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Le président américain a fait état de « bonnes » discussions avec Téhéran mais a réitéré ses menaces de frapper le site iranien de « Pickaxe Mountain » et les infrastructures du pays si aucun accord n’est conclu.
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Un député iranien avertit Kiev qu’une riposte militaire aura « certainement » lieu après l’attaque du navire
Un député iranien, Feda-Hossein Maleki, membre de la commission de la sécurité nationale et de la politique étrangère du Parlement iranien, affirme que Téhéran répondra militairement à l’attaque ukrainienne contre un navire iranien en mer Caspienne, rapporte Al-Jazeera.
Samedi, l’Ukraine a attaqué un navire marchand iranien, tuant un marin et en blessant un autre, a annoncé le ministère iranien des affaires étrangères. « Nous avons répondu par la voie diplomatique et présenté un ultimatum, mais une riposte militaire suivra certainement », a déclaré M. Maleki.
Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a affirmé que Kiev avait frappé des navires utilisés pour transporter du matériel militaire impliquant l’Iran.
Le brent perd 5 % avec l’espoir renouvelé au Moyen-Orient
Les cours du pétrole tombent mardi avec l’accalmie des hostilités au Moyen-Orient qui se poursuit, Washington affirmant vouloir redonner une chance à la diplomatie.
Vers 18 heures, heure de Paris, le prix du baril de brent de la mer du Nord, pour livraison en septembre, perdait 5,29 % à 83,69 dollars. Le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en septembre, cédait 4,99 % à 78,49 dollars, après avoir brièvement perdu plus de 5 % également.
Au Yémen, l’affaire d’une prétendue fille de Saddam Hussein ravive la fronde des tribus contre les rebelles houthistes
Par Quentin Müller
Une jeune femme fait interruption dans un majlis – le lieu de réunion de la tribu. Elle porte une cape noire ornée de petits diamants aux épaulettes et un hijab rouge. Devant un parterre d’hommes armés, elle annonce sur un ton solennel : « Je viens solliciter la protection de toute la tribu Dahm. » Le cheikh Hamad Fadgham se lève, habillé d’une tunique blanche, une Kalachnikov à la main, le jambiya (poignard traditionnel) à la ceinture. « Bienvenue, sois rassurée, tu es sous notre protection », répond-il. « Voici une mèche de mes tresses », déclare-t-elle. Le cheikh se saisit de la poignée de cheveux et la brandit devant l’assemblée d’hommes en armes : « Cela nous engage tous : moi, tous les cheikhs de la tribu Dahm et de la confédération de tribus Bakil [l’une des plus importantes du pays]. »
L’Iran prévient que les bénéficiaires de ses avoirs gelés ne pourront pas transiter par le détroit d’Ormuz
Le commandement militaire conjoint iranien a déclaré mardi que toute entreprise ou tout pays qui recevraient des avoirs iraniens gelés à titre d’indemnisation pour ses navires endommagés ne seraient pas autorisés à transiter par le détroit d’Ormuz.
Donald Trump avait précédemment menacé d’utiliser les avoirs gelés iraniens pour payer tout dommage causé aux navires dans cette voie navigable. Une proposition que Téhéran a qualifiée d’« incendiaire » et d’« acte illégal ».
Sur Le Monde aujourd’hui
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Washington rend hommage au sénateur Lindsey Graham en présence de Volodymyr Zelensky et Benyamin Nétanyahou
Les funérailles du sénateur américain Lindsey Graham, proche allié de Donald Trump, ont débuté mardi au Capitole de Washington avec une cérémonie lors de laquelle le vice-président J. D. Vance a salué un homme de convictions qui « aimait les gens de tous les horizons ».
« Il était impossible de ne pas aimer Lindsey Graham comme être humain et bien sûr comme sénateur », a déclaré J. D. Vance sous la coupole du Capitole en hommage à l’élu de Caroline du Sud, mort le 11 juillet des suites d’une pathologie cardiaque.
Après le Capitole, une cérémonie aura lieu dans l’après-midi à la cathédrale de Washington en présence de Donald Trump – qui doit prononcer un éloge funèbre – mais aussi du président ukrainien, Volodymyr Zelensky, et du premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou.
Lindsey Graham, figure centrale du camp interventionniste à Washington, était un champion de la défense de l’Ukraine face à l’invasion russe, plaidant pour une aide accrue à Kiev et davantage de sanctions sur Moscou, mais également un fervent défenseur d’Israël.
Au moment de l’annonce de son décès, Donald Trump avait salué en Lindsey Graham « l’une des personnes et des sénateurs les plus grands » qu’il ait connus et avait ordonné de mettre les drapeaux américains en berne à travers le pays pour plusieurs jours.
Le président octogénaire a rendu mardi sur la chaîne Fox News un hommage particulier – dont il est coutumier – au sénateur. « Franchement, Lindsey aimait la guerre », a-t-il déclaré, avant d’ajouter : « Il n’a jamais vu une guerre qu’il n’aimait pas. »
M. Graham a milité des années durant pour une intervention militaire contre l’Iran et avait vu comme une grande victoire le conflit déclenché par les Etats-Unis aux côtés d’Israël en février. Téhéran avait d’ailleurs qualifié le sénateur d’être « malfaisant » au moment de sa mort.
Elu pour la première fois à la Chambre des représentants en 1994, Lindsey Graham était entré au Sénat en 2002 et avait continuellement été réélu depuis. Opposé à l’avortement, il a occupé à la chambre haute des postes très influents, comme président de la commission du budget.
Donald Trump réaffirme que l’Iran « n’aura jamais l’arme nucléaire »
Dans une interview à Fox News, le président américain, Donald Trump, a réaffirmé que Téhéran ne posséderait jamais l’arme atomique, comme le relaie la Maison Blanche sur X. « Ils n’auront jamais l’arme nucléaire. Ils le comprennent. Nous avons eu de très bonnes discussions », a déclaré M. Trump.
Il a également affirmé que le défunt sénateur Lindsey Graham, connu pour tenir l’une des lignes les plus dures du Parti républicain, l’avait exhorté à conclure un accord avec l’Iran. « Ce qui est très intéressant, avec Lindsey [Graham], c’est qu’il était, comme on dit, un véritable faucon sur la question iranienne. Mais au cours des dernières semaines, je dirais qu’il en était arrivé à se dire, “dans ce cas précis, il vaut mieux conclure un accord que de simplement détruire le reste du pays” », a-t-il commenté.
Donald Trump évoque de « bonnes » discussions sur l’Iran, mais réitère sa menace de frappes
Le président américain, Donald Trump, a fait état mardi de « bonnes » discussions avec l’Iran mais a réitéré ses menaces de frapper le site iranien de « Pickaxe Mountain » (sous la montagne de Kolang, dite « la montagne de la pioche ») et les infrastructures du pays si aucun accord n’est conclu avec Téhéran.
Dans une interview accordée à Fox News, Donald Trump a toutefois déclaré qu’il souhaitait désormais, dans la mesure du possible, éviter de frapper les ponts et les centrales électriques iraniens.
« C’est un équilibre très, très délicat. Je pense donc que nous sommes actuellement en position de force. Ils savent que je le ferai s’ils ne concluent pas d’accord », a insisté le président américain. « Nous ne pouvons plus les laisser rompre leurs engagements. »
Lors de cette interview à Fox News, le locataire de la Maison Blanche a été interrogé sur des informations selon lesquelles Benyamin Nétanyahou prévoit de l’informer d’activités en cours sur la « montagne de la pioche ».
« Je sais exactement ce qui se passe à Pickaxe. Ce n’est pas un gros problème. Nous avons détruit leurs sites nucléaires, et nous devrons détruire Pickaxe si nous ne parvenons pas à un accord. Si nous ne parvenons pas à un accord, nous le détruirons très facilement », a déclaré Donald Trump, ajoutant ne pas avoir besoin des informations de « Bibi ».
La « montagne de la pioche » est une installation fortifiée enfouie profondément sous terre près de l’un des principaux sites nucléaires de Téhéran. Le site n’a jusqu’à présent pas été pris pour cible par Israël ou les Etats-Unis.
L’UE condamne « sans équivoque » l’agression des deux diplomates français en Iran
La cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, a vivement condamné, mardi, l’agression mi-juillet de deux diplomates français en Iran, appelant à traduire ses auteurs en justice.
Le 20 juillet, le ministre français des affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, avait dénoncé « une action d’intimidation extrêmement grave de la part des services de sécurité iraniens » à l’encontre de deux diplomates, dont l’un avait été « molesté ».
D’après le ministre français, les diplomates avaient été « détenus sans raison pendant plusieurs heures » et « interrogés », en raison de leur mission de soutien à la société civile iranienne. Autant d’actes que Bruxelles a condamnés « sans équivoque ».
D’après la cheffe de la diplomatie de l’Union européenne (UE), ils constituent une « violation flagrante de la Convention de Vienne » sur les relations diplomatiques. « L’UE exprime sa solidarité avec la France et appelle l’Iran à traduire les auteurs de cette agression en justice et à respecter pleinement ses engagements internationaux », a-t-elle souligné dans un communiqué.
Les autorités iraniennes ont démenti l’agression, affirmant que les diplomates n’avaient été que « brièvement interrogés » par les services de sécurité, après avoir participé à une « réunion avec plusieurs personnes recherchées par les autorités ».
L’ambassadeur français en Iran, Pierre Cochard, a depuis été convoqué par le ministère des affaires étrangères à Téhéran pour « ingérence ». Le chargé d’affaires iranien en France avait lui été convoqué au Quai d’Orsay mardi dernier.
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Les pays du Golfe ont discuté du détroit d’Ormuz en vidéoconférence
Les ministres des affaires étrangères des pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG) se sont entretenus lors d’une réunion vidéo sur les négociations en cours entre les Etats-Unis et l’Iran.
« Les participants ont souligné l’importance de renforcer la coordination afin de garantir la liberté et la sécurité de la navigation dans le détroit d’Ormuz, tout en privilégiant les solutions politiques et diplomatiques de nature à consolider la sécurité et la stabilité régionales », a déclaré la Oman News Agence, l’agence de presse officielle du sultanat d’Oman.
Dans le sud de l’Iran, une guerre loin de Téhéran mais omniprésente
Par Ghazal Golshiri
Tous les soirs, à 22 heures, Sobhan (un pseudonyme, pour les raisons de sécurité, comme pour toutes les autres personnes citées dans cet article), habitant de Bandar-e Abbas, tend l’oreille. Au moindre bruit, cet artisan de 37 ans cherche à déterminer s’il s’agit d’un tir de défense aérienne iranienne ou d’une explosion. « Au moindre son, on s’arrête, on se regarde et on se demande – à voix haute ou simplement d’un regard : “Tu as entendu, toi aussi ? C’était quoi ?” Ensuite, on essaie de comprendre d’où venait le bruit », raconte-t-il, contacté par le biais de Telegram, une messagerie chiffrée bloquée en Iran mais accessible grâce à un VPN. La nuit, Sobhan se réveille régulièrement pour consulter les informations, à l’affût de l’annonce d’une nouvelle attaque.
Les ministres des affaires étrangères iranien et japonais se sont entretenus sur le détroit d’Ormuz
Le ministre des affaires étrangères iranien, Abbas Araghtchi, et le ministre des affaires étrangères japonais, Toshimitsu Motegi, se sont entretenus par téléphone ce mardi à la mi-journée, a annoncé sur Telegram M. Araghtchi.
