Une nouvelle étude, réalisée par FEV Consulting, démontre que les véhicules flex-E85 compacts fonctionnant au Superéthanol-E85 ont, dès aujourd’hui pour les hybrides rechargeables et demain pour les autres motorisations grâce à l’E85+ sans pétrole, un bilan carbone aussi vertueux que celui des véhicules 100% électriques.

Le Progrès - Aujourd'hui à 17:00 | mis à jour aujourd'hui à 18:47 - Temps de lecture :

Le Superethanol E85 a encore de beaux jours devant lui... et son remplaçant encore plus ! Le Superethanol E85 a encore de beaux jours devant lui... et son remplaçant encore plus !

Tous les automobilistes ne pourront ou ne voudront pas rouler à l’électrique. Ainsi, l’étude réalisée par l’IFOP en janvier 2026 pour la Collective du Bioéthanol révèlait que près de 80 % de Français souhaiteraient faire l’acquisition d’un véhicule équipé d’un moteur thermique seul, hybride ou hybride rechargeable, alors que 10 % se tourneraient vers un véhicule 100% électrique. 

L’étude réalisée par FEV Consulting, a mesuré et comparé, en analyse de cycle de vie, par rapport à des voitures 100 % électriques, les émissions de gaz à effet de serre de 3 types de voitures compactes équipés de moteurs essence (segment C) à savoir des véhicules thermiques fonctionnant à l’essence fossile, des hybrides et hybrides rechargeables utilisant du Superéthanol-E85.

Du E85 sans essence fossile

Cette méthode prend en compte, via les dernières données de l’industrie, toutes les émissions des gaz à effet de serre dues à la fabrication et au recyclage des véhicules et des batteries, ainsi que celles des énergies utilisées (de la production à l’utilisation). L’étude distingue le mix électrique français du mix européen.

A partir de 2035, l’étude prévoit la substitution du Superéthanol-E85 actuel, qui contient en moyenne 75 % de bioéthanol et 25 % d’essence fossile par le futur E85+, un carburant liquide 100 % renouvelable destiné aux véhicules essence du grand public.

Dans le futur E85+, l’essence fossile est remplacée par une essence renouvelable, produite en même temps que les carburants pour aviation durables, ce qui en fait un carburant sans pétrole. 

En 2025, en France, le bilan atteint l’équivalent de 23,5 tonnes de CO2 pour les véhicules 100 % électriques et 25,2 tonnes de CO2 pour les véhicules hybrides rechargeables avec le Superéthanol-E85.

En 2025, en France, le bilan atteint l’équivalent de 23,5 tonnes de CO2 pour les véhicules 100 % électriques et 25,2 tonnes de CO2 pour les véhicules hybrides rechargeables avec le Superéthanol-E85.

Des résultats probants 

1) En 2025, les véhicules hybrides rechargeables roulant au Superéthanol-E85 et les véhicules 100 % électriques de catégorie C (berlines compactes) offrent les mêmes bénéfices pour le climat sur leur cycle de vie complet.

L’étude a en effet évalué les émissions de CO2 liées à la fabrication du véhicule, les émissions dues à la fabrication de la batterie et les émissions dues à l’énergie consommée par des véhicules ayant roulé 225 000 km.

Ainsi en France, le bilan atteint l’équivalent de 23,5 tonnes de CO2 pour les véhicules 100 % électriques et de 25,2 tonnes de CO2 pour les véhicules hybrides rechargeables avec le Superéthanol-E85, bien moins que les véhicules thermiques roulant à l’E10 (58,1 tonnes de CO2).

2) En 2035, toutes les solutions de motorisation fonctionnant à l’E85 + (thermique, hybride non rechargeable et hybride rechargeable) atteignent un bilan carbone comparable à celui du véhicule électrique, soit 3 à 4 fois moins que le véhicule thermique roulant à l’essence SP95-E10.

En 2035, toutes les solutions de motorisation fonctionnant à l’E85 + (thermique, hybride non rechargeable et hybride rechargeable) atteignent un bilan carbone comparable à celui du véhicule électrique.

En 2035, toutes les solutions de motorisation fonctionnant à l’E85 + (thermique, hybride non rechargeable et hybride rechargeable) atteignent un bilan carbone comparable à celui du véhicule électrique.

Aussi bien que l'électrique... et même mieux

Ainsi en France, grâce à l’E85 +, le bilan baisse à 18,6 tonnes pour les véhicules thermiques, à 17,4 tonnes pour l’hybride et à 15,9 tonnes de CO2 pour les véhicules hybride rechargeable, soit un peu moins que les 16,2 tonnes de CO2 du véhicule 100 % électrique comparable. Avec le mix électrique européen, au lieu du mix français plus décarboné, tous les véhicules roulant à l’E85+ passent devant l’électrique 100%. 

L’E85 + serait donc bien une solution efficace pour décarboner les véhicules équipés d’un moteur thermique, hybrides ou pas, qui seraient vendus neufs après 2035. 

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