NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Excellente analyse de Press TV tout à fait complémentaire de deux articles précédemment publiés, que nous mettons en lien sous l’article.
~ Résistance 71 ~
Unité des zones : la clause 1 du Mémorandum d’Entente entre l’Iran et les USA et le futur de la dissuasion régionale iranienne
By Press TV Strategic Analysis Desk
24 juin 2026
Url de l’article original :
~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~
7 juillet 2026
Dans les annales de la diplomatie internationale, certains accords contiennent des clauses et provisions qui transcendent une simple procédure, émergeant comme des piliers sur lesquels sécurité et stabilité de régions entières dépendent.
La clause 1 du récent mémorandum d’entente conclus par les Etats-Unis et l’Iran est une telle provision. Loin de n’être qu’une simple formalité technique ou préliminaire, cette clause, qui appelle à “un arrête immédiat et permanent des opérations militaires sur tous les fronts, y compris le Liban”, représente la fin de l’évolution stratégique vieille de décennies de la doctrine de défense de l’Iran et la réaffirmation de la crédibilité géopolitique de la République Islamique.
Pour l’observateur lointain, la clause 1 peut paraître une cessation des hostilités américano-israéliennes. Mais sous ce vernis de simplicité, réside une toile complexe de calculs politiques, stratégiques, sécuritaires et symboliques qui vont droit au cœur du paradigme sécuritaire national de l’Iran.
L’Insistance de l’Iran sur la mise en place de cette clause 1 du Memorandum et particulièrement sa demande de retrait total des troupes militaires israéliennes des territoires qu’elles occupent au sud-Liban, n(est pas qu’un simple acte de solidarité avec un allié de longue date, mais une nécessité stratégique non-négociable pour la RI et l’Axe de la Résistance unifié.
Faire des compromis sur ce point détricoterait la fabrique même de la doctrine de dissuasion de l’Iran, invitant de manière effective une agression future de ce fourbe ennemi en signalant que ses lignes rouges sont perméables et ses alliances périssables.
La doctrine de la Résistance Unifiée : une fondation stratégique
La position de l’Iran sur la clause 1 est enracinée dans une vision stratégique qui a été méticuleusement raffinée au fil des décennies et validée par le feu des récentes guerres imposées (impérialistes). L’insistance répétée par le leader de la RI sur le renforcement de l’unité du Front de la Résistance est un axiome stratégique basé sur une claire compréhension de l’équilibre asymétrique du pouvoir en Asie Occidentale, spécifiquement après cette guerre récente de 40 jours contre l’Iran.
Le concept d’un “Front de Résistance Unifié” représente la réponse la plus efficace de l’Iran à la supériorité ethnologique organisée et les capacités offensives déployées contre elle. Comme l’ont démontré les évènements, la doctrine de défense de l’Iran se repose sur un large réseau dispersé d’alliés allant du Hezbollah au Liban à Ansarallah au Yémen et les groupes variés de résistances (chiites) en Irak et en Syrie, qui sont unis par leur opposition partagée à la déstabilisation et ambitions coloniales des USA et d’Israël dans la région.
L’avantage unique de ce Front réside en sa capacité de créer un front multiple pour défier l’ennemi. Les accès maritimes, les frontières sensibles de la région et la dispersion géographique de ses composants fournissent à l’Iran la capacité d’appliquer une pression en provenance de directions multiples et simultanément, créant une forme de déséquilibre contre la puissance militaire des Etats-Unis et du régime sioniste, ainsi que de leurs alliés [du Golfe et d’ailleurs]
La guerre récente a transformé ce réseau d’une coalition assez dissipée en une force intégrée bien plus coordonnée et efficace. Comme l’a décrit une analyse, le principe de “l’unité des zones” est devenu une source de force pour la nation islamique et un véritable cauchemar pour ses adversaires.
Ceci a aussi complètement redéfini l’équilibre régional du pouvoir, établissant un nouveau paradigme où les attaques sur n’importe lequel des composants de l’Axe de la Résistance peuvent déclencher des réactions sur tous les fronts.
