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Près de 70 postes parmi le personnel professionnel au sein des écoles de l’ouest de Montréal seront éliminés, ce qui créera une « instabilité » qui préoccupe la Fédération du personnel professionnel de l’éducation du Québec (FPPE-CSQ). Sa présidente presse l’État de faire preuve de plus de « transparence » quant aux répercussions des restrictions budgétaires dans certains centres de services scolaires de la province.
Selon le Syndicat du personnel professionnel de l’éducation du Nunavik et de l’ouest de Montréal (SPPENOM), neuf membres du personnel professionnel ne seront pas réengagés et 59 postes professionnels vacants seront abolis au Centre de services scolaires Marguerite-Bourgeoys (CSSMB) cet automne. Cette disparition de services pour les élèves du CSSMB est « extrêmement dommage », dit avec un soupir Carolane Desmarais, présidente de la FPPE-CSQ.
Inquiète, Mme Desmarais indique que la difficulté « à répondre aux besoins » persiste et que les coupes ne font qu’alourdir le travail de membres déjà surchargés, parmi lesquels on compte des psychoéducateurs et des orthopédagogues.
Pier-Guy Taillefer, le président du SPPENOM, note d’ailleurs qu’une des personnes atteintes par ces coupes était à sa dixième année de travail au CSSMB. Ainsi, ces abolitions de postes mettent fin à des relations de confiance développées sur de longues périodes entre des membres du personnel professionnel et des élèves dont les besoins « sont immenses », note Carolane Desmarais.
Joint par Le Devoir, le CSSMB n’a pas donné suite à nos questions.
Des répercussions sur les élèves
Mélanie Laviolette, présidente de la Fédération des comités de parents du Québec (FCPQ), souligne pour sa part que ces coupes s’ajoutent à celles touchant d’autres catégories d’emplois au sein du réseau scolaire.
« Tous les adultes qui gravitent autour » de l’élève sont à risque, autant du côté des « intervenants communautaires scolaires » que des « bibliothécaires et […] secrétaires scolaires », selon Mme Laviolette.
Face à ce constat, les parents des élèves desservis par le CSSMB se sont mobilisés à partir de mai dernier afin d’assurer la préservation de « douze postes » d’intervenants communautaires scolaires à risque, déclare-t-elle. En partageant leurs inquiétudes auprès du conseil d’établissement de plusieurs écoles, ces parents ont fait valoir l’importance de ces employés, qui assurent un accompagnement des élèves dans « les activités parascolaires, les sorties ou les entrées culturelles ».
À géométrie variable
La présidente du FPPE-CSQ se questionne d’autre part sur la « géométrie extrêmement variable » qu’elle constate dans les restrictions budgétaires appliquées dans certains centres de services scolaires de la province par rapport à d’autres. « On a des centres qui engagent en ce moment » du personnel, tandis que d’autres « coupent vraiment de façon importante », indique-t-elle.
Parmi ceux qui sont les plus touchés, le CSSMB, le Centre de services scolaire des Laurentides et celui des Phares, dans le Bas-Saint-Laurent, « se démarquent en termes de coupes », affirme Mme Desmarais, et il est « difficile » de savoir pourquoi. Elle demande ainsi plus de « transparence au niveau du ministère par rapport à ces décisions-là ».
Quant à Mme Laviolette, elle note que les centres de services scolaires souffrent de ne pas pouvoir prévoir comment organiser leur budget en amont de la rentrée scolaire, puisque les règles budgétaires gouvernementales « arrivent beaucoup trop tard », soit à la fin du mois de juin.
Dans un communiqué émis mardi, la FCPQ presse d’ailleurs Québec de revoir les modalités entourant le dépôt des règles budgétaires qui concernent le réseau scolaire québécois, afin d’offrir plus de prévisibilité aux écoles de la province. On pourra ainsi éviter de « fragiliser » le réseau scolaire à coups d’incertitudes financières, plaide Mme Laviolette.


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