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Quelques semaines après le passage de vandales sur une ligne électrique d’Hydro-Québec à Sept-Îles, la société d’État répare les pots cassés. Le nid de balbuzard a repris sa hauteur sur un nouveau poteau, après que le précédent ait été scié sans autorisation.
L’incident avait suscité l'indignation de résidents du secteur, au début du mois d’avril. Les circonstances entourant le méfait ne sont toujours pas connues et une enquête de la Sûreté du Québec est en cours.
Mais avant de savoir ce qui s’est passé et, surtout, avant le retour des oiseaux de proie, Hydro-Québec tenait à agir. Une équipe a érigé mardi matin un nouveau poteau en acier et réinstallé le nid des rapaces.
Ce genre d’installation est utile à la fois pour les oiseaux et pour les humains. Faute de perchoirs du genre, les balbuzards tendent à s’installer sur les prochaines cimes les plus hautes, qui s’avèrent souvent être les structures qui soutiennent les lignes électriques.

Plusieurs nids d'oiseaux de proie ont été observés dans le secteur par le chef d'équipe pour Hydro-Québec Richard Gagnon.
Photo : Radio-Canada / Renaud Chicoine-McKenzie
Dans ce cas-ci, c’est la ligne qui alimente la Ville de Sept-Îles, explique le chef d’équipe Richard Gagnon.
L’an passé seulement, on a eu deux interruptions de service en raison de nids qui s'affaissent sur les conducteurs.
En effet, des équipements sont posés sur les structures qui peuvent provoquer des courts-circuits lorsque touchés, ce qui met aussi en danger les oiseaux qui peuvent s’y électrocuter.

Les balbuzards pêcheurs reviennent dans le secteur de la rivière des Rapides au mois de mai. (Photo d'archives)
Photo : ICI Explora
En bon voisinage, quand un oiseau s’installe dans nos structures, on essaie de le relocaliser, indique la conseillère en relation avec le milieu Marie-Ève Duguay.
Le nouveau perchoir installé par Hydro-Québec devrait être une solution de choix pour les balbuzards lors de leur retour au printemps. Haut d’une cinquantaine de pieds, il surplombe légèrement les lignes électriques et est surmonté d’une plateforme où le nid est stable.
Fait d’acier cette fois-ci, il devrait être à l’abri du vandalisme.

Le nid était vide lorsque Radio-Canada s'est rendue sur les lieux, au début du mois d'avril. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Lucas Sanniti
Ça fait plus de 40 ans que les oiseaux viennent nicher ici, et ils sont très visibles et appréciés de la population, insiste Marie-Ève Duguay. Pour nous, c'était tout à fait naturel de replanter cette plateforme.
Même si ce genre d'opération implique des permis et le déplacement d’une équipe du Saguenay, Hydro-Québec dit avoir procédé dans l’urgence. En effet, le décompte est amorcé : les balbuzards reprennent généralement leur poste dans la région au mois de mai.
Ils retrouveront un nid un peu endommagé, mais un nid tout de même.


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