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Dans une interview au « Wall Street Journal », le président américain a nié toute pénurie alors que des inquiétudes se font jour concernant les stocks américains d’intercepteurs antimissiles. D’après le Center for Strategic and International Studies, au moins 1 500 intercepteurs Patriot auraient été utilisés depuis le début du conflit, laissant moins de 1 000 unités dans les stocks américains.
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L’Iran dit avoir convoqué, dimanche, l’ambassadeur français pour « ingérence »
L’Iran a accusé deux diplomates français d’être intervenus dans ses affaires intérieures sous couvert de contacts avec la société civile, estimant que Paris devait présenter des excuses.
« C’est la partie française qui doit s’excuser auprès de l’Iran », a déclaré Esmaïl Baghaï, le porte-parole du ministère des affaires étrangères iranien, dénonçant une « fuite en avant » des autorités françaises.
Selon lui, les deux diplomates ont mené, sous couvert de leur mission et de l’ambassade, des activités qui ne sauraient être justifiées au regard de la Convention de Vienne de 1961 sur les relations diplomatiques.
« Sous prétexte d’entretenir des relations avec la société civile, ils se sont ingérés dans les affaires intérieures de l’Iran », a-t-il affirmé, ajoutant que les missions qu’ils s’étaient attribuées constituaient une intervention dans les affaires internes du pays.
L’ambassadeur de France à Téhéran a été convoqué dimanche au ministère iranien des affaires étrangères. Les autorités iraniennes lui ont demandé que Paris mette fin à ce type d’actions, menées selon elles sous des intitulés « trompeurs » tels que la « promotion des droits humains » ou le « soutien à la société civile ».
Le drone Shahed, symbole de la coopération entre l’Iran et la Russie
Exporté par Téhéran vers Moscou, puis produit sur place sous licence, le drone-suicide a été enrichi de technologies de navigation et de brouillage russes, comme certains missiles utilisés par l’Iran dans la guerre lancée par les Etats-Unis et Israël.
L’Iran promet de répondre à l’attaque ukrainienne contre un navire iranien
L’Iran a qualifié lundi de « dangereuse aventure » l’attaque attribuée à l’Ukraine contre un navire iranien en mer Caspienne et assuré qu’elle « ne resterait certainement pas sans réponse ».
« Cet acte était totalement illégal, injustifiable et contraire à la Charte des Nations unies », a déclaré Esmaïl Baghaï, le porte-parole du ministère des affaires étrangères iranien, en réponse à une question de l’agence officielle Irna.
Téhéran affirme que l’attaque a tué et blessé plusieurs ressortissants iraniens. Le ministère des affaires étrangères a publié un communiqué de condamnation et convoqué le chargé d’affaires ukrainien.
M. Baghaï a estimé que les pays soutenant l’Ukraine, notamment en Europe, devaient répondre de cette opération. Comparant l’attitude de Volodymyr Zelensky à celle « des anarchistes » ayant mené des actions dangereuses à la veille de la Première Guerre mondiale, il a averti que les conséquences d’une telle initiative seraient « imprévisibles ». « Les parrains de Zelensky doivent le contrôler », a-t-il ajouté, affirmant que les actions ukrainiennes pourraient avoir des répercussions dans plusieurs régions du monde.
Le porte-parole a également réaffirmé que l’Iran n’était pas impliqué dans la guerre entre la Russie et l’Ukraine, malgré les accusations de Kiev concernant la fourniture de drones et de technologies militaires iraniennes à Moscou. Selon lui, les États riverains de la mer Caspienne sont « profondément préoccupés et mécontents » de cette attaque, dont l’Ukraine devra « répondre ».
L’Iran annonce avoir bloqué six navires dans le détroit d’Ormuz
La marine des gardiens de la révolution iraniens a empêché lundi 27 juillet six navires d’emprunter le détroit d’Ormuz après qu’ils ont tenté d’y transiter par des routes non autorisées par les autorités iraniennes, rapportent les médias iraniens.
« La nuit dernière, six navires qui tentaient de passer par une route autre que celle désignée ont été stoppés par la marine des gardiens de la révolution à l’aide de tirs de semonce et contraints de faire demi-tour », a déclaré un correspondant de la télévision d’Etat depuis le Golfe. Plus tôt, la télévision d’Etat avait fait état d’un « incident » impliquant un navire, sans fournir davantage de précisions.