« Au cours de cet entretien, le ministre des affaires étrangères iranien a présenté à son homologue japonais les derniers développements du processus diplomatique visant à instaurer la paix et la stabilité dans la région », précise le communiqué.
Et d’ajouter : « Les parties ont souligné la nécessité de poursuivre la coordination et la coopération communes afin de mettre fin à l’insécurité imposée dans le détroit d’Ormuz, qu’elles attribuent aux actions qu’elles qualifient d’agressives des Etats-Unis. »
Près de 90 % de ses importations de pétrole du Japon provenaient du Moyen-Orient avant le conflit.
En Irak, des salves de drones ont visé des groupes rebelles kurdes iraniens
Au moins 14 frappes de drones ont visé des rebelles kurdes iraniens dans la région du Kurdistan irakien depuis lundi, a déclaré mardi un de leurs représentants, imputant les attaques à l’Iran.
Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, le Kurdistan irakien, qui accueille des troupes américaines et des compagnies pétrolières étrangères, ainsi que des groupes kurdes iraniens en exil – qualifiés de terroristes par Téhéran –, a été la cible d’attaques menées par l’Iran et des factions armées irakiennes pro-iraniennes.
Après la reprise des hostilités dans la région début juillet, des attaques de drones, imputées à l’Iran par les autorités kurdes, ont été à plusieurs reprises interceptées au-dessus d’Erbil, la capitale du Kurdistan, et d’autres ont frappé des opposants kurdes iraniens.
« Les forces iraniennes ont lancé 14 attaques de drones depuis lundi (…) contre des bases appartenant à notre parti ainsi qu’au PDKI [Parti démocratique du Kurdistan iranien] et au PAK [Parti de la liberté du Kurdistan] », a déclaré à l’Agence France-Presse Amjad Panahi, du parti Komala. Adib Khaldian, du PAK, a confirmé que des drones avaient visé son groupe.
Les dernières attaques ont été signalées mardi avant l’aube. Les frappes, qui n’ont pas été revendiquées, ont causé des dégâts matériels et des incendies, mais aucune victime n’a été signalée. Le PDKI a quant à lui fait état, sur X, d’une « campagne large et soutenue qui a frappé la région du Kurdistan des dizaines de fois ces derniers jours ».
Les groupes d’opposition kurdes ont pour l’essentiel évacué leurs bases et camps dans le Kurdistan irakien depuis le début du conflit régional. Dans l’attaque récente la plus meurtrière, neuf membres du Komala avaient été tués le 17 juillet près de la ville de Souleimaniyé.
Le point sur la situation, mardi 28 juillet à 14 heures
- Le Kremlin assimile l’attaque d’un navire iranien à une attaque contre l’Iran, a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov. Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a affirmé que Kiev avait frappé des navires utilisés pour transporter du matériel militaire impliquant l’Iran.
- Les cours du pétrole passent au-dessous des 80 dollars. Vers 11 h 30 à Paris, le prix du baril de brent de la mer du Nord, pour livraison en septembre, perdait 3,07 %, à 85,65 dollars (soit 75,20 euros). Le baril de WTI, pour livraison en septembre, cédait 2,58 %, à 80,48 dollars (soit 70,66 euros).
- Benyamin Nétanyahou, premier ministre israélien, devrait présenter à Donald Trump, président des Etats-Unis, des preuves d’activités nucléaires iraniennes, rapporte le New York Post. Israël menace de frapper l’Iran « de toutes ses forces » en cas d’attaque, a averti Israel Katz, le ministre de la défense israélien.
- Oman a présenté à l’Iran un mécanisme régional concernant le détroit d’Ormuz, selon l’agence Reuters. Cette proposition s’inspire du modèle du détroit de Malacca entre l’Indonésie et la Malaisie.