L’alliance indispensable : Pourquoi le Hezbollah n’est pas périssable
Le mouvement de résistance du Hezbollah au Liban est un composant intégral de la vision stratégique à long terme de l’Iran, spécifiquement pour s’assurer que le régime sioniste ne gagne pas de terrain dans les pays arabes. La puissance du Hezbollah réside non seulement sur la force de son appareil militaire et stratégique mais aussi sur sa capacité à influencer grandement les développements politiques au Liban. (NdT : rappelons que le Hezbollah n’est pas qu’une fraction du peuple en arme, il est aussi un parti politique, représenté au parlement libanais via le bloc politique formé avec le mouvement Amal “Fidélité à la Résistance” et une force sociale par ses actions éducatives et caritatives, suppléant localement à bien des défaillances de l’état libanais… Beaucoup de Libanais, toutes confessions et bords politiques confondus, savent ce qu’ils doivent au Hezbollah et pas seulement dans le fait de défendre leurs terres contre l’envahisseur sioniste génocidaire, mais pour l’aide sociale bien souvent apportée gratuitement ou à prix coutant.)
Pour l’Iran, la relation avec le Hezbollah est à la fois une affaire stratégique et de crédibilité régionale. La décision du Hezbollah de rejoindre la guerre aux côtés de l’Iran contre la machine de guerre américano-israélienne (NdT : après 15 mois sans avoir répondu aux milliers de violations du “cessez-le-feu” établi en novembre 2024 sur la demande yankee alors que les sionistes se faisaient de nouveau botter le cul au Liban, par le régime sioniste colonialiste génocidaire…) fut une démonstration d’engagement indéfectible à l’Axe de la Résistance, réaffirmant par là l’importance de ce concept stratégique.
Comme d’autres puissances régionales et globales, l’Iran ne s’appuie pas seulement sur ses capacités militaires mais aussi sur sa réputation à soutenir ses alliés régionaux. De cette perspective, le soutien au Hezbollah est lié au maintien d’un réseau régional que les politiciens iraniens considèrent essentiel à la posture de dissuasion du pays face aux hostilités continuelles judéo-américaines.
L’alliance a été testée dans la récente guerre imposée à l’Iran et à ses alliés depuis février, ceci ayant de profondes implications pour la doctrine iranienne de sécurité.
Cela renforce la position centrale du Hezbollah dans la posture régionale de l’Iran. Comme le note un rapport de l’INSS, alors que l’érosion du concept de “proxy” est devenu apparent, l’entrée du Hezbollah dans la campagne à partir du 2 Mars 2026, a déclenché un nouveau débat et fut vu comme un puissant exemple de l’importance croissante de “l’Axe de la Résistance” (NdT : devenu avec cette guerre un véritable “Front de la Résistance”…)
De manière cruciale, l’engagement de l’Iran envers le Hezbollah est maintenant plus fort que jamais. Ceci s’est traduit par l’insistance de l’Iran à hier le permanence du cessez-le-feu avec les Etats-Unis à une cessation des combats et un retrait sioniste du sud-Liban. Cet engagement a atteint son sommet avec les frappes directes de l’Iran contre Israël après les attaques des sionistes sur Beyrouth, démontrant que Téhéran voit une attaque sur la capitale libanaise comme une attaque sur l’Iran.
La clause 1 comme impératif stratégique, pas une concession
L’inclusion du Liban dans la clause 1 du Mémorandum d’entente et l’insistance subséquente de l’Iran sur un retrait total des forces d’occupation sionistes transforment ceci d’un point de discussion diplomatique à un pilier central de la sécurité nationale de l’Iran.
La position officielle iranienne, articulée par le ministre des AE iranien Abbas Araghchi, est sans équivoque : sans le retrait des forces d’occupation sionistes du sud-Liban, la guerre ne prendra pas fin.
Pour l’Iran, ceci est une affaire de logique stratégique existentielle. Battre en retraite de cette demande de fin d’occupation du Liban équivaudrait à accepter la continuation de la guerre contre un de ses alliés les plus important : le Hezbollah.
