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Des politiciens et des membres de la communauté sikhs ont salué le travail des forces de l’ordre qui a mené à l’arrestation de 24 personnes en lien avec des groupes criminels en Inde, mais des inquiétudes persistent au sein de la communauté.
Il y a d’une part le sentiment que la sécurité publique va s’améliorer, mais aussi, du côté des militants sikhs, que le gouvernement indien est toujours présent et continue d’agir, affirme le porte-parole de la Fédération sikhe du Canada, Moninder Singh, qui accuse le gouvernement de l’Inde d’être impliqué dans ces organisations criminelles.
La Fédération sikhe du Canada réclame davantage de transparence de la part du gouvernement canadien, notamment sur la question d’une possible ingérence de la part du gouvernement indien. Le public mérite une transparence totale sur l’ensemble de la structure qui se trouve derrière ces crimes, a dit le porte-parole national, Bhai Moninder Singh, dans un communiqué.
Une enquête saluée
Du côté de la ville de Surrey, en Colombie-Britannique, la mairesse, Brenda Locke, est grandement satisfaite du travail effectué dans cette enquête.
Surrey donnait l’impression d’être une ville assiégée depuis quelque temps, affirme-t-elle. La ville a connu de nombreux cas d’extorsion visant la communauté sud-asiatique ces dernières années.
Certaines des personnes arrêtées dans l’enquête internationale sont accusées d’avoir joué un rôle dans l’assassinat du leader sikh Hardeep Singh Nijjar, à Surrey, en 2023. Cette annonce avait eu un impact important sur la communauté de Surrey, affirme la mairesse, Brenda Locke.
L’assassinat de M. Nijjar a été extrêmement difficile, non seulement pour une partie de notre ville, mais pour son entièreté.
Un impact mis en doute
Le criminologue Jean-Claude Berheim explique que la collaboration entre plusieurs corps policiers de différents pays a permis à l’enquête Operation Hard Ball de porter des fruits.
Il ajoute toutefois qu’il est difficile d’évaluer les effets que cette opération aura sur les organisations criminelles qu’elle visait. On ne connaît pas exactement le nombre de personnes impliquées, le statut des différentes personnes impliquées et qui n’ont pas été repérées ou arrêtées.
L’expérience nous montre que ce n’est pas en donnant un gros coup de filet dans des organisations criminelles internationales qu’on met fin à leurs activités.
Il y a toujours des personnes qui sont en attente de prendre la place de ceux qui sont capturés. Par conséquent, il faut toujours être vigilant, souligne Jean-Claude Berheim.
C’est une crainte que partage Moninder Singh : Je pense que moi-même et les militants sikhs comme moi aurons toujours une cible sur nous et que nous ne pouvons pas baisser la garde.

Moninder Singh, porte-parole de la Fédération sikhe du Canada, craint que la violence qui vise la communauté sud-asiatique ne se poursuive.
Photo : Radio-Canada / Jennifer Magher
Il salue toutefois les progrès qui ont été faits grâce au travail des forces de l’ordre. La sécurité publique dans ces pays est meilleure aujourd’hui qu’elle ne l’était hier, dit-il.
Avec des informations de Sohrab Sandhu et de l'émission Phare Ouest


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