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L’armée saoudienne a dit avoir « détruit plusieurs drones en provenance du territoire irakien [lancés] par des milices terroristes soutenues par l’Iran ». Ces drones « tentaient de prendre pour cible des installations pétrolières dans la région orientale [du royaume saoudien] et à Riyad », a ajouté le ministère de la défense saoudien.
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Le ministre des affaires étrangères libanais appelle au désarmement du Hezbollah
« Le Hezbollah est libanais de nom, mais iranien dans son essence. Il ne se présente d’ailleurs pas comme la “résistance libanaise”, mais comme la “résistance islamique au Liban”, ce qui traduit une idéologie qui dépasse largement le cadre de l’Etat-nation libanais. Tant qu’il ne sera pas désarmé, toute distinction entre sa branche militaire et sa branche politique est futile », a écrit sur X le ministre des affaires étrangères libanais, Youssef Raggi.
La formation chiite pro iranienne est opposée à l’accord signé en juin entre Israël et le Liban et refuse d’être désarmée.
Les Etats-Unis mènent des « discussions très approfondies avec l’Iran », selon Donald Trump
Dans une interview accordée à la chaîne de télévision israélienne Channel 12, Donald Trump a affirmé que les Etats-Unis menaient des « discussions très approfondies avec l’Iran ». Le président américain a aussi lancé une menace à Téhéran : « Si ces pourparlers n’aboutissent pas, nous reprendrons une action militaire puissante. Soit cela avance rapidement, soit cela n’avancera pas du tout. »
Au Liban, la difficile documentation des violations du droit international humanitaire commises par l’armée israélienne
L’accord-cadre signé le 26 juin entre Israël et le Liban bloque toute action légale. Mais un travail pour répertorier et collecter des preuves de crimes de guerre présumés perpétrés au pays du Cèdre par les forces israéliennes, depuis la campagne militaire déclenchée le 2 mars, est en cours.
L’Iran dit avoir tué quatre membres d’un groupe kurde
Les forces de sécurité iraniennes ont annoncé avoir tué quatre membres du Parti pour une vie libre au Kurdistan (PJAK), considéré comme une organisation terroriste par Téhéran, dans l’ouest du pays.
Depuis sa création en 2004, le PJAK, branche dissidente du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), qui revendique l’autodétermination des Kurdes en Iran, a mené des combats contre les forces iraniennes dans des zones kurdes montagneuses, le long de la frontière irano-irakienne.
« D’importantes quantités d’armes et de munitions, notamment plusieurs pistolets, des chargeurs, des balles et des grenades à main, ont été découvertes » dans le véhicule des suspects près de la ville de Baneh, dans la province du Kurdistan (Ouest), ont déclaré les forces de sécurité iraniennes dans un communiqué relayé par la télévision d’Etat.
En février, 11 membres du même groupe ont été arrêtés pour acte de sabotage, juste après un vaste mouvement de contestation contre les autorités iraniennes en janvier, qui a fait plusieurs milliers de morts. Le PJAK est également classé comme « groupe terroriste » par les Etats-Unis et la Turquie.
Les rebelles houthistes revendiquent de nouvelles attaques de drones contre les infrastructures pétrolières saoudiennes
Les rebelles houthistes du Yémen, soutenus par l’Iran, ont déclaré avoir lancé de nouvelles attaques de drones contre les infrastructures pétrolières de l’Arabie saoudite, affirmant riposter à des incursions de drones du royaume du Golfe.
« Plusieurs cibles sensibles et sites impliqués dans l’acheminement et le transport du pétrole brut depuis l’est de l’Arabie saoudite vers Yanbu », la ville portuaire où l’oléoduc Est-Ouest de la monarchie du Golfe débouche sur la mer Rouge, « ont été frappés à l’aide de plusieurs drones », a affirmé le porte-parole militaire des houthistes, Yahya Saree.
Sur Le Monde aujourd’hui
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L’Arabie saoudite appelle l’Irak à empêcher les attaques menées depuis son territoire
L’Arabie saoudite a exhorté le gouvernement de Bagdad à empêcher les attaques de drones lancées depuis son territoire, après avoir accusé des groupes armés pro-Iran basés en Irak, d’avoir ciblé le royaume.
