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À une dizaine de jours d'un scrutin décisif pour l'avenir d'Israël, les partis des deux principaux candidats sont au coude-à-coude. L'un des principaux enjeux du vote est l'intégration à l'armée des ultra-orthodoxes.
Publié le 16/10/2026 06:33
Temps de lecture : 1min
Soldats israéliens à proximité de juifs ultra-orthodoxes bloquant une route lors d’une manifestation contre la conscription dans l’armée israélienne, à Jérusalem, le 8 octobre 2026. (ILIA YEFIMOVICH / AFP)
Un Israélien sur six fait partie de la communauté ultra-orthodoxe, se consacrant pour beaucoup à la prière et à l'étude de la Torah. Le pays est en guerre depuis plus de trois ans et l'armée n'a jamais eu autant besoin de soldats. Or, les ultra-orthodoxes ne participent pas au combat malgré les décisions de justice les y obligeant. Benyamin Nétanyahou est favorable à une exemption pérenne. Son opposant Gadi Eizenkot veut mettre fin à ce privilège.
Habitant de Bnei Brak, une ville habité et dirigé par des ultra-orthodoxes, à la lisière de Tel Aviv, Uriel s'est battu à Gaza : "J'ai vu des miracles. Je me suis baissé, il y a une balle de sniper qui m'est passé juste au-dessus de la tête à ce moment-là. Moi, j'ai vu Dieu de mes yeux." Mais c'était avant que ce Franco-Israélien n'intègre une école religieuse et ne tourne définitivement le dos à l'armée. Aujourd'hui, Uriel ne se préoccupe pas vraiment de possibles crimes de guerre commis dans l'enclave pour lesquels il pourrait être poursuivi. "Je n'ai aucune peur d'entrer en France, et à mes yeux, il n'y a aucun crime de guerre." Ce qui gêne le jeune homme, c'est plutôt le mode de vie des soldats qu'il juge incompatibles avec ses préceptes religieux : "Il y avait des filles, cette proximité avec les filles, ça manquait de Torah comme je l'attendais."
Ce discours est insupportable à entendre pour le reste de la population israélienne juive qui continue, elle, à être appelée sous les drapeaux. Léa Lévy est médecin ultra-orthodoxe et elle défend l'idée d'un service militaire à la carte : "Ces gens-là qui n'ont pas de smartphones, qui n'ont pas étudié dans des écoles classiques, ils ne sont pas forcément adaptés. Et je pense que les orthodoxes qui peuvent servir dans l'armée, c'est ceux qui appartiennent à la tranche la plus moderne, c'est plus adapté."
Pendant quatre ans, les partis ultra-orthodoxes ont participé à la coalition de Benyamin Nétanyahou, qui leur a promis une loi d'exemption de l'armée qui n'a jamais été votée. Ils devraient pourtant soutenir une nouvelle fois le Premier ministre, qui est aujourd'hui le seul candidat qui ne veut pas les obliger à participer à l'effort de guerre.
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