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LA BATAILLE DES IDÉES - Pas plus que celle de Trump hier, la défaite d’Orbán ne signifie la fin du mouvement populiste. Il ne faut pas confondre un revers électoral avec une disparition politique.
Viktor Orbán a reconnu sa défaite avant même l’achèvement du dépouillement des bulletins de vote, ajoutant avoir félicité son opposant Péter Magyar. Preuve, s’il en fallait une, qu’il n’est pas le dictateur que ses adversaires et que la plupart des observateurs voulaient nous faire croire. Il aurait été paradoxal que le dirigeant hongrois, qui a fondé toute sa politique sur le principe de souveraineté, ne s’incline pas devant le verdict des urnes. En vérité, sa démocratie illibérale n’était pas moins démocratique que le « progressisme autoritaire », que certains à Bruxelles voudraient imposer au mépris du fait majoritaire.
Pour autant, la défaite d’Orbán est nette et incontestable. Après seize ans et quatre mandats consécutifs à la tête de la Hongrie, le chef de file du Fidesz a été victime de l’usure du pouvoir. Il a aussi payé les scandales de corruption qui ont éclaboussé son entourage. Et ses mauvais résultats économiques en partie engendrés par le gel par Bruxelles de 18 milliards…


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