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L'explosion mortelle qui a eu lieu samedi soir à Aubervilliers a provoqué d'importants dégâts dans le quartier. De nombreux habitants partagent leur grande émotion.
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Par Glenn Gillet Publié le 6 sept. 2026 à 13h59
« C’était une vraie catastrophe. Heureusement, nous, on est en vie », lâche un habitant du 21 rue Paul Verlaine, à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), toujours très secoué. La maison de ses voisins du numéro 19 n’est plus qu’un tas de gravats, après avoir été soufflée par une explosion samedi 5 septembre vers 21h30. Un petit garçon de deux ans est mort et sept personnes ont été blessées par la déflagration, dont deux grièvement. Le choc est immense dans le quartier, qui borde la grande avenue Jean Jaurès.
« On sentait très fort le gaz »
De nombreux habitants du secteur étaient présents sur place ce dimanche pour constater les dégâts. Au-delà des morceaux de verre, de béton, de tuiles et de la poussière qui jonchent toujours le trottoir et la chaussée, plusieurs voitures portent les stigmates des débris qui ont volé à plusieurs dizaines de mètres à la ronde et même jusque dans des rues parallèles.
Tristan, 36 ans, habite avec sa femme et leur enfant dans la maison d’en face, au numéro 18. Lui n’était pas sur place au moment des fais, mais « cinq minutes avant l’explosion, ma femme était dans le jardin » situé côté rue, derrière une haie de thuyas qui a d’ailleurs permis de bloquer une partie des projections, explique-t-il.
Le trentenaire a enfin pu repasser chez lui après l’ordre d’évacuation donné samedi soir par les forces de l’ordre mobilisées sur place. Il confie qu’il ne connaissait pas bien ses voisins d’en face, mais qu’il s’agissait d’une « famille nombreuse » qui vivait sur place depuis plusieurs années. Selon nos informations, les parents et leurs enfants venaient de rentrer d’un séjour de quelques jours vers Bordeaux. L’un de ces enfants était la tante du petit garçon décédé.
Un autre voisin, habitant du numéro 38 de la rue et qui préfère ne pas donner son nom, était chez lui lorsqu’il a entendu l’explosion. « C’était un cauchemar, on sentait très fort le gaz. Sur le moment, on se demandait s’il fallait qu’on parte, qu’on reste… On ne savait pas », témoigne-t-il.
« Notre ville est en deuil », partage le maire
Ce dimanche à la mi-journée, les voisins mitoyens de la maison détruite ne pouvaient pas rentrer chez eux compte tenu des risques d’effondrement de leurs domiciles. Un centre d’accueil a par ailleurs été ouvert dans un local associatif situé rue Hélène Cochennec.
Samedi soir, dans un message publié sur Facebook dans lequel il annonçait la mort de l’enfant et détaillait le bilan humain du drame, le maire de la ville Sofienne Karroumi (DVG) partageait qu’il lui était « difficile de penser à autre chose qu’à cette petite étoile d’Aubervilliers qui nous a quittés. Notre ville est en deuil. Nos pensées vont à l’ensemble de sa famille et à ses proches ».
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