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«C’était une horreur totale» : Philippe Risoli revient sur sa participation à «Fort Boyard»

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Philippe Risoli dans «Fort Boyard» sur France 2

Philippe Risoli dans «Fort Boyard» sur France 2 Laurent VU/ALP/France TV

ENTRETIEN - Samedi soir, l’ancien présentateur emblématique de 72 ans a relevé le défi du jeu présenté par Cyril Féraud sur France 2 pour la première fois. L’occasion de se confier sur sa prestation.

Grande première pour Philippe Risoli  ! Le présentateur emblématique des années 1990 a participé pour la première fois à «Fort Boyard», à l’âge de 72 ans. Un véritable défi que l’animateur a relevé haut la main. Dans l’épisode du jeu présenté par Cyril Féraud sur France 2, il a fallu à Philippe Risoli tout son courage pour surmonter les épreuves du fort, notamment engloutir une assiette entière d’asticots, marcher sur une poutre au-dessus du vide ou encore affronter rats, mouches et pigeons.

Le tout dans l’objectif de collecter un maximum d’argent pour l’association Les Bonnes fées . Dans sa tâche, Philippe Risoli était accompagné de deux Miss France : Camille Cerf, la chef d’équipe et Hinaupoko Devèze, la reine de beauté en titre. Mais pas seulement puisqu’il a aussi pu compter sur l’aide de l’humoriste Mahaut Drama et de la créatrice de contenus Baghera. Layla, candidate anonyme qui représentait les téléspectateurs, était aussi de la partie.

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TV MAGAZINE. - Pourquoi a-t-il fallu attendre si longtemps avant de vous voir participer à «Fort Boyard» ?
Philippe RISOLI. - D’abord parce qu’il faut être invité. Je n’avais jamais été invité, il faut le dire. Il y a eu toute une époque où ce n’était pas des gens connus qui participaient à l’émission, c’étaient des anonymes. Si j’ai dit «oui» cette fois, c’est parce que j’ai reçu un message très gentil, très sympa, me disant qu’on serait vraiment très touché si j’acceptais de participer. J’ai trouvé que l’invitation était extrêmement bien formulée, c’était la première chose. La deuxième chose, c’est qu’il s’agissait de «Fort Boyard» qui est une émission mythique quand même, que j’ai souvent regardée à la télévision. La troisième chose est que mon livre s’appelle Jamais trop tard (éd. L’Archipel). Et je me suis dit : «Il n’est jamais trop tard, finalement». J’y suis allé, je ne l’ai pas regretté. J’ai adoré l’expérience !

Est-ce que vous vous étiez préparé physiquement avant le tournage ?
Très honnêtement non et c’était une erreur. (Rires). Si je participais de nouveau à l’émission, je me remettrais en forme, c’est-à-dire que déjà, je perdrais un peu de poids. J’ai toujours fait beaucoup de sport et j’ai toujours été très mince. Je suis ceinture noire de karaté, j’en ai fait pendant plus de 20 ans. J’ai couru, j’ai fait de la salle pendant des années. Puis un jour est arrivé le Covid. J’ai commencé à prendre du poids. Maintenant, c’est difficile de faire un entraînement spécifique, parce que vous ne connaissez pas les épreuves avant d’y aller.

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Vous participiez pour l’association Les Bonnes Fées, en quoi cette cause vous touche-t-elle ?
J’ai passé six ans de ma vie à faire du théâtre. J’ai notamment joué avec Nathalie Marquay. J’ai souvent entendu parler de cette association parce que c’est quelque chose qui lui tient à cœur. Je trouve que c’est bien de rebooster, redonner le moral, redonner confiance, redonner une véritable féminité à des femmes qui ont été touchées par la maladie, le cancer du sein majoritairement, mais il n’y a pas que ça. Je pense que le moral est très important dans le processus de guérison.

Qu’avez-vous pensé des performances de vos coéquipières ?
Je suis tombé dans une équipe composée seulement de femmes. Je ne les connaissais pas. Ça faisait beaucoup de premières fois. J’ai découvert toutes ces jeunes femmes et je les ai toutes adorées, vraiment, dans des registres différents. Je les ai trouvées pétillantes, intelligentes. Je me suis très bien entendu avec tout le monde. J’espère que ça a été réciproque. Je donne quand même un point spécial à Baghera Jones. J’ai trouvé que cette jeune femme jouait très intelligemment. Elle m’a impressionné. Je vous l’assure, on va réentendre parler de cette jeune femme dans les médias.

Nous avons dû manger des petits asticots qui n’étaient même pas cuits.

Philippe Risoli

Avez-vous des phobies ?
Je ne suis pas très copain avec le vide. Et évidemment, la première épreuve qu’on me colle, c’est cette fameuse poutre. Je n’avais pas du tout prévu que ça se passerait à 25 mètres de haut. Quand on m’a équipé et que je me suis retrouvé sur le bord, ça m’a un peu fait perdre mon agilité naturelle. Très honnêtement, je n’étais pas à mon aise. Mais ce n’est pas grave, je l’ai fait et j’en suis très content.

Comment avez-vous vécu les épreuves avec les animaux, les “petites bêtes” ?
Je n’en menais pas large parce que j’ai horreur de ça. Pendant «La tête voyageuse», j’ai vu les pigeons et je me suis dit : «Ça, ça va». En revanche, quand vous êtes dedans, ça ne va pas du tout. Avec leurs ailes, ils vous donnent des coups dans la figure. Pour être très honnête, il y en a un qui m’a fait ses besoins sur la tête et je l’ai senti. Mais l’épreuve suivante avec les mouches, c’était une horreur totale. Après, j’ai eu droit à Willy Rovelli. Nous avons dû manger des petits asticots qui n’étaient même pas cuits. Rien que d’y penser, c’est abominable. Enfin, on a réussi, c’était le principal.

Quelle a été la pire épreuve ?
La plus dure a été la dernière épreuve. Le labo. Quand on la voit à la télévision, elle paraît d’une simplicité enfantine. Sauf que pas du tout, parce que vous êtes dans le noir complet, vous ne voyez strictement rien et que le fameux tuyau n’est pas si large que ça. Il a fallu tourner à 90 degrés à deux reprises. Et étant donné ma corpulence et le diamètre du tuyau, ça a été compliqué pour moi. Je me suis égratigné les coudes, je transpirais... Il faisait une chaleur là-dedans ! Heureusement que je ne suis pas claustrophobe. En plus, on vous met quelques petits rats, histoire d’agrémenter l’histoire. Sur cette épreuve, j’ai eu un peu de mal physiquement.

La télévision vous manque-t-elle au quotidien, ou au contraire appréciez-vous votre liberté actuelle ?
Ce n’est pas que je n’ai pas envie de refaire de la télé. Même le jour de ma mort, j’aurais toujours envie de faire de la télé parce que je fais partie d’une génération qui a été biberonnée à ça. Mais je suis devenu une sorte d’électron libre. Quand on m’appelle, je me dis : «Est-ce que j’ai envie de le faire ?», «Est-ce que je suis capable de le faire ?» Je vais là où le vent me pousse, finalement. Au quotidien, je ne peux pas vous dire que ça ne me manque pas, mais ce n’est pas pour ça que je suis malheureux. Je suis très heureux, je fais du théâtre, j’écris des bouquins... Je suis toujours en contact avec le monde de la télévision, et jusqu’à la fin, ça restera évidemment mon univers.

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