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ENTRETIEN - Le fiasco qui a débouché sur la mort de Henry Nowak au Royaume-Uni trouve racine dans le « rapport Macpherson » de 1999, un document qui concluait que la police métropolitaine de Londres était coupable de racisme institutionnel, explique le journaliste. Selon lui, ce meurtre devrait précipiter un retour en arrière.
Passer la publicité*David Goodhart a notamment publié le best-seller Les Deux Clans. La nouvelle fracture mondiale (Les Arènes, 2019).
LE FIGARO. - Une partie de la droite britannique a établi un parallèle entre l’affaire Henry Nowak et le meurtre de George Floyd aux États-Unis en 2020. Que pensez-vous de cette comparaison ?
David GOODHART. - À intervalles de quelques décennies, un épisode violent vient mettre en lumière une faille sociétale et s’impose comme un tournant politique. Au Royaume-Uni, les émeutes raciales de Notting Hill à Londres, en 1958, avaient contribué à l’abandon de la politique d’immigration de « porte ouverte » envers l’Empire et le Commonwealth. En 1993, le meurtre de l’adolescent noir Stephen Lawrence par de jeunes Blancs dans le sud de Londres, suivi de l’incapacité de la police à traduire les coupables en justice, a conduit au rapport Macpherson en 1999. Ce texte avait provoqué une refonte intégrale de l’approche policière vis-à-vis des minorités ethniques.
Le cas de George…


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