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La diffusion de vidéos montrant des viols collectifs d’adolescentes, dans la région de Kankan, a provoqué une forte émotion. Une information judiciaire est ouverte depuis avril, mais la volonté des familles de faire profil bas menace la tenue d’un procès.

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Vue de Conakry (Guinée), le 3 septembre 2025. Vue de Conakry (Guinée), le 3 septembre 2025.

#JeudiNoir : c’est le hashtag repris, jeudi 23 juillet, par des centaines d’internautes guinéens, principalement sur Facebook, pour dénoncer les viols et autres violences faites aux femmes. Ce mouvement, modeste mais inédit dans ce pays d’Afrique de l’Ouest, répond à un appel lancé mardi par des militantes féministes réclamant l’application de la loi pénale et l’accélération des procédures judiciaires dans les affaires de violences sexuelles.

A l’origine de cette campagne, la diffusion en ligne, une dizaine de jours plus tôt, de deux vidéos de viol. On y voit trois jeunes hommes – les mêmes dans les deux vidéos – violant des adolescentes dans une maison abandonnée. Les faits remontent au mois d’avril et se sont déroulés dans la localité de Mandiana, dans la région de Kankan, dans le nord-ouest du pays. Les images, filmées par les agresseurs eux-mêmes, avaient déjà été diffusées, mais sans rencontrer le même écho.

L’émotion suscitée par leur réapparition tient au fait que, trois mois plus tard, la procédure judiciaire paraît enlisée, même si quatre hommes sont en détention provisoire. L’objet de la campagne numérique #JeudiNoir était précisément de réclamer la tenue rapide d’un procès. Chaque citoyen était invité à publier une photo le montrant vêtu de noir, en signe de solidarité avec les victimes et de rejet des violences faites aux femmes.

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