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Le président ukrainien a affirmé que la défense antimissile et la coopération stratégique constituaient la « priorité numéro un » de son entretien avec Donald Trump.
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Quatre civils blessés à Mykolaïv, selon le parquet régional
« L’attaque combinée » menée cet après-midi par l’armée russe à Mykolaïv a fait trois blessés parmi ses habitants et un quatrième à la périphérie de la ville, annoncent les autorités judiciaires de l’oblast.
Cinq missiles de croisière, deux bombes aériennes guidées et deux drones d’attaque à réaction ont, selon lui, été utilisés. « Les forces de défense ont détruit la plupart des cibles aériennes ennemies. Cependant, des impacts et la chute de débris ont été signalés », écrit-il sur Facebook, ajoutant que plusieurs immeubles d’habitation, des infrastructures civiles et industrielles, ainsi que des moyens de transport ont été endommagés.
Volodymyr Zelensky se félicite de sa « belle rencontre » avec Donald Trump
« Belle rencontre avec le président Trump dans le bureau Ovale », écrit le président ukrainien sur les réseaux sociaux. « Merci pour tout ce que nous faisons ensemble pour protéger la vie des Ukrainiens et parvenir à la paix », poursuit-il.
« Nous avons discuté (…) des licences de production d’intercepteurs pour les [missile] Patriot et de quelques autres idées qui pourraient aider. Nous avons également parlé de diplomatie – il est important d’activer le processus diplomatique – », ajoute Volodymyr Zelensky, sans plus de précisions.
D’importants bombardements russes signalés à Mykolaïv
L’armée russe a mené dans l’après-midi une vaste offensive aérienne à Mykolaïv, annonce Oleksandr Senkevich, maire de la ville. « Pour l’instant, on sait qu’il y a des dégâts dans les zones résidentielles et dans des immeubles d’habitation », écrit-il sur Telegram.
Selon le ministère de la défense russe, des installations de transbordement et des réservoirs de carburant ou de lubrifiant ont été pris pour cibles dans le port de Mykolaïv à l’aide de drones d’attaque. Il ajoute qu’un cargo transportant du matériel militaire a été touché au large d’Odessa.
L’entretien entre Donald Trump et Volodymyr Zelensky est terminé
La discussion à huis clos entre le président des Etats-Unis et son homologue ukrainien a duré près d’une heure. Aucune information sur sa teneur n’a filtré pour le moment.
Sur Le Monde aujourd’hui
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Une nouvelle tentative d’infiltration russe signalée dans l’oblast de Kharkiv
Les troupes russes ont franchi la frontière ukrainienne au niveau de la localité d’Artilne, dans l’oblast de Kharkiv, rapportent les analystes de données en sources ouvertes de DeepState. « Oui, il y a une tentative d’infiltration dans la zone frontalière, en direction d’Ivachkine », a confirmé Viktor Trehoubov, porte-parole du groupement des forces interarmées, cité par l’agence Ukrinform. Une unité de réaction rapide des garde-frontières avait annoncé lundi avoir repoussé une offensive dans ce secteur.
Capture d’écran de la carte de DeepState centrée sur Artilne, localité de l’oblast ukrainien de Kharkiv, frontalier de la Russie. Accord au Sénat américain sur l’alourdissement des sanctions imposées à la Russie
Les sénateurs américains se sont entendus sur le projet de loi qui doit permettre à Donald Trump de sanctionner plus durement les importateurs d’hydrocarbures russes, rapporte la presse.
Le président a apporté son soutien au texte, dont le sénateur républicain Lindsey Graham, mort le 11 juillet, a été l’un des principaux promoteurs, et un vote de procédure est prévu en fin de journée, selon l’agence Bloomberg.
Le projet de loi autorise Donald Trump à appliquer des droits de douane de 500 % aux importations russes et une surtaxe de 100 % aux produits en provenance des cinq principaux acheteurs d’hydrocarbures russes, ou qui facilitent le contournement des sanctions.
Après son entretien avec son homologue américain à la Maison Blanche et une cérémonie à la mémoire de Lindsey Graham à la cathédrale de Washington, Volodymyr Zelensky est attendu au Capitole en fin de journée pour une rencontre avec les sénateurs républicains et démocrates.
Le président ukrainien reçu à la Maison Blanche
Volodymyr Zelensky est arrivé à la Maison Blanche, où il tentera d’obtenir l’accord de Donald Trump concernant l’achat d’intercepteurs Patriot. La rencontre n’est pas ouverte à la presse. « Notre priorité absolue est la défense contre les missiles balistiques », a souligné le président ukrainien sur les réseaux sociaux, à son arrivée aux Etats-Unis.
Manifestation « en faveur du dialogue et des réformes » dans la défense annoncée pour vendredi à Kiev
Dmytro Koziatynsky, le vétéran qui a appelé les Ukrainiens à protester contre le limogeage de l’ancien ministre de la défense Mykhaïlo Fedorov, a annoncé qu’une marche de protestation se tiendra en fin de semaine dans la capitale.
« J’invite tout le monde à se joindre, ce vendredi 31 juillet à 19 heures [18 heures, heure de Paris], à Kiev, à une marche de protestation en faveur du dialogue et des réformes dans le secteur de la défense », a-t-il déclaré dans un message sur X.
Il exhorte aussi les autres villes à se joindre au mouvement, en écrivant : « Je propose également aux autres villes d’organiser des marches de protestation dans leurs rues principales, si la situation sécuritaire le permet. »
Et de conclure : « J’appelle Volodymyr Zelensky à écouter son peuple et à poursuivre le dialogue avec Mykhaïlo Fedorov ».
Depuis le 16 juillet, des manifestations ont lieu à Kiev et dans d’autres grandes villes ukrainiennes pour exiger le retour de M. Fedorov au ministère de la défense et le départ d’Oleksandr Syrsky de son poste de commandant en chef. Quelques jours après le début des manifestations, le président ukrainien a annoncé le limogeage de M. Syrsky et la nomination de Mykhaïlo Drapaty à son poste.
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La rencontre entre Zelensky et Trump se déroulera à huis clos, annonce un journal ukrainien
La rencontre entre le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, et le président américain, Donald Trump, qui se tiendra mardi à Washington, se déroulera à huis clos, sans la présence de journalistes, a annoncé Sergii Nykyforov, porte-parole de M. Zelensky, dans un commentaire aux journalistes, cité par Ukrainska Pravda. En outre, les deux dirigeants ne devraient faire aucune déclaration publique.
La rencontre entre M. Zelensky et M. Trump débutera à 9 h 30 (15 h 30, heure de Paris). « Nous attendons uniquement des photos de la rencontre », a déclaré le porte-parole.
Plus tard, à 11 heures, heure de Washington (17 heures, heure de Paris), le président ukrainien doit rencontrer le président finlandais, Alexander Stubb. A 12 h 30 (18 h 30, heure de Paris), il assistera à la cérémonie d’adieu nationale en l’honneur du sénateur Lindsey Graham.
A 18 heures (minuit à Paris), Volodymyr Zelensky doit rencontrer les sénateurs qui ont coparrainé le projet de loi de Lindsey Graham sur les sanctions secondaires contre la Russie, ainsi que d’autres membres du Congrès.
Le point sur la situation, mardi 28 juillet à 14 heures
- Lors de son voyage aux Etats-Unis, le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, veut avant tout parler défense antimissile avec le président des Etats-Unis, Donald Trump. Il doit assister à l’hommage prévu pour le sénateur Lindsey Graham, un fervent défenseur de la cause ukrainienne, mort le 11 juillet à 71 ans.
