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À Hillion, un homme de 48 ans a été condamné jeudi 15 octobre, après avoir frappé sa mère à plusieurs reprises alors qu'il était alcoolisé. Il devra notamment suivre des soins.
Sur le même thèmeAlcoolTribunal de Saint-BrieucArticle réservé aux abonnés S'abonner

Par Steven Couzigou Publié le 19 oct. 2026 à 10h10
Le prévenu et sa mère arrivent ensemble au tribunal de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor) et se présentent côte à côte devant la présidente.
La différence de gabarit entre les deux est frappante. Lui mesure une bonne tête de plus qu’elle et pèse une trentaine de kilos supplémentaires.
Il frappait sa mère lorsqu’elle refusait de lui servir de l’alcool
Les faits remontent à janvier 2026. À cette période, l’homme boit quotidiennement. « Il se lève juste pour boire et se recouche », raconte sa mère à la barre.
Lorsqu’elle décide de ne plus lui acheter d’alcool, les violences surviennent. Le jour des faits, son fils lui assène un coup de poing au visage.
La trace est encore visible lorsque les gendarmes interviennent. La mère leur explique alors avoir également été frappée la veille au soir et le matin même.
Lors de son interpellation, le prévenu présente près de 2 grammes d’alcool par litre de sang.
« Il ne boit plus une goutte d’alcool »
Quelques mois plus tard, la situation a changé. À la barre, la mère assure que son fils est désormais abstinent depuis plus de six mois. « Il ne boit plus une goutte d’alcool », affirme-t-elle.
Le quadragénaire est également suivi pour son addiction à l’alcool, qu’il relie notamment aux décès de son père et de l’un de ses frères, mort à seulement 21 ans.
Il souffre par ailleurs d’une maladie du foie qu’il attribue à sa consommation d’alcool.
Face au tribunal, il reconnaît les faits et exprime ses regrets. « Je suis conscient du mal que j’ai pu faire à ma mère », explique-t-il en substance.
Après sa garde à vue, l’homme avait été hospitalisé. Depuis son retour au domicile familial, il suit son traitement et se rend à ses rendez-vous médicaux.
Sa mère l’accompagne elle-même et veille notamment à ce qu’il prenne correctement ses médicaments.
Sa mère demande des soins plutôt que de l’argent
La victime s’est constituée partie civile dans cette affaire. Mais elle ne réclame pas de dommages et intérêts. Son objectif est différent : elle souhaite que la justice impose à son fils de poursuivre ses soins.
Le tribunal a finalement condamné l’homme à un an d’emprisonnement avec sursis probatoire pendant deux ans. Il devra notamment suivre une obligation de soins et a interdiction de fréquenter les débits de boissons.
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