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La police de Calgary a lancé un projet pilote permettant de déployer des drones télécommandés sur les lieux d’intervention avant l’arrivée des premiers répondants afin de déterminer le type de soutien requis.
Pendant trois mois, deux drones pilotés par des policiers interviendront pour répondre à certains appels dans le nord-est et le sud-est de la ville.
De nombreux services de police à travers l'Amérique du Nord utilisent déjà ce modèle et ont obtenu des résultats prometteurs, a déclaré la surintendante Jodi Gach.
L’objectif est d’identifier les risques, déterminer les ressources qui pourraient être nécessaires et aider les équipes d'intervention à prendre des décisions éclairées, a-t-elle expliqué.
La police de Calgary utilise déjà des drones, mais ils sont déployés par les agents une fois sur place. C’est le cas par exemple pour les accidents de la route, la recherche de personnes portées disparues ou la surveillance de grands événements publics.
Avec le nouveau programme, les drones seront déployés en amont pour fournir des informations aux agents qui se rendent sur les lieux.
C’est aux pilotes, qui surveillent les appels entrants, qu’il revient de déterminer quand un drone doit être déployé.
Les drones opèrent dans un rayon d’environ 4 kilomètres autour de leur base et peuvent intervenir sur les appels situés dans ce périmètre en environ 90 secondes à compter de la réception de l’appel, a déclaré le sergent-chef Ryan Nolan. L’autonomie des drones est d’environ 20 minutes, a-t-il précisé.
Une initiative en place à Red Deer
La police de Red Deer mène un programme équivalent depuis le 18 juin.
Il arrive souvent que l’appel que l’on reçoit ne corresponde pas à la situation à laquelle nos agents doivent faire face sur le terrain, indique la Sandra Geiger, agente d’information pour la Gendarmerie royale du Canada (GRC) à Red Deer. Avec les drones, nos pilotes peuvent fournir des informations en temps réel.
Ce sont nos yeux dans le ciel
Elle indique que le programme a reçu un accueil positif dans la communauté jusqu’à présent.
Pas un outil de surveillance
Nous ne considérons pas [cette utilisation] comme une de surveillance de masse, souligne Jodi Gach de la police de Calgary, ajoutant qu’elle ne diffère pas des interventions menées à l’aide d’autres moyens aériens. Rien n’est enregistré, nous ne surveillons pas les lieux pendant le trajet vers les lieux d’intervention.
La police municipale précise également que les drones n'utilisent pas la technologie de reconnaissance faciale et qu'ils ne sont pas équipés pour lire automatiquement les plaques d'immatriculation.
Si les résultats obtenus à Calgary sont similaires à ceux observés ailleurs, nous espérons pouvoir étendre le déploiement à l’ensemble de la ville , a indiqué la surintendante Jodi Gach.
D’après un texte de Bradley van Paridon (nouvelle fenêtre)


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