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Le premier ministre de la Colombie-Britannique, David Eby, a confirmé que son gouvernement n’allait pas déposer de loi pour suspendre la Loi sur la Déclaration des peuples autochtones (DRIPA) à l’Assemblée législative ce printemps.
À la place, la province va lancer un processus de consultation avec le Conseil de leadership des Premières Nations pour trouver comment mettre en œuvre la DRIPA dans la province.
Pour vous parler franchement, c’est probablement le dossier le plus compliqué sur lequel j’ai travaillé au sein de ce gouvernement, a déclaré David Eby lors d’un point de presse à Victoria lundi.
La veille, l'Assemblée des Premières Nations de la Colombie-Britannique avait publié une lettre ouverte exhortant les députés à s'opposer à ce projet de loi, suivie quelques heures plus tard d’une déclaration du Bureau du premier ministre confirmant le recul du gouvernement.
Qu'est-ce que la DRIPA?
Adoptée en 2019, la Loi sur la Déclaration sur les droits des peuples autochtones (DRIPA) est une loi provinciale de la Colombie-Britannique devant notamment conduire à l'harmonisation du régime législatif et des décisions du gouvernement avec la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones (DNUDPA).
En tant que leader, il est tout à fait possible d’avancer dans la mauvaise direction avec confiance. J’étais préparé, le gouvernement était préparé à présenter un projet de loi qui suspendait les dispositions de la DRIPA pour avoir de l’espace pour négocier un résultat définitif. Cette entente avec le Conseil de leadership des Premières Nations nous permet de développer ensemble une solution à long terme, précise-t-il.

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Le premier ministre de la Colombie-Britannique, David Eby, s'attaque aux séparatistes albertains.
Photo : Radio-Canada / Mike McArthur
Un comité d'orientation
Selon un document obtenu par CBC, le cadre du processus de consultation va comprendre un comité d’orientation auquel siégeront la procureure générale de la province, Niki Sharma, et un leader des Premières Nations, dont l'identité n’est pas précisée, qui se rencontrera tous les deux mois.
Il comprendra également un groupe de travail mené par un sous-ministre ainsi qu’un organe consultatif composé de représentants du secteur industriel.
Le gouvernement et le leadership des Premières Nations s’engagent à travailler ensemble pour trouver la voie à suivre, discuter et examiner les réelles préoccupations exprimées par le gouvernement, a expliqué David Eby en lisant une déclaration commune de son gouvernement et du Conseil de leadership des Premières Nations.
L’objectif de ce processus est de trouver des façons d’implanter la DRIPA dans la législation de la province d’ici à la prochaine session parlementaire, qui commencera en octobre.
C’est la première étape vers une solution durable, promet David Eby.
D'après des informations (nouvelle fenêtre) d'Emily Fagan, Katie DeRosa et La Presse canadienne


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