- Washington ne prévoit pas d’achever avant 2029 la livraison de 400 millions de dollars d’aide à l’Ukraine. Ces fonds ont été approuvés par le Congrès en décembre 2025 avec un soutien bipartisan.
- Le Kremlin assimile l’attaque d’un navire iranien à une attaque contre l’Iran, a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov. Volodymyr Zelensky a affirmé que Kiev avait frappé des navires utilisés pour transporter du matériel militaire impliquant l’Iran.
- La Russie envisage d’armer les navires céréaliers contre les drones ukrainiens en mer d’Azov, a déclaré Dmitri Peskov, tout en reconnaissant que l’installation d’armes sur des navires civils était interdite par le droit international.
- Deux nappes d’hydrocarbures détectées près d’un navire en mer d’Azov. Les limans d’Akhtarsk sont utilisés par la Russie pour le mouillage et la mise à l’abri temporaire de navires civils et auxiliaires, notamment de bâtiments appartenant à la flotte fantôme.
- La Pologne rejette les affirmations de Vladimir Poutine sur un partage de l’Ukraine. Le président russe a affirmé que l’Ukraine finirait par perdre une partie de ses territoires occidentaux au profit de ses voisins, notamment de la Pologne.
- Un pont routier entre la Russie et la Corée du Nord bientôt achevé, sur fond de coopération militaire, rapporte The Guardian. Les camions sont plus difficiles à surveiller par satellite que les trains, et le transport routier évite également le changement des essieux des trains imposé par la différence d’écartement des voies russes et nord-coréennes.
La Russie envisage d’armer les navires céréaliers contre les drones ukrainiens en mer d’Azov
Les autorités russes envisagent d’équiper temporairement les navires céréaliers de mitrailleuses lourdes et de lance-missiles mobiles afin de les protéger des attaques de drones ukrainiens en mer d’Azov, rapporte mardi l’agence Bloomberg.
Les ministères de la défense et des transports russes discutent avec les négociants en céréales et les armateurs de mesures visant à sécuriser les cargaisons, selon des sources contactées par Bloomberg. La mer d’Azov assure habituellement environ un quart des exportations russes de céréales, mais son trafic commercial est interrompu depuis deux semaines en raison des frappes contre les ports, les navires et les infrastructures maritimes.
Moscou recommande notamment d’installer sur les vraquiers des plaques de blindage, des sacs de sable, des filets antidrones ainsi que des emplacements destinés à des mitrailleuses lourdes dotées de dispositifs thermiques ou de vision nocturne. Des militaires armés accompagneraient également les navires.
Dans le cadre du projet baptisé « go-pro », des équipes militaires embarqueraient dans les ports de la mer d’Azov et resteraient à bord jusqu’au passage du détroit de Kertch. Elles quitteraient ensuite les navires en emportant leurs armes et leurs munitions.
Les céréaliers pourraient également naviguer en convois entre la mer d’Azov et la mer Noire, escortés par des patrouilleurs militaires. Les frais de modification et de protection seraient à la charge des négociants et des armateurs, dont certains doutent de l’efficacité du dispositif et s’inquiètent de son coût. Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a affirmé que la marine russe était capable de protéger la flotte commerciale. Il a toutefois reconnu que l’installation d’armes sur des navires civils était interdite par le droit international.
Selon le cabinet SovEcon, la Russie pourrait perdre entre 500 000 et 1,5 million de tonnes d’exportations céréalières par mois si les restrictions en mer d’Azov se prolongent. La multiplication des frappes russes et ukrainiennes contre les ports et les navires commerciaux a contribué à porter les cours du blé à leur plus haut niveau depuis deux ans.
La Russie cherche parallèlement à rediriger par voie ferroviaire les cargaisons de la mer d’Azov vers d’autres destinations, notamment les ports de la mer Noire, dont l’activité se poursuit à un rythme réduit. Les expéditions depuis les ports ukrainiens d’Odessa sont également suspendues depuis la semaine dernière à la suite de frappes russes.
