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Le sélectionneur des Bleus a commenté ses choix en vue de la Coupe du monde 2026 ce jeudi, en conférence de presse, au siège de TF1.
Sa dernière liste, sa dernière compétition : «J’ai conscience qu’il y a beaucoup de moments qui ont été les derniers. Émotion particulière mais même si j’ai tendance à cacher mes émotions, je le vis bien, on le vit bien, l’équipe de France est au-dessus de tout. Ce qui a été fait a été plutôt bien fait mais l’important, c’est ce qui vient, et la Coupe du monde, gonflé à bloc, plein de décisions importantes à prendre par rapport à la liste et encore après. (…) J’ai conscience que c’est dur pour certains humainement. Mais le côté professionnel prend le dessus. Ne pensez pas qu’entre hier ou il y a trois ou cinq jours, on a changé les noms à 17 heures. On attendait les matchs d’hier. Ce n’était pas très dur à trouver, à part Risser qui n’était jamais venu. Ce sont des longues réflexions avec des éléments que vous n’avez pas forcément. Je pense à ce qu’il y a de mieux pour l’équipe de France».
Le troisième gardien : «C’est la situation de Lucas Chevalier, déjà compliquée en mars en espérant que ça s’améliore… Il a sa blessure. À partir de là, même si on a évoqué Hugo Lloris, et je peux vous assurer que lui-même n’a jamais pensé à jouer en numéro 3... À partir de là, il y avait des options, comme Alphonse Areola, qui manque de temps de jeu sur les six derniers mois. Je ne suis pas là pour faire des surprises mais Robin Risser est jeune. Il a un lien avec nous. Il a eu le bonheur de se faire canarder par les joueurs que Guy Stéphan avait à l’entraînement (rires). Il fait une très belle saison. Le critère sportif est primordial. Lucas Chevalier ? S’il n’avait pas été blessé, il aurait probablement joué. S’il avait du temps de jeu, c’était quelque chose en plus, c’est ce que j’espérais et je le lui ai dit. Ça faisait depuis fin janvier qu’il n’a pas joué et la situation ne s’est pas améliorée».
Maxence Lacroix : «Il a été très bon en mars après la blessure de Saliba. Il peut jouer axe gauche et droit. Avoir trois options à chaque poste, c’est une sécurité. En mars, il y avait 26 joueurs. Mais on a perdu Koné, on n’avait plus que cinq milieux. Les cinq axiaux peuvent jouer axe droit et gauche et peuvent être titulaires. La liste ne sera officialisée que lundi à la Fifa, avec encore des matchs à jouer en club. Mateta et Lacroix joueront la finale de C4. J’ai d’ailleurs une pensée pour Hugo Ekitike. Son malheur fait le bonheur d’autres joueurs… Avec cette liste, 9 défenseurs, 5 milieux et 9 attaquants, on a des profils différents, comme Mateta, efficace avec nous et qui a des stats en club.»
Warren Zaïre-Emery : «Il peut être une troisième option en arrière droit avec ce qu’il a fait avec le PSG.»
Kylian Mbappé et sa récente interview : «Je ne juge pas les joueurs. Il y a une liberté d’expression. Ils savent qu’il y a des sujets sensibles. S’ils ne parlent pas, ils sont critiqués, et aussi quand ils parlent… Ce qui m’intéresse, c’est le footballeur, mais c’est un citoyen. Moi, je ne vous dirais rien, mais chacun a sa liberté. Cela amène ensuite à des débats… Il y a des reproches qu’il parle ou pas. Je ne les juge que sur ce qu’ils font sur le terrain. (…) L’important, c’est qu’il soit capitaine sur le terrain, dans le groupe.»
Théo Hernandez et la polémique de sa vidéo sur les réseaux sociaux : «La vidéo date de 2020… Je ne vais pas m’étendre là-dessus. On en avait parlé à l’époque. C’est sa vie privée. Il peut y avoir d’autres vidéos pour d’autres joueurs… Il est tranquille et pour moi, c’est bien loin.»
Ousmane Dembélé : «Il a dû digérer les pépins physiques. Il est là dans la ligne droite. C’est le Ballon d’or. Il aura un rôle important avec nous. Il y a une position de départ, c’est vrai. Il faut bien mettre une composition. Il a une liberté au PSG et en équipe de France».
Une liste de réserviste plus ou moins officielle… ou pas : «On avait la possibilité de prendre entre 35 et 55 présélectionnés. Ceux qui ne sont pas appelés doivent se tenir prêts par rapport à la deadline. Il y a encore des matchs à jouer. Jusqu’au 15 au soir, je peux changer.»
Moins d’équilibre au vu de la composition de la liste : «Au Mondial 2022 on jouait avec quatre joueurs offensifs. L’objectif est toujours le même. Il y a besoin d’équilibre. Je n’ai jamais renoncé à créer des problèmes à l’adversaire, lui faire mal et être efficace. Il faut être solide aussi. Le haut niveau demande aussi d’être solide. Quand on n’aura pas le ballon, même si je préfère qu’on l’ait plus, il faudra être solides.»
