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Face à la multiplication des trottinettes électriques et autres engins de déplacement personnel motorisé, les contrôles se multiplient pour faire appliquer la règlementation.
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Par Cédric Nithard Publié le 23 sept. 2026 à 6h04
Depuis le 9 septembre dernier, sur décision de la préfète de l’Hérault Chantal Mauchet, il est obligatoire à tout utilisateur de trottinette, et autres engins de déplacement personnel motorisé (EDPM), de porter un gilet jaune et un casque. Des véhicules doux dont les modèles aux moteurs débridés permettant de dépasser les 25 km/h autorisés sont dans le collimateur. Une opération de contrôle menée par la police nationale s’est déroulée ce mardi 22 septembre sur la place Albert 1er à Montpellier.
Trois décès en trottinette depuis le début de l’année
La lutte contre l’accidentalité routière prend diverses formes. Autant que le type de véhicules pouvant circuler finalement. Ainsi, les trottinettes et autres gyropodes, monoroues et hoverboards n’échappent pas à la règle. « Les usages explosent mais il faut que cela se passe dans de bonnes conditions. Les mobilités douces certes, mais dans des conditions de sécurité qui protègent tout le monde. Il faut respecter le code de la route. Ce n’est pas parce que c’est un moyen nouveau de déplacement rapide que cela doit se faire dans n’importe quelle condition » explique Marin Lassalle, directeur de cabinet de la préfète de l’Hérault.
Depuis le 1er janvier 2026, 31 personnes ont perdu la vie sur les routes du département. Si ce nombre est 50% moins élevé que l’année dernière, le nombre de blessés graves est en hausse de 5% (800 personnes ont été hospitalisées depuis le début de l’année en raison d’un accident de la route), « malheureusement, cette accidentalité routière se retrouve aussi dans les nouveaux moyens de déplacements que sont les trottinettes ». Depuis 2024, sept personnes sont mortes sur ce type d’engin dont trois depuis le début de l’année. « Une de nos priorités aujourd’hui est de s’assurer que les personnes qui utilisent une trottinette électrique ou tout autre moyen de déplacement motorisé le font dans des conditions de sécurité adapté » souligne Marin Lassalle.
Contrôle de la vitesse
La première de ces conditions étant que ces engins doivent être homologués avec des moteurs ne pouvant pas dépasser les 25 km/h. Au moyen d’un curvomètre, les policiers mènent ainsi des contrôles de la vitesse de ces véhicules lors d’opérations. « Chacun voit des trottinettes vous dépasser sur la route et pouvant aller extrêmement vite. Comme à moto, le risque de décès est beaucoup plus important quand il n’y a pas de calandre autour de vous. Quand vous allez à 50 km/h en trottinette, vos chances de survie en cas d’accident sont de zéro » appuie le directeur de cabinet.
À Montpellier, la semaine dernière treize trottinettes débridées avaient ainsi été saisies, trois la veille et une ce mardi après-midi. Des véhicules mis à la fourrière, que le propriétaire peut récupérer s’il le fait débrider mais qui le cas contraire est détruit, en étant accompagné d’une amende pouvant aller jusqu’à 750€ en cas de récidive. Des contrôles qui sont amenés à ce multiplier dans différents points de la ville conduits par la police nationale ou municipale.
Pédagogie avant les sanctions
Des opérations qui servent par ailleurs à rappeler aux usagers différentes règles comme l’interdiction d’utiliser une trottinette électrique si vous avez moins de 14 ans, de circuler à deux dessus, d’emprunter les voies de tramway et l’obligation d’assurer le véhicule. « Ce sont des engins de déplacement qui peuvent causer ou être victime d’accident. L’assurance n’est pas très chère et est extrêmement importante. Rouler sans assurance c’est se mettre en danger et mettre en danger la vie des autres » rappelle Marin Lassalle. Un défaut d’assurance sanctionnable d’une amende de 135€.
Si ces points sont d’ores et déjà pénalisables, ce n’est pas encore le cas des mesures mis en place le 9 septembre dernier par la préfète de l’Hérault Chantal Mauchet à savoir l’obligation de porter un casque et un gilet jaune. « L’objectif de la préfète dans le département est d’assurer la sécurité de tous les usagers de la route et notamment ceux qui sont en trottinette. Ce sont des usagers de la route très fragiles qui se déplacent sans être visible et sans être vu. C’est un risque pour eux et pour les autres usagers. Le gilet jaune et le casque c’est pour se protéger et augmenter les chances de survie en cas d’accident. C’est un enjeu de sécurité publique, de sécurité routière et c’est l’affaire de tous » insiste le directeur de cabinet qui met par ailleurs l’accent sur le niveau élevé d’accidents. De actions de sensibilisation à la sécurité routière sont par ailleurs menés dans les écoles et les collèges. De la pédagogie avant les sanctions qui suivront à partir du 11 octobre. En cas d’absence de gilet jaune les utilisateurs encourent une amende de 35€ et pour le non port du casque de 135€. Mieux vaut s’équiper.
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