Samedi, les gardiens, armée idéologique iranienne, avaient annoncé avoir stoppé quatre navires qui tentaient de traverser la partie sud du détroit après avoir tiré des coups de semonce. Les forces armées iraniennes ont à plusieurs reprises empêché des navires de franchir ce passage maritime stratégique en effectuant ces tirs.
Après la reprise des hostilités avec Washington le 7 juillet, l’Iran a de nouveau verrouillé le détroit d’Ormuz, une voie maritime cruciale pour le commerce mondial des hydrocarbures, revendiquant d’imposer des droits de passage sur les bateaux et autorisant uniquement la route longeant ses côtes.
Donald Trump assure que les Etats-Unis disposent de suffisamment de munitions
Les Etats-Unis ont reporté une vaste campagne de frappes contre l’Iran, qui aurait pu durer jusqu’à deux semaines, afin de laisser une chance aux efforts diplomatiques pour rouvrir le détroit d’Ormuz, sur fond d’inquiétudes concernant les stocks américains d’intercepteurs antimissiles.
Interrogé par The Wall Street Journal, le président américain a toutefois nié toute pénurie. « Nous avons bien plus de munitions que n’importe quel autre pays au monde, et bien davantage que nécessaire », a-t-il affirmé.
Le chef d’état-major américain, le général Dan Caine, aurait pourtant averti la Maison Blanche de la diminution des réserves de missiles Patriot et d’autres intercepteurs de défense aérienne. Selon lui, ces stocks limités n’empêcheraient pas une reprise des combats majeurs contre l’Iran, mais en augmenteraient les risques.
D’après deux experts du Center for Strategic and International Studies, au moins 1 500 intercepteurs Patriot auraient été utilisés depuis le début de la guerre, laissant moins de 1 000 unités dans les stocks américains. Cette forte consommation pourrait réduire la capacité de Washington à dissuader d’autres adversaires, notamment la Chine, préviennent-ils. Plusieurs monarchies du Golfe auraient également fortement entamé leurs réserves.
Les défenses aériennes américaines au Moyen-Orient n’interceptent pas systématiquement les missiles balistiques et les drones iraniens afin d’économiser leurs stocks de munitions, rapportait NBC News, vendredi, citant deux hauts responsables américains. L’armée américaine renoncerait à utiliser de coûteux intercepteurs lorsqu’ils estiment qu’un projectile ne menace pas les forces américaines, les installations stratégiques ou les alliés régionaux.
Sur Le Monde aujourd’hui
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Volodymyr Zelensky accuse l’Iran d’avoir « attaqué » l’Ukraine en fournissant des drones à la Russie
Dans un entretien à la chaîne britannique Sky News, Volodymyr Zelensky estime que l’Iran a déjà attaqué son pays en fournissant à la Russie des drones Shahed et les technologies nécessaires à leur fabrication. « Dès la première année de la guerre, l’Iran a fourni à la Russie de nouvelles technologies », notamment « des milliers » de drones Shahed, avant de lui accorder des licences de production, dit le président ukrainien. « Est-ce qu’ils nous ont attaqués ? Je pense que oui. Ils l’ont donc déjà fait », a-t-il ajouté.
Volodymyr Zelensky affirme également que l’Iran et la Corée du Nord ont soutenu Moscou dès le début de l’invasion, sans provocation préalable de l’Ukraine. Selon lui, Pyongyang a notamment fourni à la Russie des drones, des missiles, des obus d’artillerie de 155 mm ainsi que 10 000 soldats.
Le président ukrainien appelle toutefois à éviter toute décision précipitée susceptible d’ouvrir un nouveau front, tout en affirmant que Kiev devait se préparer à une possible intensification des attaques.
Abbas Araghtchi, le ministre des affaires étrangères iranien, a accusé Volodymyr Zelensky d’être responsable d’une attaque contre un navire marchand iranien ayant causé la mort d’un marin. Une action qui « ne peut rester sans réponse », a-il averti, tout en rejetant les accusations ukrainiennes contre Téhéran.
