Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

Derrière la Maison des Bozos, Harfang veut réveiller notre mémoire musicale

4 month_ago 28

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

Après six mois de rénovations, auxquelles ont participé des experts en patrimoine du ministère de la Culture, la Maison des Bozos s’apprête à ouvrir officiellement ses portes au public. Du 11 mai au 16 mai, cinq artistes fouleront la scène chaque soir pour célébrer la renaissance de la mythique boîte à chansons, dont Philippe B, Gab Bouchard, Isabelle Boulay, Arielle Soucy, Klô Pelgag, Pierre Flynn, Antoine Corriveau et Ariane Moffatt. Chez Bozo n’est que le début d’une grande opération de revalorisation de notre histoire musicale menée par la petite équipe de la Fondation Harfang, qui, en coulisses, corrige les erreurs de notre passé.

Alexandre Leclerc et Maxime Le Flaguais accueillaient Le Devoir il y a quelques jours devant le 1208, rue Crescent. « Les panneaux sont temporaires pour protéger la surface des murs de l’escalier », fait remarquer Le Flaguais.

Tout en haut se révèle la petite salle de près de soixante places, ses murs bleu royal — « On a retrouvé les traces de la peinture originale en grattant », note Leclerc —, ses rideaux, la petite lampe d’époque dissimulée dans le plafond et qui arrose de lumière les artistes sur scène, à côté de laquelle se dresse un élégant piano droit blanc.

Deux murs sont recouverts de draperies. Le premier, officiellement désigné par le ministère de la Culture et des Communications comme le Mur-d’honneur-de-Chez-Bozo, porte les empreintes des grands de la chanson francophone (80 mains et signatures !) ; à l’opposé, le « mur de la transmission », qui témoignera du passage des artistes de notre époque. « Robert Charlebois a un peu manqué son coup », rigole Maxime en pointant la tache bleue ressemblant à une patte d’ours.

Après quelques semaines de rodage, tout est fin prêt pour l’inauguration. Alexandre, qui a une certaine expérience de barman, et Maxime, qui était actionnaire d’une épicerie à 25 ans, se redécouvrent une fibre entrepreneuriale à titre de tenanciers de bar et de diffuseurs de spectacles — le duo espère en présenter trois par semaine et, dès l’automne, au bout des rénovations, exploiter le café-bar Le Lutèce au rez-de-chaussée.

La Maison des Bozos ouvre le 11 mai, mais elle n’est que la façade d’un devoir de mémoire encore plus important : sauver de l’oubli nos chansons.

Ils se souviennent

Une portion du prix de chaque billet vendu pour un concert à la Maison des Bozos sera versée dans les coffres de la Fondation Harfang, organisme à but non lucratif dont l’objectif est de « préserver la mémoire » de notre scène musicale. « Chez Bozo, c’est la vitrine d’Harfang », glisse Alexandre Leclerc. C’est en suivant les traces de Claude Léveillée, son idole, que Leclerc a redécouvert le mur d’honneur, point de départ de sa quête de revalorisation de notre patrimoine.

En coulisses de Chez Bozo s’active le conseil d’administration de Harfang, qui réunit notamment l’économiste Jean-Martin Aussant et deux grosses pointures de l’industrie musicale québécoise, l’éditeur musical Daniel Lafrance, directeur général d’Éditorial Avenue, et Mario Lefevbre, ex-journaliste et agent d’artistes ayant travaillé étroitement avec Sony Music.

« La passion d’Alex pour le patrimoine, Daniel et moi la partageons depuis longtemps parce qu’on est d’avis qu’on est bons, au Québec, pour préserver notre héritage, mais on pourrait être encore meilleurs, estime Mario Lefebvre. C’est dans cette optique qu’on travaille, en collaboration avec tout le monde, pour donner une meilleure visibilité à tous ces artistes d’autrefois. »

Les démarches de Harfang donneront des résultats concrets très bientôt : l’une des préoccupations de la fondation est de remettre en circulation des enregistrements sonores qui sont inaccessibles au grand public (à moins que l’on soit un collectionneur de vinyles anciens). D’ici peu, Harfang, qui s’est constituée en maison de disques, rééditera le premier long jeu de Claude Léveillée, paru en 1962 sur étiquette Columbia. Plus important encore, cet enregistrement sera disponible sur les plateformes d’écoute en continu grâce à une entente entre Harfang et Distribution Amplitude, une entreprise québécoise indépendante.

L’exemple du premier Léveillée est intéressant, relève Daniel Lafrance, « puisque c’est un album qui était tombé dans le domaine public », de sorte que Harfang aurait pu le commercialiser sans aviser la maison mère, Sony Music. Sur le conseil (et grâce aux contacts) de Mario, Sony fut invitée à participer au projet. « L’idée n’est pas de contourner les labels, mais de les inviter à remettre en circulation ces enregistrements, ou leur offrir qu’on le fasse à leur place. »

La montagne de fer

La collaboration avec les majors du disque est essentielle à la réussite de Harfang, surtout pour les enregistrements qui ne sont pas tombés dans le domaine public. Des années 1950 jusqu’aux années 1980, ces majors ont endisqué énormément d’artistes québécois. En plus de Sony, Mario Lefebvre confirme avoir amorcé des discussions avec l’autre géant du disque, Universal. Tous deux ont démontré une ouverture : « Ce n’est pas nécessairement payant pour eux de numériser ces bandes puisque le streaming rapporte peu, reconnaît Daniel Lafrance. Par contre, ils peuvent être sensibles, comme nous, au fait de remettre le patrimoine musical en circulation. » Des représentants de Sony et d’Universal ont récemment visité la Maison des Bozos.

Les bandes maîtresses du premier album de Léveillée, « comme [celles] d’énormément d’albums québécois », ajoute Alexandre, sont conservées chez Iron Mountain, entreprise spécialisée dans la conservation de documents précieux. Situé sous terre en Pennsylvanie, un de ses entrepôts sécurisés mesure 1,7 million de pieds carrés. En ce moment même, quelqu’un tente de retrouver les bandes du premier Léveillée, et ceux de plus d’une cinquantaine d’autres albums québécois n’ayant jamais été numérisés pour être rendus accessibles au public sur le Web. Mario Lefevbre souhaite pouvoir remettre en circulation « un nouvel album par mois ».

La démarche de Harfang ne s’arrêtera pas à la préservation de patrimoine phonographique. Inspiré par les rues de Paris, Alexandre Leclerc aimerait ramener à notre mémoire la vie des légendes de notre musique en l’inscrivant sur nos murs. Puis, il y a les lieux de sépulture. « Peut-on faire des partenariats pour que ces lieux importants pour notre histoire soient valorisés ? » réfléchit-il.

Ensemble, soutenons la réflexion

Média rigoureux et lucide, Le Devoir ne se contente pas de relater les faits.
Nos journalistes vous offrent les clés pour mieux comprendre l'actualité
d'ici et d'ailleurs. En soutenant notre mission, vous assurez la pérennité
d'un journalisme indépendant, exigeant et engagé.

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway