Cet article vous est offert

Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous

Se connecter

Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ?
Inscrivez-vous gratuitement

Vainqueur de justesse de la dernière présidentielle, Abelardo de la Espriella avait reçu l’appui du président américain, Donald Trump, pendant la campagne.

Le président colombien élu, Abelardo de la Espriella, lors d’une parade militaire à Bogota, le 20 juillet 2026. Le président colombien élu, Abelardo de la Espriella, lors d’une parade militaire à Bogota, le 20 juillet 2026.

Le président élu de la Colombie, Abelardo de la Espriella, soutenu par les Etats-Unis, a affirmé, dimanche 26 juillet, qu’il romprait les relations diplomatiques avec l’île communiste de Cuba et le gouvernement qui dirige le Nicaragua d’une main de fer, une fois au pouvoir. « Dans mon gouvernement, il n’y aura aucun lien avec les tyrannies », a lancé sur les réseaux sociaux le représentant de l’extrême droite, qui doit prendre ses fonctions le 7 août.

Annonçant la fermeture de 15 consulats et de 14 ambassades, le futur chef de l’Etat a précisé que cette mesure n’impliquait la rupture des relations qu’avec deux pays, « Cuba et le Nicaragua ».

Vainqueur de justesse de la dernière présidentielle, Abelardo de la Espriella avait reçu l’appui du dirigeant américain, Donald Trump, pendant la campagne. La Colombie et les Etats-Unis, deux alliés historiques, traversent des tensions diplomatiques inédites depuis le début du second mandat de Donald Trump, qui a multiplié les accrochages avec le sortant de gauche, Gustavo Petro.

Selon ce dernier, Abelardo de la Espriella « obéit directement au département d’Etat des Etats-Unis ». Il a également critiqué ce qu’il a qualifié d’« ingérence » de Donald Trump dans la politique nationale en raison de son soutien explicite au président élu d’extrême droite.

Relations diplomatiques tendues

Au Nicaragua, le Parlement et l’autorité électorale progressent vers une réforme qui bannirait l’opposition des élections, comme le souhaite le président Daniel Ortega, au pouvoir depuis 2007. Washington a fermement dénoncé ce projet. Concernant Cuba, les relations avec les Etats-Unis se sont gravement envenimées ces derniers mois, Donald Trump ayant plusieurs fois menacé de prendre le contrôle de l’île.

Abelardo de la Espriella entend également rouvrir une mission diplomatique à Jérusalem et faire suspendre l’installation de l’ambassade colombienne dans les territoires palestiniens, une initiative de Gustavo Petro.

Il est par ailleurs prévu que Bogota ferme ses ambassades en Algérie, en Haïti, à la Barbade, en Hongrie, au Sénégal, en Ethiopie et en Afrique du Sud, entre autres. En Italie et en France par exemple, les représentations seront unifiées. Le président élu a justifié ces changements par des raisons budgétaires, disant vouloir économiser ou renforcer le financement de la sécurité.

Le Monde avec AFP