Le Pentagone retire quatre soldats tués du bilan officiel de la guerre contre l’Iran
Les quatre militaires américains tués depuis la reprise des combats entre les États-Unis et l’Iran ne figurent plus dans le bilan officiel de cette guerre publié par le Pentagone, mais ont été reclassés dans une nouvelle catégorie, selon l’agence Associated Press (AP).
Le système officiel de comptabilisation des victimes du ministère américain de la défense recensait encore mardi 18 morts et 482 blessés. Mercredi, ce bilan est retombé à 14 morts et 420 blessés. Une nouvelle rubrique baptisée « Opérations à l’étranger » est apparue dimanche, mentionnant les noms des quatre soldats ainsi que 207 blessés, sans préciser si tous avaient été touchés dans le conflit iranien.
Trois de ces militaires ont été tués le 17 juillet lors d’une attaque iranienne contre une base en Jordanie. Le quatrième est mort le lendemain en Irak pendant la destruction contrôlée d’un drone iranien. Donald Trump avait lui-même affirmé que le conflit avait coûté la vie à 18 militaires américains.
Le Pentagone assure que ces variations résultent « d’anomalies » et de « perturbations temporaires des données », et non d’une volonté de dissimuler le bilan humain. Un responsable américain a toutefois indiqué à AP que le nombre réel de blessés dépasserait désormais les 500.
Cette nouvelle catégorie comptabilise les pertes survenues depuis le 7 juillet, date de la reprise des hostilités après des attaques iraniennes contre trois navires marchands dans le détroit d’Ormuz. Les forces américaines et iraniennes ont ensuite échangé des frappes pendant près de deux semaines, avant une suspension des attaques depuis deux nuits sur fond d’efforts diplomatiques.
Le manque d’informations fournies par le Pentagone sur les pertes et la stratégie militaire alimente les interrogations sur la transparence de l’administration Trump. Aucune conférence de presse consacrée à la guerre n’a été organisée depuis le début du mois de mai, selon AP.
Le chef du CentCom aurait recommandé l’arrêt des frappes près du détroit d’Ormuz, rapporte « Axios »
L’amiral Brad Cooper, chef du commandement régional des Etats-Unis pour le Moyen-Orient (CentCom], a recommandé de mettre fin aux bombardements autour du détroit d’Ormuz, estimant que cette campagne avait atteint les limites de son efficacité, rapporte le média américain Axios.
Selon le média, l’avis du commandant du CentCom et d’autres conseillers a pesé dans la décision prise vendredi par Donald Trump de suspendre les frappes contre des cibles iraniennes. Il s’agissait de la première interruption de ce type en deux semaines.
L’amiral Cooper aurait estimé que les opérations avaient considérablement réduit la capacité de l’Iran à attaquer les navires et que la plupart des cibles prévues avaient déjà été frappées. Il aurait jugé inutile de poursuivre la campagne actuelle sans décision de reprendre des opérations de grande ampleur contre les 20 % de cibles identifiées mais épargnées lors de l’opération « Epic Fury ».
Le chef d’état-major américain, le général Dan Caine, aurait par ailleurs averti Donald Trump et le ministre de la défense, Pete Hegseth, qu’une pénurie d’intercepteurs antiaériens risquait de limiter la protection des forces américaines et de leurs alliés dans la région.
Les cours du pétrole en baisse de plus de 5 % avec les espoirs renouvelés d’un accord entre les Etats-Unis et l’Iran
Les cours du pétrole sont en baisse, lundi, à l’ouverture des marchés asiatiques, les investisseurs se montrant soulagés par deux nuits de suite sans frappes américaines en Iran, ce qui laisse la porte ouverte à de nouveaux pourparlers entre les belligérants.
Le prix du baril de brent de la mer du Nord, référence internationale pour le pétrole, cédait 5,58 % à 91,38 dollars (environ 80 euros). Son équivalent américain, le baril de WTI, reculait lui de 5,46 % à 84,43 dollars (environ 74 euros).
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Le chef de la diplomatie iranienne accuse l’Ukraine d’avoir attaqué un navire commercial iranien
Le ministre des affaires étrangères iranien, Abbas Araghtchi, a accusé l’Ukraine d’avoir attaqué un navire commercial iranien dans la mer Caspienne, affirmant qu’un marin avait été tué. Sur X, il a dénoncé une « violation flagrante de la Charte des Nations unies », accusant le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, d’avoir agi « à la demande d’Israël » afin d’entraîner l’Europe dans le conflit.
