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L’un des deux agents de l’ambassade de France à Téhéran interpellés dimanche a été « molesté », « brutalisé » et « frappé », a dénoncé le ministre des affaires étrangères, Jean-Noël Barrot. Alors que les diplomates sont rentrés à Paris, mercredi, les autorités françaises redoutent que la République islamique renoue avec la pratique des prises d’otage.

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Le ministre des affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, à l’Elysée, à Paris, le 22 juillet 2026. Le ministre des affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, à l’Elysée, à Paris, le 22 juillet 2026.

Sous le choc, les deux diplomates sont rentrés précipitamment à Paris, mercredi 22 juillet. L’un d’eux porte encore, sur son front entaillé, les traces de son agression par les agents des services secrets iraniens. A Téhéran, quatre jours plus tôt, ces deux membres du personnel de l’ambassade de France en Iran avaient subi, quatre heures durant, un interrogatoire – émaillé de passage à tabac pour l’un d’eux –, visant à leur extorquer des informations, peut-être des aveux, dans une mise en scène digne d’un mauvais film d’espionnage.

« Une action grave » et « préméditée », s’est offusqué le ministre des affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, interrogé sur France Inter, jeudi 23 juillet, parlant d’un agent français « molesté », « brutalisé » et « frappé ». Le chef de la diplomatie a prévenu que cet « acte d’intimidation » ne « pourra[it] rester sans conséquences », sans toutefois détailler, à ce stade, les mesures de rétorsions envisagées après la convocation du chargé d’affaires iranien, mardi, à Paris.

L’incident s’est déroulé dans la soirée du dimanche 19 juillet. Les deux diplomates ont été interpellés « dans un lieu privé », lors d’un rendez-vous à Téhéran, a précisé M. Barrot. Aux dires de Mohammad Tanhayi, directeur du département chargé de l’Europe occidentale au ministère des affaires étrangères iranien, les Français tenaient « une réunion avec plusieurs personnes poursuivies dans des affaires liées à la sécurité nationale ».

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