Le résultat d’une telle concession serait la création d’un sérieux fossé dans le bouclier défensif iranien en prévision des futures confrontations avec les Etats-Unis et “Israël”. De fait, si cette interruption continue, cela pourrait même encourager l’ennemi à reprendre ses agressions contre l’Iran.
Le calcul stratégique de Téhéran est clair : la guerre contre le Front de la Résistance ne peut pas s’arrêter sur un front et continuer sur d’autres. L’objectif de longue date de l’ennemi de créer une séparation diplomatique entre le Liban et Israël, avec pour médiateur les Etats-Unis, est une tentative de séparer artificiellement la voie de l’Iran de son allié stratégique.
L’Insistance de l’Iran sur précisément l’implémentation de cette clause 1 n’est donc pas une action servant des objectifs non-iraniens mais plutôt une stratégie politique de l’Iran purement faite pour repousser toute menace de guerre contre l’Iran et de renforcer son ombrelle défensive.
Le danger de l’ambigüité stratégique
Le phrasé du Mémorandum a créé un degré d’ambigüité qui menace de diminuer les objectifs stratégiques de l’Iran. Alors que la version iranienne de la clause 1 demande “un arrêt immédiat et permanent des opérations militaires (americano-israéliennes) sur tous les fronts, incluant le Liban”, l’interprétation américaine, avec les négociations séparées entre les USA-Israël et le Liban, suggère un réalité bien plus compliquée.
L’ambigüité est justement l’objectif de l’ennemi. La création d’une voie de négociations séparées entre Israël et le Liban avec les Etats-Unis pour “médiateurs”, est un effort symbolique de suggérer que la voie de l’Iran et celle de la résistance libanais sont distinctes. Si l’Iran devait accepter ce cadre, alors l’Iran accepterait une défaite stratégique. Ce serait le signal donné aux Etats-Unis que l’Iran veut négocier même au prix de sacrifier un allié stratégique.
L’ennemi opère selon l’assomption cynique qu’il peut dégrader les forces de la Résistance sans provoquer une réponse directe de l’Iran. L’espoir est de frapper le Hezbollah et attendre que le Hezbollah réponde dans le cadre des règles non écrites d’un engagement limité tandis que l’Iran reste dans l’horizon lointain.
Si l’Iran devait accepter la continuation d l’occupation du Liban tout en entrant simultanément dans des négociations sur le dossier nucléaire avec les Etats-Unis, cela confirmerait cette assomption. Cela donnerait à l’ennemi une propagande de victoire, clamant que la guerre a forcé l’Iran à revenir à la table de négociation nucléaire, prouvant ainsi que la force militaire est un moyen de tirer des concessions de Téhéran.
C’est pourquoi le principe d’un “Front de Résistance Unifié” est si critique. En liant la sortie de l’Amérique de cette guerre illégale et non provoquée qu’ils ont entrepris contre l’Iran à l’arrêt du soutien de l’Amérique aux agressions d’Israël contre le Hezbollah et autres composants de la résistance, Téhéran a assuré que l’ennemi ne peut pas désescalader chirurgicalement tout en continuant sa guerre par procuration.
Il ne peut pas y avoir de paix séparée, en aucun cas un découpage du Liban. Le Front est unifié et les termes sont de la même manière unifiés.
La dimension symbolique : la perception comme réalité
D’une perspective symbolique, la clause 1 représente une bataille critique pour les perceptions de force et de faiblesse. Un des principaux indicateurs de la victoire de l’Iran dans la guerre serait de forcer les Etats-Unis de mettre fin à la guerre contre la Résistance Libanaise, ce qui doit impliquer à la fois l’arrêt des attaques militaires, mais aussi un retrait total des. Forces d’occupation sionistes des territoires libanais qu’elles occupent.
Si le régime occupant ne se retire pas des territoires occupés et que l’Iran cesse d’insister sur ce retrait des troupes, ces fournira immédiatement à l’ennemi une opportunité de propagande pour affirmer que la guerre a forcé l’Iran à venir à la table de négociation nucléaire.
Dans de telles circonstances, alors que la guerre n’est pas totalement terminée, l’Iran aurait déjà commencé des négocations sur le nucléaire. La plus large affirmation d ela propagande [sioniste] serait alors qe les USA ont réussi par la force militaire à forcer l’Iran à faire des concessions nucléaires.
