Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

«Dans une France culturellement fracturée, le vieux réflexe du rassemblement de second tour ne fonctionne plus»

1 week_ago 81

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

FIGAROVOX/TRIBUNE - À gauche comme à droite, la stratégie mitterrandienne qui consiste à siphonner les voix de son adversaire direct au second tour a vécu, estime l’économiste Robert Zarader. Car aujourd’hui, les électeurs ne parlent plus de la même France, ajoute-t-il.

Robert Zarader est fondateur et Président de Bona fidé - Groupe Mascaret.


«Un siphon, font, font, les petites marionnettes ...»

Passer la publicité

L’observation de la vie politique nous amène souvent à des constats qui pourraient résonner comme une comptine enfantine.

Aujourd’hui, d’un côté, les candidats putatifs de gauche envisagent de siphonner l’électorat insoumis, a minima au second tour de la présidentielle. Une théorie qui repose sur une vielle – trop vieille – recette Mitterandienne d’union des gauches et de leurs électorats respectifs.

Mais LFI, dans sa nature même de secte, comme dans celle de ses électeurs, n’ont plus rien de commun avec les communistes d’antan... Aujourd’hui non seulement ces gauches – écologistes, insoumise et socialiste – sont réellement, et de plus en plus, irréconciliables, mais, plus fondamentalement encore, leurs électorats le sont également.

Car le vieux réflexe du rassemblement de second tour se heurte à une réalité plus profonde : les fractures ne sont plus seulement stratégiques, elles sont culturelles. Le désaccord n’est plus seulement tactique ; il est aussi culturel. Nouvelles ou anciennes, ces gauches ne parlent plus de la même France, ni de la même République.

Côté insoumis, trois composantes sont coalisées : d’abord la plus centrale, cette extrême-gauche communautariste dans son terrain de jeux des banlieues urbaines et populaires. La jeunesse, ensuite, qu’aucune offre politique alternative n’arrive à mobiliser. Enfin des « bobos » citadins, qui finiront par se satisfaire d’Édouard Philippe comme Président. Très peu d’entre eux iront au secours des Faure ou Tondelier, et encore moins d’un vrai Parti socialiste et démocrate des Cazeneuve ou Hollande ! Et du côté de la gauche réellement républicaine, peu iront renforcer les factions LFIstes ! Du « bloc central » aux LR, chacun soigne sa droite. Gabriel Attal multiplie les signaux vers la droite : «préférence travail» en matière d’immigration, restriction du regroupement familial, fermeté laïque, discours d’ordre. Régalien, économique et socialement de droite, mais – sacré « en même temps » – un petit geste envoyé à gauche, en assumant publiquement son couple d’élite avec Stéphane Séjourné.

À lire aussi Paul Cébille : «De Glucksmann à Mélenchon, la stratégie de segmentation électorale montre que la gauche manque d’électeurs»

Passer la publicité

Républicain et contre l’union des droites, Bruno Retailleau essaie quant à lui de siphonner les électeurs RN. Peu probable, notamment au premier tour, que ces derniers préfèrent la copie à l’original, qu’il s’agisse de Jordan Bardella ou de Marine Le Pen. Les électeurs iront à la droite de la droite et le flux peut s’inverser au bénéfice du RN, d’autant plus que le passage par un « adoucisseur » ciottiste y contribuera largement. Durcir le ton ne suffira pas pour capter l’électorat d’un RN qui parle protection, dépossession, colère et vie quotidienne. L’extrême droite est en passe de remporter la bataille « culturelle et politique « populiste.

L’analyse fine des élections municipales en témoigne, pour une partie croissante de l’électorat de droite traditionnelle, le RN n’apparaît plus comme une menace, mais a contrario comme un bouclier face à LFI.

Tous les candidats qui font ce pari ne feront pas de second tour, piégés par le théorème du siphon car les électeurs ne seront ni siphonnés, ni marionnettes, dès le premier tour.

Terminons ce passage en revue par le conseiller d’État Édouard Philippe, qui devient ici un révélateur. Une partie de la gauche modérée, inquiète d’un possible duel Mélenchon-RN, commence à le regarder comme un moindre mal : le barrage républicain deviendrait alors un barrage de premier tour, un vote utile originel ! Mais le cadeau est empoisonné. Plus le maire du Havre se déclare en candidat d’une «France libre», tout en rappelant qu’il ne s’excusait pas d’être de droite, à l’instar de Bruno Retailleau, plus il assume et dévoile sa véritable identité très conservatrice, plus il refroidit le vote utile jusqu’au centre gauche !

Une autre interprétation du théorème du Siphon est révélée : traumatisé par l’échec de Juppé, aller très à droite au premier tour puis se recentrer pour «siphonner» une partie du centre et de la gauche : belle idée de manuel politique énarchique peut-être, mais pari électoral audacieux.

Appendice au théorème : Attal, Philippe et Retailleau, ex-premiers ministres ou ministre de l’Intérieur sont déjà tous victimes du siphon macroniste aux yeux des électeurs.

Passer la publicité

Nouvelle France, France libre… à quelle autre France aurons-nous droit ? «Une France qui hait» une autre France ? Ou plus simplement, un politique capable de parler de et à la France qui est ?

C’est ici que se joue la bataille culturelle : identité française, sentiment d’appartenance, peur du déclassement, refus du communautarisme. Entre ceux qui rêvent d’une France fermée à double tour et ceux qui voudraient la dissoudre dans une «nouvelle France» sans héritage commun, il faut préférer la France qui est à la France qui hait. On peut vouloir changer la France pour plus de justice, de sécurité et de dignité, sans vouloir changer de France : celle du « on est chez nous » contre celle du « Vive la nouvelle France ».

Partout, le théorème du Siphon de la vielle stratégie politique sera donc contredit et démenti par une comptine enfantine : «un siphon, font, font les petites marionnettes, un petit tour et puis s’en vont».

Tous les candidats qui font ce pari ne feront pas de second tour, piégés par le théorème du siphon car les électeurs ne seront ni siphonnés, ni marionnettes, dès le premier tour.

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway