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Après avoir accusé des groupes armés pro-iraniens d’avoir ciblé ses infrastructures énergétiques avec des drones, Riyad a mené, aux côtés de Washington, une opération militaire contre des positions en Irak.

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Le président américain, Donald Trump, et le prince héritier saoudien, Mohammed Ben Salman, à la Maison Blanche, à Washington, le 18 novembre 2025. Le président américain, Donald Trump, et le prince héritier saoudien, Mohammed Ben Salman, à la Maison Blanche, à Washington, le 18 novembre 2025.

Dans une importante escalade des tensions régionales, une opération conjointe de l’Arabie saoudite et des Etats-Unis a visé des sites en Irak, liés à des groupes armés soutenus par l’Iran. Cette intervention fait suite aux accusations de Riyad selon lesquelles des factions irakiennes auraient lancé, ces derniers jours, plusieurs vagues de drones contre des installations pétrolières saoudiennes. Le Hachd Al-Chaabi (unités de la Mobilisation populaire, MP), coalition de milices chiites intégrées aux forces de sécurité irakiennes et proches de Téhéran, avait auparavant nié toute implication dans ces attaques.

Ces frappes marquent une étape inédite : c’est la première fois que Washington et Riyad revendiquent publiquement une opération militaire conjointe contre des groupes armés pro-iraniens en Irak, depuis le début de la guerre déclenchée par les Etats-Unis et Israël contre l’Iran, engagée fin février et ponctuée depuis de plusieurs trêves fragiles.

Mercredi 29 juillet, le Commandement central américain pour le Moyen-Orient (CentCom) a confirmé avoir mené, aux côtés des forces armées saoudiennes, des « frappes de précision » contre des « groupes terroristes alignés sur l’Iran » en Irak. Selon le CentCom, ces frappes ont visé « plusieurs centres logistiques et dépôts d’armes », en réponse à « plus de 30 attaques de drones menées au cours des soixante-douze dernières heures » par des groupes agissant sous la direction des gardiens de la révolution, l’armée idéologique de la République islamique. Washington affirme que ces groupes préparaient de nouvelles attaques contre les forces américaines et les infrastructures énergétiques saoudiennes.

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