Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

En laissant filer quelques échassiers africains au-dessus de leur parc du Morbihan dans les années 1990, des soigneurs ont littéralement lâché sur la Bretagne un prédateur que personne n’attendait

2 hour_ago 32

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

Depuis le zoo de Branféré, un échassier blanc et noir originaire d’Afrique a pris son envol vers la liberté dans les années 1990. Installé durablement dans les marais du Morbihan, l’ibis sacré prospère loin de son continent d’origine. Son menu ? Des œufs d’oiseaux locaux, menaçant l’équilibre déjà fragile des colonies bretonnes.

À retenir

  • Échappé du zoo de Branféré, l’ibis sacré s’est reproduit à l’état sauvage dès 1994 et compte environ 5 000 individus en 2007 sur la façade atlantique
  • Prédateur d’œufs et de poussins, il menace des espèces protégées comme les sternes et guifettes, ce qui a conduit à des campagnes d’abattage dès 2008
  • Ces méthodes restent contestées, une étude de 2013 relativisant son impact, tandis que l’UE l’a classé en 2016 comme espèce exotique envahissante préoccupante

En ce début d’automne, alors que les zones humides du Morbihan retrouvent le calme après la saison de reproduction, un visiteur inattendu continue d’arpenter les vasières et les roselières comme s’il y était né. Silhouette élancée, plumage immaculé contrastant avec une tête et un cou d’un noir profond, long bec courbé fouillant la boue : l’ibis sacré n’a rien d’un oiseau breton d’origine. Et pourtant, il fait aujourd’hui partie du paysage, au point que beaucoup de promeneurs le confondent avec une espèce locale. Comment un animal venu tout droit des rives du Nil et des savanes africaines a-t-il pu s’implanter aussi durablement, et surtout aussi discrètement, dans nos marais atlantiques ?

Une évasion qui a changé la donne écologique bretonne

L’histoire commence loin des marais, dans l’enceinte protégée du parc zoologique de Branféré, dans le Morbihan. C’est là que des ibis sacrés, importés directement du Kenya, ont été accueillis entre le milieu des années 1970 et la fin des années 1980. À l’époque, l’idée était simple : présenter au public cet oiseau spectaculaire, vénéré dans l’Égypte antique et associé au dieu Thot. Personne n’imaginait alors que certains individus finiraient par s’échapper de leur enclos pour explorer les zones humides environnantes.

Le tournant décisif survient en 1994 : c’est cette année-là que les premiers cas de reproduction à l’état sauvage sont observés en Bretagne, dans le Morbihan précisément. Une poignée d’oiseaux échappés a suffi à lancer une dynamique de colonisation qui allait dépasser toutes les attentes. Ce qui n’était qu’une anecdote zoologique s’est transformé, en quelques années, en un phénomène écologique de grande ampleur sur l’ensemble du littoral atlantique.

Cet oiseau qui n’a peur de rien

Ce qui frappe chez l’ibis sacré, c’est son incroyable capacité d’adaptation. Contrairement aux grands migrateurs qui parcourent des milliers de kilomètres au fil des saisons, cet oiseau se contente de déplacements locaux le long de la côte une fois la période de reproduction terminée. Pas besoin de traverser un continent : il lui suffit de trouver un marais, une vasière ou un plan d’eau douce à proximité pour s’installer confortablement.

Cette souplesse comportementale, associée à un régime alimentaire opportuniste, lui a permis d’essaimer bien au-delà de son point de départ breton. On le retrouve désormais de la Gironde jusqu’au Finistère, avec des colonies notables en Loire-Atlantique, en Vendée et bien sûr dans le golfe du Morbihan, berceau de son implantation française. La progression a été fulgurante : de quelques dizaines d’individus échappés, les effectifs ont grimpé jusqu’à environ 5 000 oiseaux recensés en 2007 pour l’ensemble de l’ouest de la France, selon les données citées par l’Observatoire de la biodiversité en Bretagne. Un bond démographique impressionnant pour une espèce qui n’avait, à l’origine, aucune vocation à s’installer sur notre territoire.

Des nids vidés, des colonies en péril

Si l’ibis sacré fascine par sa résilience, il inquiète tout autant par son appétit. Ce grand échassier ne se contente pas de petits invertébrés ou de poissons : il s’attaque également aux œufs et aux poussins d’autres oiseaux nicheurs, un comportement documenté sur plusieurs colonies sensibles du littoral atlantique. Les sternes caugek, les sternes pierregarin ainsi que les guifettes noires figurent parmi les espèces les plus touchées par cette prédation, elles qui peinent déjà à maintenir leurs effectifs face à d’autres pressions environnementales.

Cette menace pesant sur des espèces protégées a rapidement alarmé les autorités. En mai 2008, les préfectures de Loire-Atlantique, du Morbihan et de Vendée ont lancé une campagne d’éradication, confiant des opérations de tir aux agents de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage. Les chiffres donnent la mesure de l’ampleur de l’intervention : une seule opération menée en Loire-Atlantique a conduit à l’abattage de plus de 1 300 oiseaux en un seul mois, selon un reportage de Reporterre qui a largement documenté la polémique suscitée par ces campagnes.

Une invasion que personne ne sait vraiment arrêter

Ces opérations d’abattage n’ont pourtant pas fait l’unanimité, loin de là. Le chercheur Loïc Marion a publié en 2013, dans la revue Comptes Rendus Biologie de l’Académie des sciences, une étude concluant que les accusations portées contre l’ibis sacré en matière de menace pour la biodiversité étaient largement infondées. Une conclusion qui a nourri la controverse et donné du poids aux voix critiques, dont celle du Collectif pour la protection de l’ibis de Bretagne, mobilisé contre des méthodes jugées disproportionnées par rapport à l’impact réel de l’espèce.

Malgré ce débat scientifique et citoyen loin d’être tranché, le cadre réglementaire s’est durci à l’échelle européenne. Depuis 2016, l’ibis sacré figure sur la liste européenne des espèces exotiques envahissantes préoccupantes pour l’Union européenne. Ce classement interdit désormais son importation, son élevage, son transport, sa commercialisation ou sa libération intentionnelle dans la nature au sein de l’UE. Une manière, pour les pouvoirs publics, de tenter de freiner une expansion qui, sur le terrain, continue pourtant de défier les efforts de régulation entrepris depuis plus d’une décennie.

Reste une question qui traverse tout ce dossier : celle de la place que l’on accorde à une espèce introduite par erreur, mais qui a su, en quelques décennies seulement, se tailler une place durable dans nos écosystèmes littoraux. Entre gestion pragmatique et débat scientifique non résolu, l’histoire de l’ibis sacré breton illustre à quel point la frontière entre espèce invasive et simple nouvel arrivant peut rester floue. Une chose est certaine : dans les marais du Morbihan, cet oiseau venu d’ailleurs n’a pas fini de faire parler de lui.

Brice L.

Rédigé par Brice L.

Brice est un journaliste passionné de sciences. Il collabore avec Sciencepost depuis plus d'une décennie, partageant avec vous les nouvelles découvertes et les dossiers les plus intéressants.

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway