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Alors que Donald Trump assurait encore début septembre que les Etats-Unis disposaient de « quantités pratiquement illimitées de munitions », un rapport du ministère de la défense américain relève « une pénurie sur les inventaires stratégique » après le lancement de l’opération « Fureur épique » en Iran.

Une capture d’écran d’une vidéo mise à disposition, le 10 juin 2026, par le Commandement central des États-Unis montre un tir de missile Tomahawk depuis le destroyer lance-missiles « Michael Murphy » sur une cible en Iran. Une capture d’écran d’une vidéo mise à disposition, le 10 juin 2026, par le Commandement central des États-Unis montre un tir de missile Tomahawk depuis le destroyer lance-missiles « Michael Murphy » sur une cible en Iran.

Le ministère de la défense américain a reconnu, dans un rapport publié lundi 14 septembre, une « pénurie » de munitions liée à la guerre en Iran, un constat que l’administration Trump avait pourtant refusé de confirmer, voire démenti, ces derniers mois.

« Les dépenses en munitions lors de l’opération “Fureur épique” ont provoqué une pénurie sur les inventaires stratégiques et révélé des goulots d’étranglement au sein des industries pour le renouvellement des munitions, » relève le rapport de l’inspecteur général du Pentagone sur l’opération américaine contre l’Iran. Le rapport souligne toutefois les mesures prises par le ministère pour accélérer la production.

Quand, en juillet, des informations de presse avaient rapporté que les Etats-Unis rationnaient l’utilisation de leurs missiles, notamment ceux de type intercepteurs, le gouvernement avait démenti, Donald Trump affirmant lui-même que le pays disposait « de quantités énormes de munitions ». Début septembre, le président américain écrivait encore que les Etats-Unis disposaient de « quantités pratiquement illimitées de munitions ».

Quatre avions de chasse détruits

Selon la presse, ce manque de munitions a pourtant poussé Donald Trump à ne pas renouveler les attaques à grandes échelles contre Téhéran durant l’été. Malgré le recours massif aux intercepteurs, « les frappes iraniennes ont endommagé et détruit des centaines de bâtiments et d’installations sur des bases américaines au Koweït, à Bahreïn, au Qatar, aux Emirats arabes unis, en Arabie saoudite, en Irak, à Oman et en Jordanie », note le rapport du Pentagone.

Le document, qui couvre les mois d’avril à juin 2026, liste les dégâts sur la flotte d’appareils : quatre avions de chasse F-15 détruits, un F-35 endommagé, sept avions ravitailleurs KC-135 endommagés ou détruits, et « jusqu’à 30 » drones d’attaque MQ-9 Reaper détruits, entre autres.

Le document estime à « plus de 50 000 » le nombre de militaires américains impliqués dans la guerre dans le Golfe, déclenchée le 28 février par des frappes israélo-américaines contre l’Iran. Les répliques de l’Iran et de ses alliés ont endommagé les bâtiments diplomatiques dans quatre pays – Irak, Koweït, Arabie saoudite et Emirats arabes unis –, précise le rapport.

Le Monde avec AFP