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L’amende de 890 millions d’euros sanctionne notamment les pratiques du moteur de recherche grâce auxquelles le groupe américain met systématiquement en avant ses propres services, au détriment de ses concurrents.
Donald Trump a menacé, vendredi 24 juillet, d’imposer de nouveaux droits de douane à l’Union européenne (UE) et d’ouvrir une enquête commerciale concernant les amendes infligées aux géants de la tech américaine, dont la dernière en date, à hauteur de 890 millions d’euros, a visé Google jeudi.
« L’Union européenne va payer un très lourd prix pour ce comportement illégal et hautement immoral, contre lequel je l’ai constamment mise en garde », a déclaré le président américain sur sa plateforme, Truth Social. « Les Etats-Unis ne sont pas une VACHE À LAIT pour l’Europe », a-t-il écrit.
« Nous allons lancer immédiatement une enquête au titre de l’article 301 » de la loi sur le commerce extérieur des Etats-Unis sur ces « pratiques consistant à DÉPOUILLER les entreprises américaines », a ajouté Donald Trump, qui a indiqué qu’il pourrait imposer des « DROITS DE DOUANE substantiels » à l’UE.
Une sanction au titre du DMA
L’article 301 de la loi sur le commerce de 1974 autorise le gouvernement américain à enquêter sur les pratiques étrangères qu’il juge discriminatoires et à riposter en imposant, notamment, des surtaxes commerciales.
Bruxelles a infligé à Google, jeudi, un total de 890 millions d’euros d’amendes, pour des atteintes à la concurrence dans la recherche en ligne et au sein du magasin d’application Google Play, au titre du Digital Markets Act (DMA), qui cherche à assurer une concurrence équitable sur les marchés.
Ce montant global représente la sanction la plus élevée prononcée par Bruxelles contre une entreprise au titre de ce règlement européen sur les marchés numériques. Les responsables de l’UE ont souligné à plusieurs reprises que leur cadre réglementaire numérique ne visait pas directement les entreprises américaines.
La déclaration de Donald Trump s’inscrit dans la continuité de celle, la veille, du représentant de la Maison Blanche au commerce, Jamieson Greer. « L’UE affirme régulièrement qu’elle cherche de la stabilité et de la prédictibilité dans nos relations commerciales, mais ce type d’action crée une incertitude majeure pour les exportations américaines de biens et de services », avait-il averti, voyant dans cette amende un « véritable risque pour le maintien de la stabilité transatlantique ».
Le Monde avec AFP


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