Ce sont des centaines de milliards de dollars de ventes annuelles qui sont en jeu. Si la vague d’expirations de brevets fait le bonheur des producteurs de génériques et de biosimilaires, comme le bâlois Sandoz, pour les laboratoires orientés vers la mise au point de traitements innovants, la décennie qui s’annonce pose de sacrés défis. Les pertes de brevets sont un phénomène régulier dans le secteur, mais l’ampleur du phénomène dans les années à venir est inédite.
L’exemple emblématique est celui du Keytruda, qui truste la place de médicament avec le chiffre d’affaires le plus élevé du monde ces dernières années. En 2025, l’immunothérapie de Merck, utilisée pour traiter différents types de cancer, a généré des ventes de 31,7 milliards de dollars (26,5 milliards de francs). A elle seule, elle représente plus de la moitié du chiffre d’affaires du laboratoire américain. Le brevet aux Etats-Unis – marché qui représente 60% des ventes – de ce traitement doit cependant expirer en 2008. Le cas de Merck n’est pas isolé.


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