Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

1 km², une gare, un cimetière et un centre commercial : dans l’Aisne, une ville achevée en 2012 n’est habitée que par des gens qui ne restent jamais

8 hour_ago 73

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

Une gare, un cimetière, un centre commercial, un lieu de culte : Jeoffrécourt, dans l’Aisne, coche toutes les cases d’une ville, sur 1 km² à peine. Le ministère des Armées lui attribue une capacité de 5 000 habitants, mais elle n’en abrite aucun, car elle a été construite de 2008 à 2012 pour l’entraînement au combat urbain. Ses seuls occupants sont des militaires en formation, qui repartent une fois l’exercice terminé.

5 000 places prévues, et pas un seul résident à l’année.

À retenir

  • Jeoffrécourt couvre 1 km² dans l’Aisne et compte une gare, un cimetière et un centre commercial.
  • Le ministère des Armées lui attribue une capacité de 5 000 habitants, mais aucun ne s’y installe à l’année.
  • Un hameau cité en 1141 a été évacué en 1908 pour créer un champ de tir.

Sommaire

  1. Une ville de 1 km² dessinée comme une vraie
  2. Un hameau cité en 1141, effacé en 1908
  3. Un centre d’entraînement né en 2004
  4. Un objet public vide par construction

Une ville de 1 km² dessinée comme une vraie

Le plan n’a rien d’un décor de carton posé au hasard. Le ministère des Armées décrit deux zones résidentielles, un centre-ville, une zone moderne et une zone industrielle. Wikipédia détaille le contenu : zone pavillonnaire, immeubles, centre commercial, gare, cimetière, lieu de culte, ainsi qu’un bidonville. Un cours d’eau complète le tableau, enjambé par 3 ponts, ce qui fait beaucoup d’ouvrages d’art pour une ville où personne ne rentre chez soi le soir.

Le choix de cet inventaire s’explique par l’usage. Un soldat envoyé dans un quartier de villas n’affronte pas les mêmes contraintes que dans une tour, une gare ou un cimetière, et c’est cette variété que l’armée de Terre a voulu reproduire à taille réelle. Le centre est conçu pour l’entraînement à la guérilla urbaine, pas pour la parade.

Côté échelle, 1 km² représente 100 hectares. Le camp militaire qui l’entoure couvre 6 000 ha : la ville de combat n’en occupe donc qu’un soixantième. Pour une agglomération censée loger 5 000 personnes, cela donne une densité de 5 000 habitants au kilomètre carré, celle d’un vrai bourg serré.

Un hameau cité en 1141, effacé en 1908

Le nom, lui, n’a rien d’inventé. Un document de 1141 évoque « la cour de Geoffroi », environ 150 ha donnés à une abbaye. Pendant des siècles, Jeoffrécourt reste un hameau, un groupe de fermes, jusqu’à la fin du XIXe siècle.

Puis l’armée arrive. Un décret du 29 août 1895 lance les premières expropriations, destinées à créer un champ de tir. Des propriétaires contestent et gagnent en cassation le 23 mai 1898, mais l’évacuation complète n’en est pas moins fixée au 1er septembre 1908. Trois ans plus tard, en août 1911, l’artillerie tire pour la première fois sur les bâtiments.

La ferme a été démolie pendant la guerre de 1914-1918.

Dix ans séparent la victoire en cassation de l’évacuation : les propriétaires ont eu raison en droit, sans que cela sauve les fermes. Et la boucle se referme avec une symétrie curieuse. Un siècle après l’évacuation de 1908, les chantiers de 2008 commencent sur ce même territoire militaire, et la ville reprend le nom du hameau disparu.

Un centre d’entraînement né en 2004

Le calendrier officiel s’étale sur près d’une décennie. L’armée de Terre crée en 2004 le Centre d’entraînement aux actions en zone urbaine, qui ouvre en septembre 2006. La ville de combat de Jeoffrécourt vient ensuite, de 2008 à 2012, comme une pièce maîtresse ajoutée à un dispositif déjà en service.

Le centre compte plus de 400 militaires et civils. Sa facture initiale a été estimée à 80 M€ pour les travaux, selon un chiffre de 2015, et ce montant porte sur l’ensemble du centre d’entraînement, pas sur la seule ville. Impossible, avec ce chiffre, d’isoler le prix de Jeoffrécourt seule.

La presse a très vite remarqué l’objet. Franceinfo, le 13 avril 2013, parlait d’une « ville factice créée de toutes pièces par l’armée ». Le photographe Guillaume Greff lui a consacré un ouvrage, Dead Cities, édité en 2013 : l’image d’une ville sans habitants, faite pour les caméras autant que pour les chars.

Un objet public vide par construction

Parler de gaspillage serait un contresens. Personne ne reproche à un stade d’être vide la semaine, ni à un champ de tir de n’abriter aucun riverain : ces équipements existent pour être occupés par intermittence. Jeoffrécourt appartient à cette famille, avec une particularité, celle de ressembler à s’y méprendre à un lieu de vie.

Son vide est donc un cahier des charges, pas un échec de peuplement. La gare ne sert pas à partir, le centre commercial ne sert pas à acheter, le cimetière ne sert pas à enterrer : chaque élément sert à rendre l’exercice plausible. Une ville vraiment habitée serait, pour cet usage, inutilisable.

Reste la question du nombre de bâtiments. La presse évoquait en 2016 « une centaine » de constructions, un chiffre qu’aucune source officielle consultée ne confirme, et qui doit donc rester au conditionnel.

Dernier détail, tiré de l’histoire plus que de l’urbanisme : la donation de 1141 portait sur environ 150 ha, soit une fois et demie la surface de la ville de combat actuelle, qui en compte 100. Le hameau d’origine était plus vaste que sa copie militaire de 2012, et il comptait, lui, de vrais habitants.

Sources : france3-regions.franceinfo.fr | en.wikipedia.org

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway