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À l'approche des vacances d'été, vous souhaitez changer de voiture ? Cette période, particulièrement dynamique sur le marché de l'occasion, est aussi propice aux arnaques.
O.T. - Aujourd'hui à 17:00 - Temps de lecture :
Annonces trompeuses, vices cachés, documents falsifiés ou paiements frauduleux : les pièges sont nombreux. On fait le point
La voiture fantôme
C'est l'une des arnaques les plus répandues sur les sites de petites annonces. L'annonce est attractive, le prix très compétitif et le vendeur se montre disponible… à distance uniquement. Il explique souvent être à l'étranger et demande un acompte pour "réserver" le véhicule avant que quelqu'un d'autre ne le prenne. Une fois le virement effectué, le vendeur disparaît et la voiture n'a jamais existé.
Pour Guillaume Moriaucourt, co-fondateur de CapCar, le bon réflexe est de « ne jamais verser d'argent sans avoir vu physiquement le véhicule, rencontré le vendeur et vérifié son identité. Toute vente sérieuse se conclut en présentiel. Vérifier que la société existe bien ou se référer à des sites qui existent depuis un moment et ayant une réservation en ligne ».
Un prix anormalement bas
Un prix largement inférieur à la cote du marché doit immédiatement alerter. Derrière une apparente "bonne affaire" se cachent souvent des défauts mécaniques majeurs, un historique douteux ou une tentative de fraude plus grave.
Un vendeur trop pressé
Un vendeur qui insiste pour conclure dans la journée, multiplie les relances ou refuse certaines vérifications, joue délibérément sur l'urgence pour court-circuiter la vigilance de l'acheteur. Cette pression psychologique est l'un des outils les plus efficaces des arnaqueurs.
Un compteur trafiqué
Le "compteur retourné" reste une fraude courante et difficile à détecter à l'œil nu. En affichant un kilométrage artificiellement bas, le vendeur fait croire à une usure moindre et augmente la valeur perçue du véhicule, parfois de plusieurs milliers d'euros. N’hésitez pas à consulter le service gratuit HistoVec (histovec.interieur.gouv.fr ), qui permet d'accéder à l'historique officiel du véhicule à partir de la plaque d'immatriculation, dont les kilométrages relevés lors des précédents contrôles techniques.
Les vices cachés
Certains défauts graves (fissure de culasse, boîte de vitesses endommagée, châssis accidenté) sont volontairement dissimulés par des vendeurs peu scrupuleux. Ces problèmes peuvent n'apparaître qu'après plusieurs centaines de kilomètres, laissant l'acheteur sans recours pratique s'il a acheté à un particulier.
« Le bon réflexe est d’inspecter minutieusement le véhicule dans un endroit bien éclairé, effectuer un essai routier d'au moins 20 à 30 minutes sur différents types de routes, et faire appel à un expert automobile indépendant pour les achats importants » explique Guillaume Moriaucourt.
Le contrôle technique de complaisance
Un rapport de contrôle technique peut sembler conforme tout en masquant des défaillances critiques, si le document a été falsifié ou si le contrôleur s'est montré trop indulgent. Cette pratique met directement en danger la sécurité de l'acheteur sur la route.
Un rapport vierge sur un véhicule de plus de 10 ans avec un kilométrage élevé doit susciter la méfiance. En cas de doute, il est possible de demander une contre-visite auprès d'un centre agréé.
Le véhicule gagé ou pire... volé
Un véhicule gagé est un bien donné en garantie à un créancier — souvent un organisme de crédit — ce qui empêche légalement son immatriculation au nom du nouvel acquéreur. Un véhicule volé, lui, peut être saisi par les autorités à tout moment, sans aucune indemnisation pour l'acheteur de bonne foi. Dans les deux cas, l'acheteur perd son argent.
« Depuis 2017, le vendeur est légalement tenu de fournir un certificat de situation administrative (communément appelé "certificat de non-gage") au moment de la cession. Ce document est gratuit et téléchargeable sur le site de l'ANTS. Vérifier également que la carte grise est bien au nom du vendeur et que le numéro VIN correspond à celui gravé sur le véhicule » ajoute Guillaume Moriaucourt.
L'arnaque au paiement
Paiement par Western Union, mandat cash, virement vers un compte étranger, ou demande d'acompte à un particulier sans aucune garantie : ces méthodes sont régulièrement utilisées par les fraudeurs. Une fois l'argent transféré par ces canaux, les recours sont quasi inexistants.
Les réparations douteuses
Certains véhicules peuvent être réparés avec des pièces génériques non homologuées ou, pire, contrefaites. Ces interventions, souvent non tracées, compromettent la fiabilité du véhicule et peuvent invalider la prise en charge par l'assureur en cas d'accident. Une facture de pièce ne garantit pas que celle-ci est d'origine ni que la pose a été réalisée dans les règles.
« Privilégier les véhicules dont l'entretien a été réalisé en réseau constructeur ou chez un réparateur agréé, avec des factures détaillant les références des pièces posées ».


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