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« Profondément choqué » par la victoire régionale de l’extrême droite, dimanche, le chancelier doit aussi composer avec son partenaire de coalition, le Parti social-démocrate (SPD), qui veut désormais renégocier la réforme des retraites. De son côté, l’Alternative pour l’Allemagne (AfD) affirme vouloir atteindre 40 % des suffrages au niveau fédéral en 2029.

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Friedrich Merz, chancelier allemand, et Sven Schulze, ministre-président de Saxe-Anhalt, lors d’une réunion de la direction de leur parti, l’Union chrétienne-démocrate (CDU), à Berlin, le 7 septembre 2026. Friedrich Merz, chancelier allemand, et Sven Schulze, ministre-président de Saxe-Anhalt, lors d’une réunion de la direction de leur parti, l’Union chrétienne-démocrate (CDU), à Berlin, le 7 septembre 2026.

C’est un Friedrich Merz physiquement marqué qui s’est adressé, lundi 7 septembre, aux journalistes à Berlin. L’effondrement spectaculaire du parti du chancelier, l’Union chrétienne-démocrate (CDU), lors des élections régionales qui se sont tenues dimanche dans le Land de Saxe-Anhalt, a sonné comme un désaveu personnel pour le dirigeant au pouvoir depuis mai 2025. Celui qui avait promis, en 2018, de diviser par deux le score de l’extrême droite s’il venait à diriger le pays, se trouve aujourd’hui confronté à une douloureuse réalité : non seulement le parti Alternative pour l’Allemagne (AfD), qui occupe déjà un quart des sièges au Bundestag depuis 2025, devrait prochainement diriger l’un des seize Länder allemands – une première depuis l’après-guerre –, mais c’est la CDU qui a divisé son score par deux, et s’y trouve désormais « dans l’opposition », comme l’a reconnu Sven Schulze, le candidat du parti dans la région, pourtant tenue sans interruption par les démocrates-chrétiens depuis 2002.

Dès dimanche soir, de Magdebourg, capitale de la Saxe-Anhalt, les regards se sont tournés vers Berlin. « Nous sommes tous profondément choqués », a admis, au lendemain du scrutin, le chancelier, resté jusque-là silencieux. « Hier, quelque chose a changé, non seulement en Saxe-Anhalt, mais dans toute l’Allemagne. Et ce résultat électoral aura des répercussions. Il a aussi des répercussions sur la situation internationale », a-t-il ajouté, mentionnant les messages de félicitations reçues par l’AfD en provenance des Etats-Unis ou de Russie.

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