Le chef de la diplomatie iranienne a dit avoir évoqué cet incident lors d’entretiens avec la cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, et son homologue russe, Sergueï Lavrov. Il a assuré que cette attaque « ne peut pas rester sans réponse », sans préciser quelles mesures Téhéran envisage de prendre.
Donald Trump « laisse de la place aux négociations », selon l’ambassadeur des Etats-Unis auprès des Nations unies
Donald Trump laisse « de la place » pour les négociations sur la guerre en Iran, a déclaré dimanche l’ambassadeur américain à l’ONU, après deux nuits consécutives sans frappes américaines contre le pays.
Interrogé sur NBC News pour savoir si le président américain avait décidé de renoncer à une nouvelle escalade en Iran, Mike Waltz a répondu : « Je n’irais pas jusque-là. Le président garde toutes les options sur la table. »
« Ce que fait le président en ce moment, (…) c’est laisser de la place aux négociations. Les négociations se poursuivent », a-t-il ajouté.
Aucun bombardement américain n’a été signalé en Iran dimanche à l’aube, marquant la deuxième nuit consécutive de pause dans les hostilités.
Le point sur la situation, dimanche 26 juillet à 17 heures
- Aucun bombardement américain n’a été signalé en Iran dimanche à l’aube, marquant la deuxième nuit consécutive de pause dans les hostilités.
- L’Iran n’a revendiqué aucune attaque contre ses voisins du Golfe alliés de Washington, et ces derniers n’ont fait état d’aucune alerte nocturne. « Comme notre stratégie est essentiellement basée sur la riposte, nous avons également interrompu nos opérations », a commenté le porte-parole de l’armée iranienne Mohammad Akraminia.
- Donald Trump assure que le dialogue avec Téhéran n’est pas rompu. « En fait, on leur parle en ce moment », a-t-il dit au sujet des dirigeants iraniens. « Je pense qu’ils deviennent de plus en plus sérieux au fil des jours, peut-être pour une raison évidente », a-t-il ajouté.
- Selon le New York Times, qui cite deux sources proches du dossier, le gouvernement américain s’inquiète de l’affaiblissement du stock de systèmes d’interception de missiles Patriot et d’autres équipements défensifs protégeant les pays du Golfe.
- La guerre au Moyen-Orient va « s’étendre encore » si les Etats-Unis reprennent leurs bombardements, a averti l’armée iranienne, avant une visite du premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, à Washington.
« Si l’Iran attaque Israël, il commettra une terrible erreur », avertit Benyamin Nétanyahou
« Si l’Iran attaque Israël, que ce soit directement ou par l’intermédiaire de “proxies”, à l’aide de missiles balistiques ou de drones de combat, il commettra une terrible erreur. Car notre riposte, la riposte d’Israël, sera très, très vigoureuse », a déclaré le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, sur Fox News. « La guerre prendra fin lorsque le régime iranien s’effondrera », a-t-il ajouté.
Si une accalmie semble s’être installée depuis deux jours dans le Golfe, un nouveau front dans la guerre s’est ouvert avec la reprise le 13 juillet des hostilités entre l’Arabie saoudite et les rebelles houthistes du Yémen, soutenus par Téhéran.
Le pape renouvelle son appel à la paix au Proche et Moyen-Orient
Le pape Léon XIV a une fois de plus invité à des négociations pour parvenir à la paix au Proche et au Moyen-Orient, à l’issue de la prière de l’Angélus.
« Je suis avec inquiétude la persistance et l’aggravation de la violence en terre sainte, dont de nombreux civils ont également été victimes ces derniers temps, en Cisjordanie et à Gaza », a-t-il dit.
« Je lance un appel pressant pour que l’on revienne à la négociation d’une solution politique équitable, fondée sur l’égale dignité et l’égalité des droits de chaque personne humaine », a poursuivi le pape.
« Je renouvelle également mon appel concernant la situation dans l’ensemble du Moyen-Orient, où l’intensification des opérations militaires a ravivé la violence et la destruction, mettant gravement en danger la vie de nombreux civils et aggravant la pénurie d’eau potable et d’électricité », a ajouté Léon XIV.
