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L’administration Trump souhaite éliminer des exigences fédérales de protection de la nature pour « obtenir plus rapidement et plus facilement les autorisations nécessaires pour lancer des fusées et faire rentrer des engins spatiaux dans l’atmosphère ».

La fusée Starship et le propulseur Super Heavy V3 de SpaceX décollent depuis le complexe de lancement de Starbase, au Texas, lors du treizième vol d’essai du système, le 24 juillet 2026. La fusée Starship et le propulseur Super Heavy V3 de SpaceX décollent depuis le complexe de lancement de Starbase, au Texas, lors du treizième vol d’essai du système, le 24 juillet 2026.

« Les Etats-Unis ont remporté la première course à l’espace, et nous pouvons réitérer cet exploit, mais seulement si nous parvenons à éliminer les obstacles administratifs », a déclaré le secrétaire aux transports, Sean Duffy, dans un communiqué, mardi 28 juillet, assurant vouloir exempter le secteur spatial privé américain de nombreuses contraintes environnementales, une dérégulation que l’administration Trump justifie par le besoin d’augmenter la cadence des lancements spatiaux et de rivaliser avec la Chine.

Washington souhaite que les régulateurs puissent faire fi des « exigences de 13 lois fédérales » sur la protection des espèces menacées, la qualité de l’eau et de l’air ou encore la protection des environnements côtiers afin d’attribuer « certaines licences et permis spatiaux commerciaux ».

Ces exemptions permettraient aux entreprises concernées « d’obtenir plus rapidement et plus facilement les autorisations nécessaires pour lancer des fusées, faire rentrer des engins spatiaux dans l’atmosphère et exploiter des sites de lancement », a fait valoir le régulateur de l’aviation (FAA).

Auparavant réservé au secteur public, le domaine de l’espace s’est ouvert à partir du début des années 2000 aux acteurs privés – ils sont dominants aujourd’hui sur le marché mondial des lancements spatiaux – comme les entreprises SpaceX et Blue Origin des multimilliardaires Elon Musk et Jeff Bezos. Mais la Chine rattrape son retard à grande vitesse et ambitionne comme Washington d’envoyer des hommes sur la Lune d’ici à 2030.

« Un cadeau obscène » fait à l’industrie

Fustigeant « un cadeau obscène » fait à l’industrie, Brett Hartl, responsable de l’ONG Center for Biological Diversity, a annoncé son intention de contester cette proposition.

« La NASA mène depuis des décennies des lancements spatiaux de manière responsable, mais aujourd’hui, Trump veut supprimer même les mesures de protection environnementale les plus élémentaires afin d’enrichir certaines des personnes les plus riches du monde », a-t-il dénoncé dans un communiqué.

La société SpaceX, qui opère un nombre de lancements record, est ainsi surveillée de près par des associations qui dénoncent l’impact environnemental de ses activités de développement de sa fusée Starship sur un site texan situé à proximité de zones naturelles protégées.

Le Monde avec AFP