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Au cinéma, une nouvelle œuvre traite enfin la Seconde Guerre mondiale de manière moins manichéenne

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 l’âge de fer, d’Antonin Baudry (en salles le 3 juin). Fatherland, de Pawel Pawlikowski (présenté à Cannes). Moulin, de László Nemes (présenté à Cannes).

De gauche à droite : La Bataille de Gaulle : l’âge de fer, d’Antonin Baudry (en salles le 3 juin). Fatherland, de Pawel Pawlikowski (présenté à Cannes). Moulin, de László Nemes (présenté à Cannes). sdp

ANALYSE - En ce moment dans les salles, comme au Festival de Cannes, qui s’est achevé ce week-end, plusieurs films ont pour cadre dramatique la Seconde Guerre mondiale, enfin traitée de manière moins manichéenne, plus complexe, plus nuancée, plus réaliste.

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La grande Histoire est faite par des héros et des salauds, mais aussi par des demi-héros et des demi-salauds, et par des héros malgré eux et des salauds malgré eux. Bref, des hommes. Surtout lorsqu’ils sont en guerre. Cette évidence, le cinéaste Xavier Giannoli en a fait l’éblouissante démonstration dans Les Rayons et les Ombres , qui a attiré près d’un million de spectateurs. Il a fait des émules.

Au Festival de Cannes, qui s’est achevé ce samedi, pas moins de cinq films présentés creusaient les plaies et les mémoires de la Seconde Guerre mondiale. Fait singulier, les deux longs-métrages dont on pouvait imaginer qu’ils relèveraient de l’hagiographie ne versent pas du tout dans l’héroïsation. Au contraire, presque. Moulin, du Hongrois László Nemes, suit les derniers jours de l’ancien préfet avant son arrestation, puis ses interrogatoires et sa détention supervisés par Klaus Barbie. Tout en mesure et en retenue melvilliennes, Gilles Lellouche incarne « Max » avec une justesse parfaite&nbsp…

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Le Figaro

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