L’intelligence d’Ousmane et Michael leur permet de surprendre l’adversaire. Didier Deschamps
Didier DeschampsMichael Olise à droite ou dans l’axe : «Il y a une position de départ. Il y a eu l’alternance (avec Dembélé) contre le Brésil, qui permet d’être moins prévisible. L’intelligence d’Ousmane et Michael leur permet de surprendre l’adversaire. Ça demande de la coordination.»
Pourquoi une liste de 26 : «J’en avais pris 26 déjà en mars. Ça amène plus de sécurité mais aussi de complications dans la gestion. Ça demandera plus d’attention à moi et mon staff. Ils ne joueront pas tous mais veulent tous jouer. Il y a 16 équipes en plus à la Coupe du monde et de fortes températures. C’est quasi impossible de corriger ensuite.»
Corentin Tolisso : «Il fait une très bonne saison. Ce n’est pas parce qu’il est Lyonnais que je ne le prends pas… Je l’ai entendu parler. Il se projette. Il joue moins en double pivot que d’autres. On a cinq milieux qui sont indiscutables. S’il y en avait eu six, il y avait une possibilité de plus. Flo Thauvin sera aussi très déçu. Je le sais. Ce sont des joueurs qui ont eu un passé avec les Bleus. C’est important, l’expérience. Il y a un statut aussi. Que Coco soit très déçu, je le comprends. Il aurait mérité, comme d’autres, d’être là.»
Son avenir… et l’équipe d’Italie : «Je ne m’interdis rien. Je suis disponible. Je verrai cela après.»
Rien n’est au-dessus de la Coupe du monde
Didier DeschampsLe rôle des cadres : «C’est un amalgame. Il ne faut pas avoir de crispation. Olise un phénomène ? J’en ai par exemple parlé avec lui. Ils sont habitués et prêts à cela avec ce qu’ils vivent en club. Il ne faut pas que des débutants. C’est une question de maturité aussi plus que d’âge. Après, c’est la gestion des émotions. Il y a toujours une incertitude là-dessus. Dans le football, il y a de grandes compétitions de club mais rien n’est au-dessus de la Coupe du monde. Il faut des joueurs qui prennent la parole, des leaders expressifs ou expressifs sur le terrain.»
Eduardo Camavinga : «Sa saison, les blessures et la concurrence très forte. Cama fait partie de ces joueurs qui peuvent être déçus… Je ne mets pas en doute son potentiel. Il a le droit de m’en vouloir.»
Le Mexique : «Ça aurait été avec plaisir… Le seul petit inconvénient, c’est l’altitude (sourire). Il y aura beaucoup de passion au Mexique où le foot est important. Ils ont une bonne équipe. Le football, c’est leur vie et cela déchaîne les passions.»
Le plein de talents en attaquants : «Il y a un potentiel offensif certain. On a des options. Ce sera important de répartir le temps de jeu».
Les Bleus favoris : «On fait partie des favoris. Plus que l’Espagne, Portugal, Allemagne, Angleterre, Argentine, Maroc ? Il y a une attente. Mais avant de s’y voir, il y a déjà du costaud sur les trois premiers matchs. C’est de la faute des joueurs. Je ne le fuis pas. Mais dire qu’il est les meilleurs… Attention, le haut niveau est impitoyable.»
C’est une parenthèse, la plus enchantée possible. Didier Deschamps
DIdier DeschampsContexte géopolitique : «Le contexte géopolitique est lourd, pesant… Évoluera-t-il ? Les joueurs ne seront pas là pour y répondre mais ils peuvent avoir leur sensibilité, leurs idées. Le sport est là pour réunir, il a cette capacité à créer des émotions mais pas à résoudre les problèmes du quotidien. On aura besoin du soutien de tous les Français, ceux qui seront là-bas ou en France. C’est une parenthèse, la plus enchantée possible. Le contexte n’en reste pas moins anxiogène. Le sport, c’est le sport, on est dans notre bulle sans être sourd ni muet.»
Jean-Philippe Mateta : «C’est un profil d’avant-centre, efficace, deux buts en trois matchs avec nous. Bon jeu de tête et attaquant de surface, qui peut se déplacer même s’il n’ira pas près de la ligne de touche régulièrement. Un profil différent et une option qui peut être utile aussi.»
La chaleur et les matchs rapprochés : «Ça fait partie de la réflexion. Ça dépend de la récupération. On va essayer d’optimiser la récupération avec le staff médical. Beaucoup des joueurs se verront dans la peau d’un titulaire…»
Objectif au Mondial : «Le résultat, c’est le plus important, c’est le plus haut niveau, il y a une attente. Elle est loin la finale… On était en demies à l’Euro en 2024, avec des joueurs très diminués sur le plan offensif. On aurait pu faire mieux ou pire. L’objectif ? Demandez au président (Philippe Diallo). Mais je ne pense pas qu’il nous demandera de faire juste au mieux…»
Coupe du monde 2026 : la liste des 26 de Didier Deschamps
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