- L’Iran, Oman et l’Arabie saoudite appellent à la coopération face aux Etats-Unis. L’Iran insiste pour conserver le contrôle du détroit et veut en faire payer le passage, tout en maintenant Oman associé à cette gestion en tant que deuxième Etat riverain.
- L’Arabie saoudite réoriente ses exportations de pétrole vers l’Egypte, via l’oléoduc Sumed [Suez-Méditerranée] jusqu’à Sidi Kerir, sur la Méditerranée, après les menaces et les attaques des rebelles houthistes.
Le Kremlin assimile l’attaque d’un navire iranien à une attaque contre l’Iran
Le Kremlin a estimé, mardi, que l’attaque ukrainienne contre un navire iranien en mer Caspienne devait être considérée comme une attaque contre l’Iran lui-même. « La géographie des activités terroristes du régime de Kiev s’étend. Cela souligne une nouvelle fois la nécessité de mener à bien et d’achever l’opération militaire spéciale », a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, reprenant l’expression employée par Moscou pour désigner son offensive en Ukraine.
« Cette menace doit être empêchée et définitivement détruite », a-t-il ajouté, commentant une annonce des autorités irakiennes concernant l’arrestation de combattants ukrainiens qui auraient agi sur instruction de Kiev. M. Peskov a par ailleurs accusé l’Ukraine d’avoir mené une « attaque terroriste » contre l’Allemagne en faisant exploser les gazoducs Nord Stream.
Il a également affirmé que Kiev avait « frappé le Kazakhstan » en visant les infrastructures du Caspian Petroleum Consortium (CPC), dont le pays est copropriétaire et actionnaire. « Le régime de Kiev a fait exploser un navire marchand iranien en mer Caspienne. C’est une attaque contre l’Iran », a-t-il ajouté.
Le ministère des affaires étrangères iranien avait condamné, samedi, cette attaque, qui aurait provoqué une explosion, tuant un marin et en blessant un autre. Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a affirmé que Kiev avait frappé des navires utilisés pour transporter du matériel militaire impliquant l’Iran.
Les cours du pétrole passent au-dessous des 80 dollars
Les cours du pétrole chutent, mardi 28 juillet – le west texas intermediate (WTI), baril américain de référence, passe même au-dessous des 80 dollars (soit 70,24 euros) – en raison de l’accalmie des hostilités au Moyen-Orient qui se poursuit.
Vers 11 h 30 à Paris, le prix du baril de brent de la mer du Nord, pour livraison en septembre, perdait 3,07 %, à 85,65 dollars (soit 75,20 euros). Le baril de WTI, pour livraison en septembre, cédait 2,58 %, à 80,48 dollars (soit 70,66 euros), après avoir brièvement chuté à 79,80 dollars (soit 70,26 euros) dans la séance.
La reprise des flux de pétrole en provenance de la mer Noire exercerait également une certaine pression à la baisse sur le marché.
Le président des Etats-Unis, Donald Trump, a jugé, lundi, que les discussions avec Téhéran avaient « de bonnes chances » d’aboutir. « En ce moment, ils nous parlent de conclure un accord », a déclaré le dirigeant américain sans fournir davantage de détail. Esmaeil Baghaei, le porte-parole du ministère des affaires étrangères iranien, avait affirmé plus tôt lundi que Téhéran n’était à « l’heure actuelle » engagé « dans aucune négociation avec les Etats-Unis ».
Israël menace de frapper l’Iran « de toutes ses forces » en cas d’attaque
Israël frappera l’Iran « de toutes ses forces » si Téhéran attaque son territoire, a averti Israel Katz, le ministre de la défense israélien. « Je l’ai annoncé, le premier ministre l’a annoncé : s’ils tirent sur Israël, nous frapperons de toutes nos forces », a-t-il ajouté. Israël a déjà frappé l’Iran à deux reprises et se tient prêt à mener une troisième opération avec ses propres moyens, a-t-il affirmé.