Le Kremlin assimile l’attaque d’un navire iranien à une attaque contre l’Iran
Le Kremlin a estimé mardi que l’attaque ukrainienne contre un navire iranien en mer Caspienne devait être considérée comme une attaque contre l’Iran lui-même. « La géographie des activités terroristes du régime de Kiev s’étend. Cela souligne une nouvelle fois la nécessité de mener à bien et d’achever l’opération militaire spéciale », a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, reprenant l’expression employée par Moscou pour désigner son offensive en Ukraine.
« Cette menace doit être empêchée et définitivement détruite », a-t-il ajouté, commentant une annonce des autorités irakiennes concernant l’arrestation de combattants ukrainiens qui auraient agi sur instruction de Kiev. M. Peskov a par ailleurs accusé l’Ukraine d’avoir mené une « attaque terroriste » contre l’Allemagne en faisant exploser les gazoducs Nord Stream.
Il a également affirmé que Kiev avait « frappé le Kazakhstan » en visant les infrastructures du Consortium du pipeline de la Caspienne (CPC), dont le pays est copropriétaire et actionnaire. « Le régime de Kyiv a fait exploser un navire marchand iranien en mer Caspienne. C’est une attaque contre l’Iran », a-t-il ajouté.
Le ministère des affaires étrangères iranien avait condamné samedi cette attaque, qui aurait provoqué une explosion, tuant un marin et en blessant un autre. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a affirmé que Kiev avait frappé des navires utilisés pour transporter du matériel militaire impliquant l’Iran.
Les autorités de Kharkiv démentent la destruction de toutes les stations-service vers Poltava
Le chef de l’administration militaire de la région de Kharkiv, Oleh Synehoubov, a démenti, lundi, les informations selon lesquelles aucune station-service ne fonctionnerait sur la route reliant Kharkiv à Poltava. « Les informations diffusées par certains médias affirmant qu’il n’existe plus aucune station-service en activité sur la route de Kharkiv à Poltava ne correspondent pas à la réalité », a-t-il déclaré. M. Synehoubov a également assuré que la région ne connaissait aucune pénurie de carburant. L’administration militaire régionale a coordonné avec les représentants des réseaux de stations-service la mise en place de mesures de protection physique passive, a-t-il ajouté.
Plus tôt dans la journée, Oleksandr Skoryk, membre du conseil régional de Kharkiv, avait affirmé que les forces russes avaient détruit plus de 80 stations-service dans la région et que l’axe entre Kharkiv et Poltava ne comptait plus aucun point de ravitaillement.
La Pologne rejette les affirmations de Poutine sur un partage de l’Ukraine
La Pologne a catégoriquement rejeté les déclarations de Vladimir Poutine selon lesquelles l’Ukraine finirait par perdre une partie de ses territoires occidentaux au profit de ses voisins, notamment de la Pologne. « La Pologne n’a jamais eu, n’a pas et n’aura jamais de revendications territoriales à l’égard de l’Ukraine. Notre position reste inchangée : nous soutenons pleinement la souveraineté et l’intégrité territoriale de l’Ukraine. La désinformation russe ne détournera pas l’attention de l’agression brutale menée par Moscou », a affirmé sur X Maciej Wewior, le porte-parole du ministère des affaires étrangères polonais.
Vladimir Poutine avait affirmé que l’Ukraine perdrait « tôt ou tard » ses régions occidentales et que des territoires ayant autrefois appartenu à la Pologne, à la Hongrie et à la Roumanie finiraient par revenir à leurs « propriétaires légitimes ».
Deux nappes d’hydrocarbures détectées près d’un navire en mer d’Azov
Le satellite Sentinel-1C a détecté deux nappes d’hydrocarbures dans le secteur des limans d’Akhtarsk, en mer d’Azov, dont l’une se trouve à proximité immédiate d’un navire. La plus importante [🚩] couvre environ 4,7 kilomètres carrés. La seconde [🚩], située plus au sud et d’une superficie d’environ 1,84 kilomètre carré, pourrait correspondre à un déversement plus ancien, selon une première évaluation.
