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Les Etats-Unis ont mis un terme au programme Pepfar, qui finançait, en 2024, 17 % des dépenses de lutte contre le VIH en Afrique du Sud.

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Mzamo Zondi, coordinateur régional de l’association Treatment Action Campaign, à Elandskop (Afrique du Sud), le 6 juillet 2026. Mzamo Zondi, coordinateur régional de l’association Treatment Action Campaign, à Elandskop (Afrique du Sud), le 6 juillet 2026.

En ce lundi de juillet, les élèves du lycée Jean-Paul-II d’Elandskop, un village des Midlands, les hauts plateaux qui dominent le littoral sud-est de l’Afrique du Sud, se dispersent dans la cour de récréation de leur établissement, baignée de l’ombre d’un eucalyptus. A la place de leurs habituels cours de mathématiques ou d’histoire, ils ont assisté à un exposé sur les dangers du sida et les meilleures façons de s’en protéger, une figure imposée des programmes scolaires sud-africains. Même si le pire de l’épidémie est passé, grâce au déploiement des traitements antirétroviraux qui protègent le système immunitaire du virus et entravent sa transmission, le pays comptait toujours, en 2024, près de 8 millions de séropositifs, soit un taux de prévalence de 12,7 %, l’un des plus élevés au monde.

La tâche de Mzamo Zondi, le coordinateur régional de l’association Treatment Action Campaign (TAC), pilier du combat contre le sida, qui a dispensé la présentation, était délicate. Comme de nombreux établissements du pays, même non religieux, le lycée Jean-Paul-II s’oppose à la mise à disposition de préservatifs dans son enceinte. « Nous ne sommes pas venus défier les conceptions de la direction et des parents qui estiment que les distributeurs de préservatifs incitent les élèves à développer une activité sexuelle, précise Mzamo Zondi. Notre objectif était de nous assurer que les jeunes reçoivent des informations précises, adaptées à leur âge, leur permettant de prendre les bonnes décisions. »

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