A quelques arrêts de la gare Cornavin se dresse une grande barre d’immeubles inaugurée il y a 3 ans. Dans ses espaces communs, les plaintes circulent davantage que les courants d’air: «Depuis que j’ai emménagé, je respire moins bien», témoigne Lola*, qui vit sur place avec son mari et leurs deux enfants. «C’est à cause de la peinture de mauvaise qualité», estime Hélène*, sa voisine de palier. A l’étage, un homme déplore un parquet bancal: «Je n’ai jamais vu un vernis aussi fragile.» Tous s’abstiennent de se plaindre formellement à la régie, par peur de devoir payer ou, pire, de se retrouver blacklisté.
Chez Zoé*, qui vit au dernier étage, les problèmes sont plus tangibles. Dans son appartement par ailleurs immaculé, la locataire nous expose une épaisse couche de moisissures derrière les plinthes de son 4 pièces. Un «environnement insalubre» constaté six mois après son emménagement, puis pointé par son médecin généraliste dans une attestation. «Comment un bâtiment neuf peut-il avoir ce genre de problèmes?» s’indigne la quadragénaire.


7 hour_ago
68





















.jpg)






French (CA)