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La guerre a révolutionné un renseignement ukrainien miné par les rivalités entre services. Ce bouleversement pose la question de son contrôle par les autorités civiles.

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Valentyn Nalyvaïtchenko, ancien chef du SBU (service de sécurité d’Ukraine) de 2006 à 2010 puis de 2014 à 2015, devenu député (Patrie, opposition), à Kiev, le 7 octobre 2026. Valentyn Nalyvaïtchenko, ancien chef du SBU (service de sécurité d’Ukraine) de 2006 à 2010 puis de 2014 à 2015, devenu député (Patrie, opposition), à Kiev, le 7 octobre 2026.

Si le renseignement ukrainien paie cher sa dépendance à la technologie américaine dans l’affaire des restrictions temporaires à l’utilisation du réseau satellitaire Starlink, comme l’a regretté, mercredi 14 octobre, le président Volodymyr Zelensky, cela ne l’a pas empêché de faire sa révolution. Après presque cinq années de guerre et de loi martiale, le renseignement ukrainien jouit d’une liberté et de ressources inédites, et ne ressemble à aucun autre dans le monde.

En plus de leur travail d’analyse et de recherche d’informations, les deux services phares, celui du renseignement militaire, le HUR (direction générale du renseignement du ministère de la défense de l’Ukraine) et de la sécurité intérieure, le SBU (service de sécurité d’Ukraine), sont dotés d’unités de combat fortes de milliers d’hommes. De quoi les convaincre d’être la pointe avancée de la défense de l’Ukraine face à la Russie.

En 2026, Volodymyr Zelensky a pris acte du nouveau rôle joué par les espions, en changeant tous les chefs du HUR, du SBU et des autres services, et en faisant monter des piliers du renseignement ukrainien au cœur du pouvoir. Ces décisions sont liées à des rapports de force internes, mais elles posent aussi une question de fond à la société ukrainienne : celle de la capacité du pouvoir civil à contenir l’influence politique prise par le monde du secret et la volonté de ce dernier de peser sur l’avenir d’un pays qui joue sa survie.

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