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À Mississauga, la candidate à la mairie Bonnie Crombie propose de prolonger le métro de Toronto jusqu'au centre-ville de cette banlieue de plus de 700 000 habitants. Le coût de cette ligne pourrait toutefois dépasser 1 milliard de dollars par kilomètre, prévient un expert.
Bonnie Crombie voudrait prolonger la ligne 2 du métro de Toronto (Bloor-Danforth) vers l'ouest jusqu'au centre-ville de Mississauga, en passant par le centre commercial Sherway Gardens.
Le tronçon serait aussi relié au futur train léger Hazel McCallion, indique Mme Crombie, ancienne mairesse de Mississauga et ex-chef libérale.
Pour elle, ce projet est essentiel face à la congestion routière.
Vaughan a déjà un métro. Scarborough va bénéficier d'un important prolongement du réseau de métro. Mississauga devrait également être prise en compte.

Bonnie Crombie, candidate à la mairie de Mississauga, a déjà dirigé la ville et a été chef des libéraux provinciaux. (Photo d'archives)
Photo : La Presse canadienne / Laura Proctor
Coût et échéancier inconnus
Combien coûterait un tel projet? Quel en serait l'échéancier? Aucun tracé n'ayant encore été retenu, il serait prématuré de proposer une estimation des coûts ou une date d'ouverture, répond par courriel l'équipe de campagne de Mme Crombie.
Cette dernière promet, si elle est élue le 26 octobre, de réclamer, durant la première année de son mandat, un partenariat avec le gouvernement de l'Ontario, l'agence provinciale Metrolinx, la Ville de Toronto et la Commission de transport de Toronto (CTT), pour évaluer la faisabilité du projet.
Parmi les questions qui seraient examinées :
- Les tracés possibles;
- L'emplacement des stations;
- Les coûts;
- Un calendrier de réalisation.
Afin de réduire les coûts, certains tronçons de la nouvelle ligne pourraient être en surface le long du corridor de Dundas, précise la candidate Crombie par voie de communiqué.
L'extension du métro relève désormais de la compétence de Metrolinx, précise par courriel Stuart Green, porte-parole de la CTT.
Ni Metrolinx ni le ministre des Transports Prabmeet Sarkaria n'ont répondu à notre demande de commentaire pour l'instant, pas plus que la mairesse sortante de Mississauga, Carolyn Parrish, qui sollicite un autre mandat.
Un expert sceptique

Le professeur Matti Siemiatycki est sceptique face au projet de prolongement du métro à Mississauga. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada
La région de Toronto a déjà une litanie de propositions en matière de transport en commun qui sont mortes au feuilleton, de Transit City à SmartTrack, souligne Matti Siemiatycki, professeur d'urbanisme et directeur de l'Institut des infrastructures de l'Université de Toronto.
Ça peut être séduisant de proposer un plan de transport en commun en campagne électorale, mais il faut une planification très détaillée pour déterminer si les projets proposés sont viables, dit-il.
Le coût d'un projet comme celui-ci pourrait très vite atteindre des sommets astronomiques.
La construction d'une ligne de métro peut coûter de 1 à 2 milliards de dollars par kilomètre de nos jours, souligne le professeur Siemiatycki.
Il faut bonifier le service de transport en commun dans le Grand Toronto, affirme-t-il, tout en ajoutant que le centre-ville de Mississauga est déjà desservi par la gare de trains de banlieue GO de Cooksville.


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