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Deux vignobles franciliens ont été récompensés par La Fondation du patrimoine et la Région Ile-de-France. Projet : remettre de la biodiversité dans les vignobles, comme autrefois.
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Par Gaelle Kabongo Publié le 30 oct. 2026 à 13h30
Réintégrer de la faune et de la flore dans les vignobles franciliens. C’est le projet porté par l’association Agrof’Île sur deux vignobles en Seine-et-Marne. Deux terrains d’exploitation à Verdelot et à Bussy-Saint-Georges seront donc transformés pour en faire des refuges pour la biodiversité.
En août dernier, la structure porteuse du projet a été lauréate du programme intitulé « Patrimoine naturel et biodiversité » créé par la Fondation du patrimoine et la Région Île-de-France. À ce titre, une dotation de 63 000 € leur a été remise.
Replanter des arbres
Depuis dix ans, l’association Agrof’Île accompagne des vignerons pour rendre leurs exploitations plus respectueuses de l’environnement et des écosystèmes proches. Désormais, elle se concentre sur deux terrains en Île-de-France : le vinot du Bois Clément à Verdelot et le vignoble Saint-Germain à Bussy-Saint-Georges.
L’association va ainsi mettre en place des pratiques liées à l’agroforesterie pour attirer plus de biodiversité. « Cela passe par l’implantation d’arbres, de haies, de perchoirs, de murs en pierre d’un mètre de hauteur et par le creusement et/ou restauration des mares à l’intérieur des vignobles », explique Julien Gittinger, conseiller en agroforesterie chez Agrof’Île et vigneron également. Au total, 50 arbres fruitiers, 50 arbres champêtres, 300 arbustes avec des fruits comme des groseilliers et des noisetiers seront plantés sur le terrain de deux hectares à Verdelot et de cinq hectares à Bussy-Saint-Georges.
Chaque implantation a son importance. « Les mares seront utiles pour avoir un plan d’eau dans les vignobles. Les chauves-souris pourront s’y rafraîchir, par exemple. Les perchoirs vont ramener les rapaces », indique Julien Gittinger.
Respecter les écosystèmes
L’objectif de ces pratiques est de limiter les dégâts climatiques sur les cultures. D’autant plus que d’après les vignerons, la région Île-de-France redevient un terrain fertile pour les vignes. « L’Île-de-France est une région renaissante en vigne. On essaie de profiter de cette dynamique pour mettre en place de bonnes pratiques auprès des vignerons. Historiquement, les vignobles étaient associés aux arbres et aux cultures. Les productions en monoculture ont toujours tendance à fragiliser les écosystèmes ».
Un suivi des espèces sur trois ans
Agrof’Île travaillera également en partenariat avec le Centre permanent d’initiatives pour l’environnement (CPIE) des Boucles de la Marne. La dernière association assurera des suivis concernant la biodiversité sur les vignobles en observant l’évolution des espèces qui y passeront notamment les chauves-souris. « La chauve-souris est une espèce particulièrement en danger en Île-de-France. Le CPIE Boucles de la Marne fera des relevés réguliers depuis le moment où on a installé des plantations. On observe que ces installations permettent l’arrivée de plus d’espèces ». Les observations se tiendront jusqu’en 2029.
Sur les deux terrains, le chantier est en cours. À Bussy-Saint-Georges, les premiers perchoirs et les murs en pierre sèche ont été installés. Quant à Verdelot, Agrof’Île se chargera des plantations dès le mois de décembre prochain.
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