Cette perception dangereuse, que la guerre est un moyen efficace pour tirer des concessions de l’Iran, encouragerait l7ennemi à contempler de nouvelles agressions dans le futur.
Comme l’indique l’analyse sur la guerre hybride, les opérations psychologiques de l’ennemi sont faites précisément pour créer cette perception, pour déformer les calculs de coût-bénéfice de la décision des décideurs iraniens et de présenter des concessions majeures faites par l’empire comme étant mineures tout en grossissant les engagements de l’ennemi comme des percées décisives.
Le front indivisible
Ainsi, l’insistance de l’Iran sur la clause 1 du Mémorandum d’Entente, particulièrement sa demande de retrait israélien des territoires libanais occupés, n’est pas une question de choix mais de nécessité stratégique. C’est la conséquence logique de la doctrine d’une résistance unifiée, qui a été validée dans le feu et le sang de la guerre et qui est maintenant gravée dans la stratégie de sécurité nationale de l’Iran.
L’ennemi a essayé de manière répétitive de séparer le dossier iranien du dossier libanais. Les Etats-Unis et “Israël” croient qu’ils peuvent dégonfler les hostilités tout en continuant la guerre par proxy ; mais la logique stratégique de l’Iran enracinée dans plusieurs décennies d’expérience, insiste autrement.
Les Etats-Unis doivent comprendre que la guerre contre le Front de la Résistance est la même guerre, indivisible. S’ils veulent la fin de la guerre avec l’Iran, ils doivent mettre fin à la guerre contre le Hezbollah ou tout autre allié. Toute tentative de créer une distinction entre eux ne fera que prolonger la guerre et assurer que la concurrence stratégique plus large continue sous une forme plus dangereuse.
Le futur de la stabilité régionale en Asie Occidentale ne dépend pas du phrasé de documents diplomatiques mais des réalités stratégiques de terrain, alignées sur les engagements pris sur le papier. Pour l’Iran, il ne peut pas y avoir de retraite du principe que l’unité du Front de la Résistance soit la garantie de sa sécurité et la fondation même de l’influence régionale.
= = =
Deux articles complémentaires :
“L’illusion d’invincibilité brisée” (Amar Djerrad)
“Le premier point du Mémorandum d’entente, une analyse”, (Résistance 71)
Notre dossier “Guerre impérialiste judéo-américaine contre l’Iran”
Lectures complémentaires :
Hezbollah son histoire de linterieur naim qassem
Brett_Titley_Naim_Qassem_Sur le Hezbollah
Leila-Mezboudi_Al Qods dans le cœur et l’esprit de Hassan Nasrallah – de Karbala à l’humanité
Aurelie-Daher_Confluences_76_2011
Aurelie Daher_Le HB libanais et la RIL des strategies complementaires
De Landauer à Nasrallah ou l’universalité de l’esprit de la société
Ali Shariati ou l’islam socialiste et revolutionnaire
Ali_Shariati_Chiisme rouge Chiisme noir
This entry was posted on 7 juillet 2026 at 4:06 and is filed under actualité, colonialisme, crise mondiale, guerre iran, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, ingérence et etats-unis, neoliberalisme et fascisme, politique et social, résistance politique, sionisme colonialisme génocidaire, terrorisme d'état with tags dissidence a l'oligarchie, dissidence au nouvel ordre mondial, guerre contre le terrorisme d'état, guerres imperialistes, Liban agression coloniale israël, liban résistance à l'empire, liban résistance occupation sioniste, mémorandum d'entente USA Iran clause 1, memorandum d'entente Iran USA, memorandum de compréhension Iran USA juin 2026, memorandum Iran USA clause 1 retrait Israel Liban, MoU clause 1, résistance politique, société état et démocratie, terrorisme d'état. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0 feed. You can leave a response, or trackback from your own site.


3 week_ago
12





























.jpg)






French (CA)