La présence de la principale nappe près du navire pourrait indiquer une fuite de produits pétroliers ou un rejet d’eaux contaminées. Une seule image radar ne permet toutefois pas d’établir avec certitude l’origine de la pollution ni la nature de l’incident. Les limans d’Akhtarsk sont utilisés depuis longtemps par la Russie comme une zone relativement protégée pour le mouillage et la mise à l’abri temporaire de navires civils et auxiliaires, notamment de bâtiments appartenant à la flotte fantôme.
Des images par satellite de la société américaine Planet Labs, analysées par Greenpeace Europe centrale et orientale, révèlent l’apparition de plusieurs nappes d’hydrocarbures en mer d’Azov, rapporte le média d’investigation russe indépendant The Insider. Les clichés pris les 11 et 12 juillet montrent un pétrolier en feu et au moins trois grandes nappes. Au 14 juillet, la zone polluée atteignait environ 100 kilomètres carrés, selon Greenpeace.
Un pont routier entre la Russie et la Corée du Nord bientôt achevé, sur fond de coopération militaire, rapporte « The Guardian »
La Russie et la Corée du Nord sont sur le point d’achever le premier pont routier reliant directement les deux pays, une infrastructure officiellement destinée à développer leurs échanges, mais qui pourrait aussi faciliter leur coopération militaire, selon une enquête citée par le quotidien britannique The Guardian. Long d’environ 1 kilomètre, le pont franchit le fleuve Tumen entre Khassan, dans l’Extrême-Orient russe, et Tumangang, en Corée du Nord. Il longe le pont de l’Amitié, jusqu’ici unique liaison ferroviaire entre les deux pays.
La Corée du Nord a terminé sa partie du chantier, notamment les installations douanières et sanitaires, avant l’ouverture initialement prévue le 19 juin. Les travaux ont cependant pris du retard du côté russe et aucune nouvelle date d’inauguration n’a été annoncée.
Moscou et Pyongyang présentent cette infrastructure comme un moyen d’accroître le commerce, le tourisme et la circulation des marchandises. Mais l’organisation ukrainienne de défense des droits humains Truth Hounds estime qu’elle pourrait surtout constituer un corridor logistique militaire plus discret.
Les camions sont plus difficiles à surveiller par satellite que les trains, leur chargement pouvant s’effectuer en dehors des quelques plateformes ferroviaires fixes, souligne l’organisation. Le transport routier évite également le changement des essieux imposé par la différence d’écartement des voies russes et nord-coréennes.
Truth Hounds juge par ailleurs fragile la justification économique du projet, dont le coût dépasserait 100 millions de dollars, alors que les échanges commerciaux bilatéraux n’auraient représenté que 34 millions de dollars en 2024. L’infrastructure pourrait servir à transférer vers la Russie des soldats, des ouvriers et des responsables militaires nord-coréens, tandis que des technologies et des ressources russes pourraient circuler dans l’autre sens.
La construction a commencé après la signature, en juin 2024, d’un partenariat stratégique entre le président russe, Vladimir Poutine, et le président nord-coréen, Kim Jong-un. Depuis, Pyongyang a fourni à Moscou des soldats, des munitions d’artillerie et des missiles balistiques pour soutenir son offensive en Ukraine.
Bonjour,
La police polonaise a arrêté deux hommes soupçonnés d’avoir participé à l’agression physique contre un couple ukrainien à Wroclaw, a annoncé lundi le ministre de l’intérieur polonais, Marcin Kierwinski. « La violence brutale ne restera jamais impunie », a écrit M. Kierwinski sur le réseau social X. Les forces de l’ordre recherchent toujours le troisième agresseur.
Dimanche, une Ukrainienne de 20 ans et son compagnon, un Ukrainien de 21 ans, avaient été attaqués et battus par trois agresseurs dans les rues de Wroclaw. Selon la police, cette attaque semblait motivée par une hostilité liée à leur nationalité. Après ces arrestations, le ministre des affaires étrangères ukrainien a remercié les autorités polonaises sur les réseaux sociaux pour leur réaction « rapide, déterminée et immédiate ». Il a également appelé les responsables politiques polonais à cesser d’alimenter, dans leurs discours, l’hostilité envers les Ukrainiens.
Le 13 juillet, à Bielsko-Biala, un homme a été filmé en train d’insulter et de menacer trois enfants ukrainiens dans un bus. Ces agressions interviennent dans un contexte de hausse des violences contre les Ukrainiens en Pologne ces derniers mois, alimentée par une crise dans les relations diplomatiques entre les deux pays voisins.
Selon le quotidien Rzeczpospolita, la police polonaise a reçu 180 signalements de crimes de haine visant des Ukrainiens au premier semestre 2026, soit une augmentation de plus de 30 % par rapport à la même période de l’année précédente. Ces chiffres coïncident avec des sondages montrant qu’une majorité de Polonais ont une opinion de plus en plus négative de l’Ukraine et ne soutiennent plus l’accueil des réfugiés ukrainiens.
Les relations entre Varsovie et Kiev se sont récemment tendues sur fond de différends mémoriels liés aux massacres de Polonais attribués à l’Armée insurrectionnelle ukrainienne (UPA) pendant la seconde guerre mondiale.
Lors de son voyage aux Etats-Unis, Volodymyr Zelensky veut avant tout parler défense antimissile avec Donald Trump
Le président ukrainien, qui est arrivé aux Etats-Unis, a déclaré mardi que la défense antimissile et la coopération stratégique avec les Etats-Unis constituaient la « priorité numéro un » de ses entretiens prévus avec le président américain, Donald Trump.
Volodymyr Zelensky doit assister à l’hommage prévu pour le sénateur Lindsey Graham, un fervent défenseur de la cause ukrainienne, mort le 11 juillet à 71 ans.
Le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, se rend également à cette cérémonie et devrait s’entretenir avec Donald Trump.
Washington ne prévoit pas d’achever avant 2029 la livraison de 400 millions de dollars d’aide à l’Ukraine
L’administration de Donald Trump a informé le Congrès que la livraison complète d’une enveloppe de 400 millions de dollars (351,8 millions d’euros) d’aide militaire à l’Ukraine ne serait pas achevée avant la fin de l’exercice budgétaire 2029, rapporte Reuters, citant plusieurs sources proches du dossier.
Ces fonds, approuvés par le Congrès en décembre 2025 avec un soutien bipartisan, doivent financer des équipements, des formations et des services destinés aux forces ukrainiennes. Ils devraient être affectés avant le 30 septembre, mais les dernières livraisons ne sont prévues que pour septembre 2029, soit après la fin du second mandat présidentiel de Donald Trump, en janvier de la même année.
Deux mois après l’envoi au Congrès du calendrier établi par le Pentagone, les fonds n’auraient toujours pas été engagés dans des contrats, selon Reuters. Des élus démocrates et républicains jugent ce rythme beaucoup trop lent au regard de la poursuite de l’invasion russe.
Le ministre de la défense américain, Pete Hegseth, avait pourtant affirmé que cette enveloppe avait été débloquée le 28 avril. Le sénateur démocrate Dick Durbin a demandé la semaine dernière quel effet cette aide pourrait encore avoir sur le champ de bataille si sa livraison était autant retardée.
Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, doit rencontrer Donald Trump, mardi, à la Maison Blanche, afin de réclamer notamment la fourniture urgente de systèmes de défense aérienne et de discuter d’un accord bilatéral sur les drones. Il doit ensuite rencontrer les 100 sénateurs au Capitole.


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