Il y a de l’espoir. Le Conseil fédéral aura peut-être retenu quelque chose de la débâcle dans l’acquisition des avions de combat F-35. Lorsqu’il s’agira de poursuivre les évaluations des systèmes supplémentaires de défense sol-air, on ne tiendra pas seulement compte des caractéristiques techniques et militaires, mais aussi «des aspects relevant de la politique étrangère et de la politique économique». Le Conseil fédéral veut se ménager une marge d’appréciation politique. Eviter de se laisser imposer le choix du système de défense aérienne uniquement par des comparaisons d’efficacité militaire et de coûts, comme cela fut le cas pour le F-35 de Lockheed Martin.
On le sait, en raison du retard considérable annoncé pour la livraison des missiles de défense américains Patriot, le gouvernement avait annoncé en début d’année vouloir acquérir un deuxième équipement de défense antiaérienne de longue portée, de préférence européen. Pas question pour Berne de rester à découvert face à la détérioration de la situation géopolitique.


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