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Les ministres des affaires étrangères européens valideront, lundi 12 octobre, de nouvelles mesures de restrictions contre le complexe militaro-industriel russe.

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Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, et la cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, lors d’une conférence de presse, à Kiev (Ukraine), le 13 octobre 2025. Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, et la cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, lors d’une conférence de presse, à Kiev (Ukraine), le 13 octobre 2025.

Alors que les Etats-Unis de Donald Trump allègent les sanctions sur les produits pétroliers russes, l’Europe n’entend pas flancher. Lundi 12 octobre, les ministres des affaires étrangères de l’Union vont officiellement ajouter quelque 1 600 personnes et entités russes à leur régime de restrictions, qui compte déjà plus de 2 600 noms.

« Nous allons adopter un énorme paquet de sanctions ciblant spécifiquement le complexe militaro-industriel, afin que [les Russes] ne puissent plus assembler ces roquettes et ces drones, qui tuent des gens en Ukraine, confie au Monde Kaja Kallas, la cheffe de la diplomatie européenne. Il s’agit du plus grand nombre d’inscriptions sur la liste des sanctions à ce jour. »

Dans le détail, quelque 1 569 noms – 743 personnalités et 826 entreprises qui fournissent l’armée russe – sont visés. Leurs avoirs en Europe seront gelés, tandis qu’ils ne pourront plus s’y rendre et que les entreprises ou citoyens de l’Union européenne (UE) ne pourront plus les financer. « Si ces sociétés ne travaillent pas avec l’Europe, ce placement sur ces listes nous sert surtout à influencer nos partenaires, notamment en Asie, qui n’aiment pas commercer avec des organisations sanctionnées », décrypte un diplomate européen.

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