Le royaume « réaffirme la nécessité pour le gouvernement irakien de prendre toutes les mesures nécessaires afin d’empêcher que son territoire ne serve de point de départ à une agression », peut-on lire dans un communiqué des autorités publié par une chaîne de télévision officielle saoudienne.
Les groupes armés pro-iraniens basés en Irak n’ont revendiqué aucune attaque dans la région depuis la reprise de ces affrontements entre Washington et Téhéran au début du mois.
L’Iran est « un complice direct de l’agression russe contre l’Ukraine », selon le ministre des affaires étrangères ukrainien
« Les menaces de l’Iran sont injustifiées et sans fondement », a écrit sur X le ministre des affaires étrangères ukrainien, Andrii Sybiha. Selon lui, le régime de Téhéran est « un complice direct de l’agression russe contre l’Ukraine ». L’Iran « n’a pas le droit de se poser en victime, et encore moins de justifier ses menaces par des références absurdes à la Charte des Nations unies », a-t-il ajouté.
L’Iran a qualifié lundi de « dangereuse aventure » l’attaque attribuée à l’Ukraine contre un navire iranien en mer Caspienne et assuré qu’elle « ne resterait certainement pas sans réponse ».
« Cet acte était totalement illégal, injustifiable et contraire à la Charte des Nations unies », a déclaré Esmaeil Baghaei, le porte-parole du ministère des affaires étrangères iranien, en réponse à une question de l’agence officielle IRNA.
Téhéran affirme que l’attaque a tué et blessé plusieurs ressortissants iraniens. Le ministère des affaires étrangères a publié un communiqué de condamnation et convoqué le chargé d’affaires ukrainien.
L’armée saoudienne dit avoir intercepté des drones provenant d’Irak
Le ministère de la défense saoudien a annoncé sur ses réseaux sociaux avoir « intercepté et détruit plusieurs drones en provenance du territoire irakien (…) par des milices terroristes soutenues par l’Iran ». Ces drones « tentaient de prendre pour cible des installations pétrolières dans la région orientale [du royaume saoudien] et à Riyad », a-t-il ajouté.
L’Iran figurera au « premier plan » des sujets abordés avec Donald Trump, prévient Benyamin Nétanyahou
Avant de rencontrer Donald Trump à Washington, DC, le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a expliqué que l’Iran figurera au « premier plan » des sujets abordés avec le président américain. « Notre objectif est clair : préserver la sécurité d’Israël, renforcer sa puissance et élargir le cercle de paix autour de nous », a-t-il écrit sur le réseau social X.
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Le point sur la situation, lundi 27 juillet à 14 heures
- Volodymyr Zelensky accuse l’Iran d’avoir « attaqué » l’Ukraine en fournissant des drones à la Russie. Dans un entretien à la chaîne britannique Sky News, il estime que l’Iran a déjà attaqué son pays en fournissant à la Russie des drones Shahed et les technologies nécessaires à leur fabrication.
- L’Iran promet de répondre à l’attaque attribuée à l’Ukraine contre un navire iranien en mer Caspienne et assuré qu’elle « ne resterait certainement pas sans réponse ».
- Les chefs de l’armée américaine auraient recommandé l’arrêt des frappes près du détroit d’Ormuz, estimant que cette campagne avait atteint les limites de son efficacité. Ils craignent aussi une pénurie d’intercepteurs antiaériens risquant de limiter la protection des forces américaines et de leurs alliés dans la région. Donald Trump assure que les Etats-Unis disposent de suffisamment de munitions.
- L’Iran et Oman discutent du détroit d’Ormuz sans implication des Etats-Unis, affirme Téhéran, a déclaré Esmaeil Baghaei, le porte-parole du ministère des affaires étrangères iranien, lors de son point presse hebdomadaire.
- L’Iran annonce avoir bloqué six navires dans le détroit d’Ormuz, après qu’ils ont tenté d’y transiter par des routes non autorisées par les autorités iraniennes.
