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Par Le Figaro avec AFP
Le 13 mai 2026 à 19h58
Cette femme de 27 ans avait été recrutée fin mars par le conjoint de la disparue, suspecté de l’avoir tuée et actuellement détenu en Algérie.
Passer la publicité Passer la publicitéUne femme de ménage algérienne, mise en examen pour son rôle éventuel dans la disparition de Manon Relandeau, jeune mère de famille de la région nantaise, a été remise en liberté mercredi sous contrôle judiciaire, a-t-on appris auprès de son avocat. Cette femme de 27 ans avait été recrutée fin mars par le conjoint de la disparue, suspecté de l'avoir tuée et actuellement détenu en Algérie. L'homme de 41 ans, condamné à de la prison avec sursis pour des violences sur une précédente compagne, avait pris l'avion le 2 avril vers Alger avec leur fille alors âgée de 15 mois.
La femme de ménage a été mise en examen le 23 avril pour «association de malfaiteurs en vue de la préparation d'un crime» et «modification des lieux d'un crime», puis placée en détention provisoire. La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Rennes a décidé de remettre en liberté la jeune femme, s'est félicité mercredi soir son avocat, Me Kamel Derouiche. «La chambre de l'instruction considère que le contrôle judiciaire est suffisant à ce stade», a précisé Me Kamel Derouiche à l'AFP.
«On lui reproche la modification d'une scène de crime parce qu'elle aurait fait le ménage dans le logement. Mais on ne peut pas reprocher à une femme de ménage de faire le ménage!», a déclaré à des journalistes Me Derouiche, à l'issue d'une audition de sa cliente à huis clos plus tôt dans la journée. Et elle n'avait «aucune connaissance» du projet de fuite du conjoint de Manon Relandeau, «aucun élément qui lui permettait de se dire qu'un crime avait été commis», a ajouté l'avocat parisien.
Un chauffeur de taxi remis en liberté la semaine dernière
Selon lui, la femme de ménage avait répondu à une annonce passée sur internet par le conjoint et n'a commencé à travailler au domicile du couple, à Saint-Étienne-de-Montluc (Loire-Atlantique), que le 27 mars. D'après l'appel à témoins diffusé par la gendarmerie, c'est le dernier jour où l'agricultrice de 31 ans a donné signe de vie.
Selon Me Derouiche, la mise en examen, titulaire d'un master en Algérie, est arrivée en France en octobre 2025 dans le but de se marier. Mais elle a été subitement victime de graves violences conjugales et a fini hébergée par le Samu social, dans une grande précarité.
«Comment peut-on imaginer qu'une femme victime de violences conjugales le 9 mars participe à un féminicide le 27 mars? Ça n'a aucun sens», a-t-il dit. Un autre mis en examen dans ce dossier, un chauffeur de taxi soupçonné d'avoir aidé le conjoint de Manon Relandeau, a lui aussi été remis en liberté la semaine dernière.


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