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Des adolescents albertains et une militante en faveur de la sécurité en ligne disent être en faveur d’une interdiction de l’accès des réseaux sociaux aux jeunes. Ils réclament des mesures plus rapides de la part du gouvernement fédéral.
Cet appel survient après qu’Ottawa a récemment fait savoir qu’il envisageait ,très sérieusement, de fixer à 16 ans l’âge minimal d’accès aux comptes de médias sociaux et aux robots conversationnels basés sur l'intelligence artificielle, tels que ChatGPT.
Sara Austin, fondatrice et présidente de Children First Canada, s’est dite ravie de cette annonce.
Nous savons que les réseaux sociaux, les robots conversationnels basés sur l’IA, les jeux vidéo, etc., nuisent à nos enfants. Nous avons besoin d’une loi qui prend en compte l’ensemble des dangers et qui traite cette situation.
Children First Canada dit être à l'avant-garde de la défense de la sécurité en ligne depuis une dizaine d'années. L'organisation fait également partie d'une coalition de groupes qui appellent le gouvernement à réintroduire une loi sur les préjudices en ligne.
Il faut qu'il y ait un devoir de diligence pour prévenir les préjudices en premier lieu, estime Sara Austin. Le Canada n'a rien de tel dans ses textes. Il n'y a rien qui protège nos enfants dans le monde numérique. C'est inacceptable.
Les libéraux s'apprêtent à réintroduire certains éléments de la Loi sur les préjudices en ligne, qui est tombée aux oubliettes lors de la prorogation du Parlement, l'année dernière.
Le mois dernier, le gouvernement a de nouveau réuni un groupe d'experts et de défenseurs de la sécurité en ligne afin de recueillir des conseils sur la manière d'aborder la sécurité en ligne et de réglementer les géants de la technologie.

Une coalition de groupes de défense des jeunes appelle le gouvernement fédéral à réintroduire une loi sur les préjudices en ligne. (Photo d'archives)
Photo : Getty Images / ljubaphoto
Trouver le juste milieu
Naba Kazi, une adolescente de 13 ans habitant à Lethbridge, fait partie des membres du Conseil consultatif des jeunes de Children First Canada. Bien qu’elle ne considère pas les réseaux sociaux comme intrinsèquement néfastes, elle souhaite que les entreprises du secteur soient soumises à des réglementations plus strictes, pour qu'elles rendent leurs plateformes plus sûres pour les jeunes utilisateurs.
Lane Koei, 17 ans, croit pour sa part qu'un accès limité aux robots conversationnels et aux réseaux sociaux aurait pu aider les jeunes plus actifs sur ces plateformes, comme elle, à adopter dès le départ des relations plus saines en ligne.
La jeune Calgarienne ajoute qu'elle souhaiterait, toutefois, que les futures réglementations parviennent à trouver un équilibre entre les utilisations positives des réseaux sociaux et de l'IA, d'une part, et leurs risques, d'autre part.
Je pense qu’une interdiction générale des réseaux sociaux ne résoudra pas nécessairement les problèmes qu’ils ont causés et que les gens trouveront d’autres moyens [de les utiliser], fait-elle valoir.
Mais si nous pouvons trouver un moyen de réglementer un peu plus les réseaux sociaux dans un souci de sécurité, ou trouver un moyen permettant aux gens de continuer à partager ce qu’ils veulent sans courir ce risque, alors je pense que nous devrions le faire.
C'est ce que Sara Austin compte défendre lorsqu'elle se rendra à Ottawa, à l'occasion d'une journée nationale d'action organisée par Children First Canada, à la fin du mois.
Elle souhaite la mise en place d'un organisme de réglementation indépendant capable d'évaluer les risques et de demander des comptes aux entreprises technologiques, ainsi qu'une loi visant à prévenir les préjudices futurs.
Avec les informations (nouvelle fenêtre) de Kelsea Arnett et de Chelsey Mutter


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