’intersyndicale appelle à rejoindre la manifestation parisienne du jeudi 19 novembre. « Des cars sont affrétés depuis Évreux et Louviers pour se rendre sur place. Nous proposons des covoiturages pour rejoindre ces points de rassemblements », précise Armelle Lefevre.
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