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Par Mathieu de Taillac, Madrid
Publié le 28/10/2026 à 19h28, mis à jour le 28/10/2026 à 19h43

RECIT - Alors que le bilan mercredi soir s’élevait à 68 morts après la collision entre deux trains, le ministère espagnol des Transports a pointé du doigt une erreur de la part du gestionnaire du réseau.
68 victimes, des dizaines de blessés, dont plusieurs en état grave. Et des scènes dantesques, décrites par les rescapés à leur sortie des deux trains entrés en collision sur la ligne Madrid Séville, à Urda, dans la province de Tolède, à 120 kilomètres au sud de la capitale. L’une des pires catastrophes ferroviaires espagnoles, alors que le sinistre podium avait déjà été bousculé par l’accident d’Adamuz, 46 morts, survenu sur la même ligne il y a seulement neuf mois, le 18 janvier dernier. Et si la triste journée de ce mercredi manquait de désespoir, les Espagnols ont appris que la tragédie avait été provoquée par les actions « inexplicables » d’Adif, le gestionnaire du réseau. Le qualificatif est celui du ministre des Transports, Oscar Puente, qui a livré en début d’après-midi un sobre récit des faits.
Décrite de l’intérieur par les passagers des deux trains, l’horreur de la tragédie d’Urda a rappelé à des millions d’Espagnols l’enfer d’Adamuz. « Je travaillais tranquillement et, tout…


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