Selon lui, les Iraniens frappent plusieurs cibles dans la région, mais s’abstiennent de cibler le territoire israélien, car « ils savent que des avions américains décollent d’ici et se ravitaillent d’ici pour attaquer ».
Benyamin Nétanyahou devrait présenter à Donald Trump des preuves d’activités nucléaires iraniennes
Le premier ministre israélien devrait informer Donald Trump des activités menées par l’Iran au mont Kolang – complexe souterrain fortement fortifié du centre du pays, surnommé « Pickaxe Mountain » (« montagne de la pioche ») par Washington – et de ses efforts présumés pour relancer son programme nucléaire, rapporte le New York Post, citant une source israélienne.
Benyamin Nétanyahou entendrait convaincre le président américain que Téhéran ment sur sa volonté de parvenir à une solution diplomatique. Israël affirme notamment avoir découvert que l’Iran avait transféré des centrifugeuses dans ce complexe peu après la conclusion d’un protocole d’accord avec Washington, une information initialement rapportée par le Wall Street Journal.
Le complexe, dont la construction aurait commencé secrètement en 2020, est situé à 1,5 kilomètre au sud du site nucléaire de Natanz, visé à plusieurs reprises pendant la guerre contre l’Iran.
L’Iran affirme que 12 ponts et deux tunnels ont été endommagés par les frappes américaines
Douze ponts et deux tunnels ont été endommagés lors des dernières frappes américaines contre l’Iran, a annoncé, mardi, la porte-parole du gouvernement iranien, Fatemeh Mohajerani. « Il faut distinguer les dommages causés aux infrastructures de ceux subis par les biens de la population », a-t-elle déclaré lors d’une conférence de presse télévisée, estimant que les dégâts infligés aux propriétés privées étaient « très importants ».
Des bateaux de pêche constituant l’unique source de revenus de leurs propriétaires ont été gravement endommagés, de même que des entreprises du secteur touristique, selon la porte-parole.
Mme Mohajerani a également affirmé que des installations à vocation exclusivement civile avaient été visées. Le centre météorologique de Bouchehr aurait été presque entièrement détruit et l’aéroport de la ville serait désormais hors service, nécessitant une reconstruction complète. La tour de contrôle maritime de Chabahar, utilisée pour guider les navigateurs et coordonner les opérations de secours en mer, a également été lourdement endommagée, selon elle.
Les deux tunnels touchés ont été rouverts grâce au travail des services routiers, tandis que des itinéraires de remplacement ont été aménagés autour des ponts endommagés. Leur reconstruction doit être menée en urgence en raison du début de la saison des pluies de mousson.
Une importante gare ferroviaire située sur l’embranchement de Bandar-e Abbas a aussi été frappée, ainsi que deux ponts dans le Sud et deux autres dans le nord-est du pays, a précisé Mme Mohajerani. Les aéroports d’Iranshahr, de Semnan et de Bandar-e Abbas ont également subi des dégâts.
Oman a présenté à l’Iran un mécanisme régional concernant le détroit d’Ormuz, selon l’agence Reuters
Oman a présenté à l’Iran une proposition visant à mettre en place un mécanisme régional conjoint pour la gestion du détroit d’Ormuz, financé par des redevances volontaires, a déclaré mardi à l’agence Reuters une source du Golfe.
Selon cette proposition omanaise, qui semble recueillir l’assentiment ailleurs dans la région, l’Iran n’exercera pas le contrôle exclusif du détroit, voie navigable vitale pour le transport maritime mondial d’hydrocarbures, a ajouté la source.
Cette proposition s’inspire du modèle du détroit de Malacca entre l’Indonésie et la Malaisie, où les compagnies contribuent volontairement au financement de la navigation, de la protection de l’environnement et des opérations de recherche et de sauvetage.
L’Iran a cependant déclaré lundi qu’il contrôlait toujours le détroit d’Ormuz et qu’il ne cherchait pas à reprendre des négociations avec les Etats-Unis


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