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Conduite en état d’ivresse dans le Morbihan : il conteste les faits et porte plainte contre la police

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Un jeune Lorientais a comparu au tribunal de Lorient (Morbihan) le 1er septembre pour conduite en état d’ivresse. À la barre, il a contesté certains faits relatés par la police.

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tribunal lorient illustration

Un Lorientais de 19 ans déjà condamné par le passé a comparu au tribunal de Lorient (Morbihan) pour conduite sous alcool. ©Bertrand PARENT

Par Morgane Macé Publié le 12 oct. 2026 à 6h00

Il reconnaît avoir conduit cette nuit-là alors qu’il était alcoolisé. En revanche, le prévenu conteste une partie des faits comme une course-poursuite avec la brigade anticriminalité (BAC) de la police, survenue dans la nuit du 11 avril 2026 à Hennebont (Morbihan). Quel est le délibéré du tribunal ?

Conduite en état d’ivresse à Hennebont

Le prévenu est un jeune Lorientais de 19 ans. Il lui est reproché d’avoir refusé de se soumettre aux vérifications permettant d’établir son état alcoolisé, dans la nuit du 11 avril 2026 à Hennebont et le même jour, d’avoir conduit en état d’ivresse manifeste et sans permis.

« Vous les avez cumulés », a déclaré la Présidente du tribunal d’entrée de jeu :

Vers 3 h du matin, la police qui était à la recherche de l’auteur de violences vous croise en voiture à toute vitesse et se dit que vous ressemblez à la personne recherchée. S’engage alors une course-poursuite assez longue puis le conducteur une fois arrêté explique avoir fui car il n’avait pas le permis.

Arrivé au commissariat, les policiers relatent qu’il a refusé la vérification avec l’éthylomètre ce qu’une fois entendu, le mis en cause contestera tout comme la course-poursuite et le refus d’obtempérer qui lui sont reprochés.

Contestation du prévenu

« Quel intérêt les forces de l’ordre auraient-elles à mentir là-dessus ? », a questionné la Présidente. « On était sur le parking », a-t-il maintenu pour expliquer qu’il ne s’était pas lancé dans une course-poursuite en se plaignant de violences de la part des policiers ;

Ils ont été exécrables avec moi. J’habite dans le quartier de Bois-Chateau qui est très tendu, et ils n’aiment pas les gens de là-bas.

« Eux sont assermentés et pas vous : c’est votre parole contre la leur ». Le mis en cause a reconnu qu’il se savait au moment des faits ne pas être en détention du permis et a reconnu avoir été en état d’ivresse.

Une plainte contre la BAC

L’accusé a cependant porté plainte contre la brigade anticriminalité (BAC) de Lorient :

J’ai fourni des preuves car j’avais encore le GPS durant la course-poursuite qu’ils relatent. Or, le véhicule n’a pas bougé et le voisin est d’accord pour témoigner sur cette scène. Pour la course-poursuite ils disent que la ruelle était étroite mais d’abord elle était grande et j’étais sur le parking.

Déjà condamné par le tribunal pour enfant, le mis en cause a déclaré suivre une formation de soudure à l’IUMM de Lorient qui vient de démarrer et avoir passé son permis entre-temps :

J’ai trouvé mon employeur aux forges d’Inzinzach Lochrist pour faire de la chaudronnerie puis me spécialiser en soudure. Je vis chez ma grand-mère avec mon père.

Réquisition et délibéré

Dans ses réquisitions, la procureure de la République a trouvé dommage « qu’il ne revienne pas à la raison sur le refus d’obtempérer. Le procès-verbal des policiers est clair et affirmatif précisant jusqu’où ils vont, soit sur 1 km4 après le début de la poursuite. J’ai du mal à comprendre votre argument selon lequel il n’y a pas eu de poursuite ».

Il y a un ensemble d’infractions caractérisées dans ce dossier, je demande la condamnation 240 heures de travail d’intérêt général à faire dans les 18 mois ainsi que 60 jours-amendes à 5 euros pour le refus d’obtempérer, soit 300 euros à régler avant les deux mois prochains.

Il a finalement été condamné à effectuer un travail d’intérêt général de 105 heures ce qui fait trois semaines sur 18 mois. Si d’aventure, il ne les faisait pas, il ira en prison.

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