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La Fédération de la jeunesse canadienne-française (FJCF) souhaite recueillir le témoignage de francophones en milieu minoritaire au sujet des droits linguistiques. C'est dans le cadre d'un projet vidéo intitulé La D‑Marche linguistique pancanadienne, une initiative en partenariat avec l'Université d'Ottawa.
L'objectif du projet est de réaliser une série de capsules vidéo portant sur différents sujets reliées aux droits linguistiques. Selon la vice-présidente de la FJCF, Madeleina Daigneault, cette démarche vise à sensibiliser et informer les jeunes d'expression française quant à la nature et la portée de leurs droits linguistiques.
Il s'agit vraiment de transformer ce contenu juridique qui peut être complexe en une expérience d'apprentissage et une action concrète. On vise à recadrer la plainte et à montrer qu’elle n’est pas un geste de conflit, mais un outil positif de participation citoyenne. Les jeunes cherchent toujours une façon de s'impliquer et de défendre leur francophonie et c'est dans cet esprit-là qu'on lance ce programme, explique-t-elle.
La FJCF recherche de jeunes 14 à 25 ans ayant déposé une plainte pour un manquement à leurs droits linguistiques. Pour ce faire, l'organisme a identifié quatre secteurs. En premier lieu figure la santé. La FJCF souhaite recueillir le témoignage d'une personne auteure d'une plainte parce qu'elle n'a pu obtenir des soins de santé en français.
Il y a aussi un volet qui porte sur l'immigration avec l'expérience de nouveaux arrivants confrontés à un manque de services d'établissements en français ou d'un organisme communautaire qui offre de tels services.

Selon Madeleina Daigneault, vice-présidente de FJFC, il s'agit de transformer le contenu juridique en une expérience d'apprentissage et une action concrète.
Photo : Radio-Canada
Les plaintes pourraient également concerner l'accès à la justice et à l'éducation dans la langue de Molière.
Par exemple, il pourrait s'agir d'une personne qui a eu de la difficulté à se faire représenter ou à obtenir un procès en français, qui s'est battue pour la construction d'une école française ou pour avoir plus de ressources ou de services administratifs en français, souligne Madeleina Daigneault.
D'après la vice-présidente de la FJCF, il y a deux volets au projet : un volet relatif à la formation et un volet concours.
En équipe, les jeunes se renseignent d’abord sur leurs droits linguistiques et les recours disponibles pour assurer leur mise en œuvre par l’entremise de ressources pédagogiques. Par la suite, les équipes appliquent leurs nouvelles connaissances en participant à une série de défis et d’activités comme une chasse aux services et l'affichage bilingue dans leurs communautés. Elles pourront accumuler des points et celles qui l'emportent auront un prix, indique Madeleina Daigneault.
Les personnes intéressées à partager leurs expériences ont jusqu'à la fin du mois d'août pour se manifester. Quant aux tournages des capsules, ils sont prévus à l'automne à différents endroits au Canada.
Toutes les capsules seront par la suite disponibles sur le site web de la Fédération de la jeunesse canadienne-française.


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