- L’Iran dit avoir convoqué, dimanche, l’ambassadeur français pour « ingérence ». L’Iran a accusé deux diplomates français d’être intervenus dans ses affaires intérieures sous couvert de contacts avec la société civile, estimant que Paris devait présenter des excuses.
- La Jordanie affirme avoir abattu deux drones visant son territoire. De son côté, l’armée israélienne affirme avoir intercepté deux drones près de la frontière jordanienne.
L’armée israélienne affirme avoir intercepté deux drones près de la frontière jordanienne
« Il y a peu, l’armée a intercepté deux drones identifiés dans la zone de la frontière jordanienne », affirme un communiqué militaire israélien, sans préciser de localisation exacte. « Les drones ne sont pas entrés sur le territoire israélien. L’origine de leur lancement est en cours d’examen », a-t-elle ajouté.
Dans les médias israéliens, les correspondants militaires évoquent une interception près de la mer Morte, par un avion de chasse, sans donner plus de détails sur la provenance potentielle de ces drones mais en suggérant qu’ils auraient pu venir d’Iran ou du Yémen. L’armée n’a pas commenté ces éléments.
Plus tôt ce mois-ci, les armées israélienne et jordanienne avaient intercepté un missile iranien tiré en direction de la ville jordanienne d’Aqaba.
La Jordanie affirme avoir abattu deux drones visant son territoire
L’armée jordanienne a annoncé, lundi, avoir intercepté et abattu deux drones qui visaient le territoire du royaume, sans faire de victime ni de dégât matériel. Des équipes du corps royal du génie ont été dépêchées sur les sites où sont tombés les débris afin de sécuriser les lieux, a déclaré un responsable du commandement général des forces armées jordaniennes, cité par les médias jordaniens.
L’armée affirme continuer de surveiller l’espace aérien du pays et maintenir « le plus haut niveau de préparation opérationnelle » pour répondre à toute menace contre la sécurité du royaume et de sa population.
Ralentissement du trafic maritime en mer Rouge après l’attaque des houthistes
Le trafic maritime dans le détroit de Bab Al-Mandab a fortement diminué, dimanche, après des attaques des houthistes du Yémen contre des installations pétrolières saoudiennes situées le long de la côte de la mer Rouge, selon des données publiées lundi par Kpler. Onze navires transportant des matières premières ont franchi le détroit dimanche, soit le niveau le plus bas depuis plusieurs mois, précise la société spécialisée dans l’analyse des marchés de matières premières.
Parmi eux figuraient sept pétroliers, dont trois ont pénétré en mer Rouge. Deux étaient de très grands pétroliers (VLCC) se dirigeant vers le port saoudien de Yanbou pour y charger du brut, tandis que le troisième était lié à la Russie, selon Kpler.
Dans le détroit d’Ormuz, par lequel transitent habituellement environ 20 % des hydrocarbures consommés dans le monde, le trafic est également resté faible pendant tout le week-end. Moins de dix navires marchands par jour ont franchi ce passage, malgré la suspension des frappes américaines et iraniennes depuis vendredi.
Ces perturbations ont provoqué la semaine dernière une flambée des prix des cargaisons physiques de brut au Moyen-Orient, en Europe et en Afrique, qui ont atteint leur plus haut niveau depuis deux mois. L’accalmie des combats autour du détroit d’Ormuz entraînait toutefois lundi, vers 10 h 45, une chute de 6,8 % du brent, à 90,20 dollars le baril, et de 6,35 % du brut léger américain.
L’Iran et Oman discutent du détroit d’Ormuz sans implication des Etats-Unis, affirme Téhéran
La diplomatie iranienne a affirmé, lundi, que les Etats-Unis n’étaient pas impliqués dans les récentes discussions avec Oman sur l’administration du détroit d’Ormuz, au cœur des tensions.
« Ces discussions n’ont aucun lien avec les Etats-Unis. Il s’agit d’une affaire bilatérale entre l’Iran et Oman et elles se poursuivent », a déclaré Esmaeil Baghaei, le porte-parole du ministère des affaires étrangères iranien, lors de son point presse hebdomadaire, ajoutant que la voie maritime « reste fermée ».
