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Un an après l’accord commercial transatlantique et sa promesse de stabilité, le président américain continue de souffler le chaud et le froid. Il menace désormais de se venger d’une amende européenne infligée à Google en rehaussant les taxes visant l’UE.

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L’histoire bégaie. Les Européens se voient à nouveau menacés d’une surenchère tarifaire par leur partenaire américain. Dans la soirée du 24 juillet, sur son réseau Truth Social et comme à son habitude, à grand renfort de lettres majuscules, le président des Etats-Unis a accusé l’Union européenne (UE) de « voler » les entreprises
américaines. Donald Trump n’a visiblement pas digéré l’amende de 890 millions d’euros que Bruxelles avait imposée à Google la veille pour ses pratiques anticoncurrentielles.

« L’Union européenne paiera un prix très élevé pour ce comportement illégal », écrit le président républicain, annonçant le lancement d’une enquête qui permettra de justifier des droits de douane « substantiels dans les plus brefs délais ». Voilà qui risque de gâcher l’anniversaire du deal transatlantique conclu sur le golf écossais du milliardaire républicain à Turnberry, en Ecosse, en 2025.

A l’occasion de cette négociation, l’UE s’engageait à supprimer ses droits de douane sur la majorité des biens américains en échange de taxes plafonnées à 15 % pour les produits européens entrant aux Etats-Unis. Malgré le déséquilibre criant, Bruxelles préférait souligner la promesse de prévisibilité qu’offrait l’accord. Mi-juillet, le commissaire européen au commerce, Maros Sefcovic, saluait encore un « bilan (…) placé sous le signe de la stabilité et d’une coopération constructive ».

Même l’imposition de nouveaux droits de douane, le 23 juillet – en remplacement d’un régime provisoire mis en place après que la Cour suprême avait retoqué les fondements juridiques des précédentes taxes – avait été accueillie « positivement » vendredi par la Commission européenne. Ils « sont conformes » à l’accord de Turnberry, notait un porte-parole. Plafonnés à 10 % pour l’Europe, ils sont inférieurs au maximum de 15 % fixé il y a un an. Et, contrairement au précédent régime, ces 10 % ne s’ajoutent plus aux autres taxes. « C’est bien meilleur pour l’UE », déclarait dans la foulée le négociateur du Parlement européen sur la mise en œuvre de l’accord, Bernd Lange.

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