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CHRONIQUE - Malgré 74 milliards d’euros d’exonérations par an, le coût du travail reste trop élevé. L’enjeu n’est pas tant de revoir les circuits de financement que de maîtriser la dépense.
Cela fait partie des politiques publiques sur lesquelles on se retourne en se demandant comment, diable, on a pu en arriver là. À ce point où l’aberration saute aux yeux, mais où, c’est trop tard, le piège est constitué. La France est aujourd’hui l’un des pays de l’OCDE où la pression des prélèvements obligatoires (43,6 % du PIB en 2025) est la plus forte, et qui, en même temps, « rend » la somme astronomique de 74 milliards d’euros aux employeurs sous la forme d’exonérations de cotisations.
74 milliards d’euros, c’est plus que les deux plus gros postes du budget de l’État, l’Éducation nationale et la charge d’intérêts sur la dette (environ 64 milliards d’euros chacun). Le système est devenu fou.
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L’histoire de cette politique des allègements de charges s’est jouée en quatre temps. Cela a commencé sous les gouvernements d’Édouard Balladur en 1993 puis d’Alain Juppé en 1995, qui ont réduit les cotisations patronales au niveau du smic, pour stimuler l’emploi. La deuxième étape s’est produite…


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