L’Iran dit avoir convoqué, dimanche, l’ambassadeur français pour « ingérence »
L’Iran a accusé deux diplomates français d’être intervenus dans ses affaires intérieures sous couvert de contacts avec la société civile, estimant que Paris devait présenter des excuses.
« C’est la partie française qui doit s’excuser auprès de l’Iran », a déclaré Esmaeil Baghaei, le porte-parole du ministère des affaires étrangères iranien, dénonçant une « fuite en avant » des autorités françaises.
Selon lui, les deux diplomates ont mené, sous couvert de leur mission et de l’ambassade, des activités qui ne sauraient être justifiées au regard de la Convention de Vienne de 1961 sur les relations diplomatiques.
« Sous prétexte d’entretenir des relations avec la société civile, ils se sont ingérés dans les affaires intérieures de l’Iran », a-t-il affirmé, ajoutant que les missions qu’ils s’étaient attribuées constituaient une intervention dans les affaires internes du pays.
L’ambassadeur de France à Téhéran a été convoqué dimanche au ministère des affaires étrangères iranien. Les autorités iraniennes lui ont demandé que Paris mette fin à ce type d’actions, menées, selon elles, sous des intitulés « trompeurs » tels que la « promotion des droits humains » ou le « soutien à la société civile ».
Le drone Shahed, symbole de la coopération entre l’Iran et la Russie
Exporté par Téhéran vers Moscou puis produit sur place sous licence, le drone-kamikaze a été enrichi de technologies de navigation et de brouillage russes, comme certains missiles utilisés par l’Iran dans la guerre lancée par les Etats-Unis et Israël.
L’Iran promet de répondre à l’attaque ukrainienne contre un navire iranien
L’Iran a qualifié lundi de « dangereuse aventure » l’attaque attribuée à l’Ukraine contre un navire iranien en mer Caspienne et assuré qu’elle « ne resterait certainement pas sans réponse ».
« Cet acte était totalement illégal, injustifiable et contraire à la Charte des Nations unies », a déclaré Esmaeil Baghaei, le porte-parole du ministère des affaires étrangères iranien, en réponse à une question de l’agence officielle IRNA.
Téhéran affirme que l’attaque a tué et blessé plusieurs ressortissants iraniens. Le ministère des affaires étrangères a publié un communiqué de condamnation et convoqué le chargé d’affaires ukrainien.
M. Baghaei a estimé que les pays soutenant l’Ukraine, notamment en Europe, devaient répondre de cette opération. Comparant l’attitude de Volodymyr Zelensky à celle « des anarchistes » ayant mené des actions dangereuses à la veille de la première guerre mondiale, il a averti que les conséquences d’une telle initiative seraient « imprévisibles ». « Les parrains de Zelensky doivent le contrôler », a-t-il ajouté, affirmant que les actions ukrainiennes pourraient avoir des répercussions dans plusieurs régions du monde.
Le porte-parole a également réaffirmé que l’Iran n’était pas impliqué dans la guerre entre la Russie et l’Ukraine, malgré les accusations de Kiev concernant la fourniture de drones et de technologies militaires iraniennes à Moscou. Selon lui, les Etats riverains de la mer Caspienne sont « profondément préoccupés et mécontents » de cette attaque, dont l’Ukraine devra « répondre ».
L’Iran annonce avoir bloqué six navires dans le détroit d’Ormuz
La marine des gardiens de la révolution iraniens a empêché, lundi 27 juillet, six navires d’emprunter le détroit d’Ormuz après qu’ils ont tenté d’y transiter par des routes non autorisées par les autorités iraniennes, rapportent les médias iraniens.
« La nuit dernière, six navires qui tentaient de passer par une route autre que celle désignée ont été stoppés par la marine des gardiens de la révolution à l’aide de tirs de semonce et contraints de faire demi-tour », a déclaré un correspondant de la télévision d’Etat depuis le Golfe. Plus tôt, la télévision d’Etat avait fait état d’un « incident » impliquant un navire, sans fournir davantage de précisions.
Samedi, les gardiens, armée idéologique iranienne, avaient annoncé avoir stoppé quatre navires qui tentaient de traverser la partie sud du détroit après avoir tiré des coups de semonce. Les forces armées iraniennes ont à plusieurs reprises empêché des navires de franchir ce passage maritime stratégique en effectuant ces tirs.
Après la reprise des hostilités avec Washington le 7 juillet, l’Iran a de nouveau verrouillé le détroit d’Ormuz, une voie maritime cruciale pour le commerce mondial des hydrocarbures, revendiquant d’imposer des droits de passage sur les bateaux et autorisant uniquement la route longeant ses côtes.
Donald Trump assure que les Etats-Unis disposent de suffisamment de munitions
Les Etats-Unis ont reporté une vaste campagne de frappes contre l’Iran, qui aurait pu durer jusqu’à deux semaines, afin de laisser une chance aux efforts diplomatiques pour rouvrir le détroit d’Ormuz, sur fond d’inquiétudes concernant les stocks américains d’intercepteurs antimissiles.
Interrogé par The Wall Street Journal, le président américain, Donald Trump, a toutefois nié toute pénurie. « Nous avons bien plus de munitions que n’importe quel autre pays au monde, et bien davantage que nécessaire », a-t-il affirmé.
Le chef d’état-major américain, le général Dan Caine, aurait pourtant averti la Maison Blanche de la diminution des réserves de missiles Patriot et d’autres intercepteurs de défense aérienne. Selon lui, ces stocks limités n’empêcheraient pas une reprise des combats majeurs contre l’Iran, mais en augmenteraient les risques.
D’après deux experts du Center for Strategic and International Studies, au moins 1 500 intercepteurs Patriot auraient été utilisés depuis le début de la guerre, laissant moins de 1 000 unités dans les stocks américains. Cette forte consommation pourrait réduire la capacité de Washington à dissuader d’autres adversaires, notamment la Chine, préviennent-ils. Plusieurs monarchies du Golfe auraient également fortement entamé leurs réserves.
Les défenses aériennes américaines au Moyen-Orient n’interceptent pas systématiquement les missiles balistiques et les drones iraniens afin d’économiser leurs stocks de munitions, rapportait NBC News, vendredi, citant deux hauts responsables américains. L’armée américaine renoncerait à utiliser de coûteux intercepteurs lorsqu’ils estiment qu’un projectile ne menace pas les forces américaines, les installations stratégiques ou les alliés régionaux.
Volodymyr Zelensky accuse l’Iran d’avoir « attaqué » l’Ukraine en fournissant des drones à la Russie
Dans un entretien à la chaîne britannique Sky News, Volodymyr Zelensky estime que l’Iran a déjà attaqué son pays en fournissant à la Russie des drones Shahed et les technologies nécessaires à leur fabrication. « Dès la première année de la guerre, l’Iran a fourni à la Russie de nouvelles technologies », notamment « des milliers » de drones Shahed, avant de lui accorder des licences de production, dit le président ukrainien. « Est-ce qu’ils nous ont attaqués ? Je pense que oui. Ils l’ont donc déjà fait », a-t-il ajouté.
Volodymyr Zelensky affirme également que l’Iran et la Corée du Nord ont soutenu Moscou dès le début de l’invasion, sans provocation préalable de l’Ukraine. Selon lui, Pyongyang a notamment fourni à la Russie des drones, des missiles, des obus d’artillerie de 155 mm ainsi que 10 000 soldats.
Le président ukrainien appelle toutefois à éviter toute décision précipitée susceptible d’ouvrir un nouveau front, tout en affirmant que Kiev devait se préparer à une possible intensification des attaques.
Abbas Araghtchi, le ministre des affaires étrangères iranien, a accusé Volodymyr Zelensky d’être responsable d’une attaque contre un navire marchand iranien ayant causé la mort d’un marin. Une action qui « ne peut rester sans réponse », a-t-il averti, tout en rejetant les accusations ukrainiennes contre Téhéran.


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