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Fièvre d’Ebola : la diaspora congolaise de l’Ontario se mobilise

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La version audio de cet article est générée par la synthèse vocale, une technologie basée sur l’intelligence artificielle.

Face à la flambée de l’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo (RDC), la communauté congolaise de l’Ontario se mobilise pour venir en aide aux personnes touchées.

Le nombre de cas de maladie à virus Ebola en RDC, le pays le plus touché, dépasse les 10 060, selon les statistiques publiées mardi par l’Institut national de santé publique (INSP) du pays.

Le fondateur du Réseau d’intégration et d’autonomisation des immigrants francophones en Ontario (RIAIFO), Djo Matangwa, explique que des Congolais de la province multiplient les initiatives pour soutenir les personnes touchées par la fièvre d’Ebola en RDC. Cet expert en gestion et en réponse aux épidémies, qui vit à Hastings, dit travailler personnellement par l’intermédiaire du volet international de l’organisme.

Nous avons soumis une demande de financement pour aider les écoles et nous allons travailler avec des organisations basées à Goma, au Nord-Kivu. Mais que ce soit de manière personnelle ou dans le cadre de la communauté, il y a de l’aide qui quitte le Canada et qui va vers les familles au Congo, précise M. Matangwa.

La directrice des opérations de programme de Save the Children en RDC, Amy Mina, explique que l’épidémie d’Ebola a amplifié une situation humanitaire grave qui existe déjà depuis quelques années.

Amy Mina fixe la caméra.

Amy Mina dit que, même si le nombre des cas augmente, la situation commence à se stabiliser, surtout dans la province de l’Ituri où elle est basée.

Photo : capture d'écran de l'entrevue vidéo avec Radio-Canada

La Canadienne indique que les besoins sont immenses pour les enfants, surtout en Ituri, l’épicentre de l’épidémie actuelle.

Selon elle, tout appui qui peut permettre à une école de fournir des kits de prévention et de contrôle de l’infection contribue à assurer que les élèves peuvent continuer à aller à l’école.

Mme Mina appelle aussi à soutenir les communautés dans la construction des forages de puits d’eau et l’amélioration des systèmes de fourniture d’eau là où ils existent.

Sensibiliser et lutter contre la « stigmatisation »

Raymond Kashiba fixe la caméra.

Raymond Kashiba, président-directeur général du Conseil canadien de représentation des communautés congolaises (CCRCC).

Photo : Radio-Canada / capture d'écran de l'entrevue vidéo avec Radio-Canada

Au-delà de l’aide financière et matérielle, l’équipe du président-directeur général du Conseil canadien de représentation des communautés congolaises (CCRCC), Raymond Kashiba, est active sur les réseaux sociaux.

Comme communauté, notre rôle, c’est de faire circuler l’information fiable, dit-il, à propos de la désinformation sur la fièvre d’Ebola.

Mme Mina voit aussi un rôle pour les Congolais de l’étranger auprès de leurs proches. La diaspora peut sensibiliser leurs familles sur l’importance de la prise en charge précoce lorsqu’on a des symptômes, ajoute-t-elle.

Selon M. Kashiba, certains de ses compatriotes font l’objet de préjugés depuis le début de l’épidémie. Il ne faut pas que cette situation se transforme en stigmatisation vis-à-vis d’une communauté du fait d’Ebola, exhorte le PDG du CCRCC.

On était dans un événement où on parlait d’Ebola, et quand j’ai dit à quelqu’un qui ne me connaissait pas que j’étais du Congo, j’ai tout de suite vu son attitude changer.

L’épidémie pèse aussi sur les projets de voyage de la communauté, vers la RDC comme vers le Canada.

Chaque fois, on doit se demander si on doit y aller. Est-ce qu’au retour, on est prêt à passer 21 jours en quarantaine?, se questionne M. Kashiba.

En septembre, Ottawa a prolongé jusqu’au 27 novembre ses mesures temporaires visant à empêcher l’entrée du virus au Canada.

Il s’agit notamment de la suspension du traitement des dossiers d’immigration pour les résidents des pays présentant un risque élevé ou très élevé d’épidémie du virus Ebola, selon le communiqué du gouvernement fédéral.

Les résidents de la RDC, de l’Ouganda et du Soudan du Sud sont visés par ces mesures.

Les citoyens canadiens et les résidents permanents qui ont séjourné dans ces trois pays au cours des 21 derniers jours peuvent toutefois revenir au Canada.

En RDC, 4887 personnes sont mortes de la maladie à virus Ebola, selon l’INSP.

D'après les informations de Freddy Mata

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