« Du fond du cœur, j’exhorte toutes les parties concernées à suspendre les attaques et à rouvrir d’urgence les voies du dialogue et de la diplomatie, afin de parvenir au plus vite à la paix, tant désirée pour toute la région », a conclu le pape.
L’armée libanaise condamne les attaques israéliennes empêchant son déploiement dans le Sud
L’armée libanaise a condamné la poursuite des opérations militaires d’Israël dans le sud du Liban, qui l’empêche selon elle de s’y déployer comme prévu par l’accord signé en juin entre les deux pays à Washington pour mettre fin à la guerre.
« Les forces de l’occupation israélienne continuent leurs attaques et violations de l’accord et des lois internationales en détruisant et en rasant au bulldozer les habitations de façon systématique, en bombardant et en ratissant à l’arme automatique plusieurs zones du sud du pays », dit l’armée dans un communiqué.
Les rebelles houthistes du Yémen affirment avoir abattu un drone de reconnaissance saoudien
Les rebelles houthistes du Yémen, alliés de l’Iran, ont annoncé avoir abattu un drone de reconnaissance saoudien qui survolait, selon eux, leur territoire, au lendemain d’attaques contre des installations pétrolières dans le royaume.
Le drone a été abattu alors qu’il menait des « opérations hostiles » dans le nord-ouest du Yémen, a affirmé sur le réseau social X le porte-parole militaire du mouvement rebelle, Yahya Saree.
L’Iran dit avoir arrêté de frapper ses voisins parce que les Etats-Unis ont cessé leurs bombardements
« Les deux dernières nuits, les Américains ont stoppé leurs attaques. Comme notre stratégie est essentiellement fondée sur la riposte, nous avons également interrompu nos opérations », a affirmé le porte-parole de l’armée iranienne, Mohammad Akraminia, dans un entretien à la télévision d’Etat.
La guerre va « s’étendre encore » si les attaques américaines reprennent, prévient l’armée iranienne
La guerre au Moyen-Orient va « s’étendre encore » si les Etats-Unis reprennent leurs bombardements, en pause depuis deux jours, a averti l’armée iranienne, avant une visite du premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, à Washington.
« Si les Américains se laissent à nouveau tromper par les sionistes ou s’alignent sur eux, et insistent pour continuer la guerre, particulièrement par des frappes aériennes, elle s’étendra géographiquement », a déclaré le porte-parole de l’armée, Mohammad Akraminia, cité par la télévision d’Etat.
Des « discussions fructueuses » entre l’Iran et Oman sur la gestion du détroit d’Ormuz, affirme Téhéran
« Des discussions ont eu lieu à Téhéran vendredi et samedi, à différents niveaux, entre l’Iran et l’Oman » concernant la gestion du détroit d’Ormuz, a fait savoir le porte-parole du ministère des affaires étrangères iranien, Esmaeil Baghaei.
« Au cours de ces discussions, les deux parties ont échangé des points de vue sur les principes communs et les mécanismes opérationnels pour assurer une navigation sécurisée dans le détroit d’Ormuz, tout en respectant les droits souverains des deux Etats riverains », a-t-il déclaré à la presse, selon les propos rapportés par l’agence de presse iranienne Tasnim.
M. Baghaei a affirmé que « les discussions [avaient] été fructueuses et que des progrès [avaient] été réalisés » et que des « consultations techniques et politiques » entre les deux parties se poursuivaient. Il a ajouté que la situation du trafic dans le détroit n’avait pas changé.
L’Iran épargné par les bombardements américains pour la deuxième nuit de suite
Aucun bombardement américain n’a été signalé en Iran, dans la nuit de samedi à dimanche, marquant la deuxième nuit successive de pause dans les hostilités, alors que des médias américains font état d’un possible manque de munitions après bientôt cinq mois de guerre.
Alors même que le président américain, Donald Trump, a dit vendredi envisager des bombardements encore plus importants contre l’Iran, l’armée américaine n’a annoncé aucune frappe, dimanche, à l’aube. De son côté, l’Iran n’a revendiqué aucune attaque contre ses voisins du Golfe, et ces derniers n’ont fait état d’aucune alerte nocturne.


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